chanter ?

une question de
 Survie

© Francine Larose * Tous droits réservés 

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L'amour nous viendra de partout

Je réalise ...

Fais-moi pleurer

Tu fais suer mon corps

Une bouteille à la mer

Le magicien fou

C'pas supposé faire encore mal

Cœur de pomme

Melancholia

Vie de banlieue

Une heure sa tendresse

DÉSERTEUR

Il me pousse des ailes

Comme quand ...

Besoin de toi

Reviens-moi

Mon tango le plus beau

Raconte-moi l'hiver

Comment rester debout

Je pense encore à toi

Je t'aimerai encore

Hantise

Venue au monde

Marie Cathédrale

Je fais comme si ...  

Les notes du piano

Parfois la vie ...

Je t'aime trop

 

Mon dernier mot

Dernier jour de vie

Trop tard...

Après ...

Dans mes rêves

La Quête

Y'a pas que les bombes qui tuent

Rien n'apaise cette douleur

Où est passé notre humanité ?

Tenir debout

Comment je suis devenue triste

J'aurais préféré vous aimer

Au nom de cet Amour

Triste conquête

G...

INNAMORATA

Étreinte amoureuse

Parce que je suis humaine

 Pourquoi je suis pas née plante

 Question de vie

 La crise

 Quand j’aurai touché l’fond

 Je t’aime tant

 Pur sentimental

 Ta plus belle histoire

 Peut-être

 Parlez-moi

 J’entends la mer

 L’Indien et l’Homme blanc

 Bon voyage, oie sauvage

 

 

 

 

L'amour nous viendra

de partout

 

Quand je sortirai de l’ombre

Pour quitter les matins sombres

Une lueur dans ses yeux déjà bleus

Quand se déploieront mes ailes

Je serai aussi belle qu’elle

Une lumière au cœur de mes aveux

 

Et l’amour nous viendra de partout (bis)

Je n’en voudrai à personne de vivre à genoux

L’amour nous viendra de partout

 

Quand la pluie aura lavé

Toutes les souillures du passé

Qu’apparaîtra dans le ciel un arc-en-ciel

Qu’une peine immaculée

Aura permis de rêver

À un Ange devenu essentiel

 

Et l’amour nous viendra de partout (bis)

Je n’en voudrai à personne de crier au loup

L’amour nous viendra de partout

 

Et la nuit sous un rayon de lune

Deux cœurs en train de s’aimer

Sur le sable chaud des dunes

Deux corps enlacés

C’est l’Amour qui vient nous éclabousser

 

Quand l’histoire aura fermé

Les portes de la destinée

Que la musique sera douce à mes oreilles

J’apprendrai de nos aînés qu’une vie n’est pas assez

Pour préparer une veille de merveilles

 

Et l’amour nous viendra de partout (bis)

Je n’en voudrai à personne de ne pas tenir le coup

L’amour nous viendra de partout

 

L’amour nous viendra de partout (bis)

Je n’en voudrai à personne de ne pas tendre la joue

L’amour nous viendra de partout

 

 

DÉCEMBRE 2017

 

 

JE  RÉALISE ...

 

 

Je réalise que ce n’est pas ton absence

Qui fait si mal, mais l’absence tout court

Le vide qu’engendre le silence

Le trou dans un cœur sans amour

Je réalise aussi que la vie n’a de sens

Que si je m’y investis en retour

En créant mon bout de chance

Pour accomplir ma mission de parcours

 

Heureuse de retrouver ma solitude

Ou serait-ce de quitter cette douleur

Qui m’inspire tant de sollicitude

Envers l’indicible douceur

J’arrive à peine à contenir ma joie

Que cette lame me cherche grisaille

Et blesse au plus profond ma voix

Comme une chair qu’on entaille

 

*Je réalise qu’on ne peut changer le passé

Encore moins ignorer le présent

J’ai occulté  toutes ces années

Les plus belles vagues de l’océan

Je réalise pour avoir mordu la poussière

Bien plus souvent qu’à mon tour

Qu’on ne peut revenir en arrière

Pour aimer, pour aimer d’un meilleur amour (Je réalise)

 

Heureuse de me réfugier dans l’ivresse

Ou de quitter l’antre de ce désespoir

Qui fragilise cette immuable forteresse

Aux allures de lune noire

Je me retrouve devant ces deux choix

Mourir de retenir mes larmes bleues

Sur fond d’ombre et désarroi

Ou vivre le silence dans les creux

 

Je réalise après la peur et les tourments

Que l’autre n’est pas l’ennemi

Que ça demande un peu de temps

Pour jouir des cadeaux de la vie

Je réalise que pour garder son cœur d’enfant

Il faut de l’ouverture d’esprit

Comme à l’église, rien sous les bancs

Les pièges sont en dedans mon amie *

 

MAI 2017

 

 

FAIS-MOI PLEURER

 

 

Les esprits s’échauffent, Et les cœurs s’enflamment

Les mains se cherchent, Les regards se croisent

Pour effacer l’ardoise … Fais-moi pleurer

Du lever à la nuit, S’amenuise la bonté

Les poitrines se soulèvent, Et les voix s’élèvent

Je suis Maître et Élève … Fais-moi pleurer

 

En toute conscience, lucidité, liberté

En toute connaissance de cause

Pour que ça donne quelque chose … Fais-moi pleurer

 

Les têtes s’inclinent, Et les genoux plient

Les dos sont voûtés, les ventres creusés

Ce n’est pas par la faim … Fais-moi pleurer

Miser sur la vertu, Les yeux dans l’eau de pluie

Les jambes tremblent, et les mains aussi

C’est pour tuer la Vie … Fais-moi pleurer

 

En toute conscience, lucidité, liberté

En toute connaissance de cause

Pour que ça donne quelque chose … Fais-moi pleurer

 

À la tête du Pays s’activent les égos

On s’est bien vengé de nos maladresses

Tout fut gâché pour si peu de tendresse

Pour toucher l’infini, pas besoin d’être un héros

 

La pensée s’arrête de tourner en rond

Le cœur de vibrer sur une émotion

Pour parler simplement, intelligemment

Quand vas-tu cesser de me rentrer dedans

 

En toute conscience, lucidité, liberté

En toute connaissance de cause

Pour que ça donne quelque chose … Fais-moi pleurer

 

MARS 2017

 

 

 

TU  FAIS  SUER  MON  CORPS

 

 

L’amour n’espérait plus rien avant toi

Plus rien, ni personne, privée de lumière

Dans une chambre sanctuaire

Je n’étais qu’une ombre sur terre

Une once d’amour au bout des doigts

Cheveux en bataille, seins à découvert

Dans une chambre sanctuaire

Tu murmures « François », mais ça, c’était hier

 

Tu fais suer mon corps, encore et encore

Mon cœur bat en accord, Tu fais suer mon corps

En dedans, en dehors, entre la vie et la mort

La nuit réveille la louve en moi, et toi tu t’endors, tu t’endors

 

À goûter la sève de tous les désarrois

L’eau de vie cette fois te fera dernière

Dans une chambre sanctuaire

Pleurer de joie, tes rires dans ma chair

Une once d’amour au toucher de soie

Couchée sur le flanc, charme à découvert

Dans une chambre mortuaire

Je murmure « te voilà », blessure à ciel ouvert

 

Laisse monter une fois encore

Cette vague de sensation

Dans cette chambre sans décor

À faire vibrer l’âme et ses démons

Laisse, laisse passer le temps

Pour bien savoir ce qu’il en est

Dans cette chambre aux tourments

Qui aime qui … où est-ce que j’en étais ?

 

Juillet/août 2016

 

 

 

UNE BOUTEILLE À LA MER

 

 

Une étoile dans la nuit, Une rose aux frontières

Un éclat de lumière, Dans les yeux d’une amie

Plus d’amour infini, Pour moins de triste guerre

Une bouteille à la mer, Pour insuffler la vie

Une bouteille à la mer, Pour peu s’en émouvoir

De l’Ange d’un soir, En fermant les paupières

Un chagrin dérisoire, Pour une vie d’enfer

Une bouteille à la mer, Pour redonner espoir

 

Tu vois mieux les étoiles, Les deux pieds sur terre

Qui n’a pas partagé, Ne subsistera pas

À deux, hisser la voile, Traverser le désert

Libérer le passé, Par le même combat

Tout pleurer dans le noir, À gonfler les rivières

Rien n’est jamais bien clair, Si tu ne veux pas voir

Le fil de ton histoire, L’ampleur de ta colère

Une bouteille à la mer, Ravive les mémoires

 

Le doute est partout, L’apparence fragile

Rien n’est plus difficile, Que d’aimer jusqu’au bout

Chercher la vérité, Ailleurs qu’en soi-même

Dans ce corps trop blessé, Privé de « Je t’aime »

Tout semble entremêlé, La raison et le cœur

En un secret bonheur, Choisir sa destinée

Ce mal qui fait du bien, Quand l’étau se resserre

Une bouteille à la mer, Dans un nouveau matin

 

Tu as quelques secondes … Pour donner au suivant

Tes perles d’océan blondes, Comme quand la vie en dépend

Pour faire un meilleur monde … À laisser aux enfants

Une bouteille à la mer … Et faire mentir l’Univers

 

Juillet 2016

 

 

 

LE  MAGICIEN  FOU

 

 

Quand il parle, c’est pour dire, N’importe quoi avec le sourire

Jamais il n’est sérieux, Mais quelle tristesse dans les yeux

Tout ce qu’il touche est illusion, La maison, le camion rouge

La tondeuse à gazon, Et il tire sur tout ce qui bouge

 

Il joue avec les cœurs, Comme l’enfant joue dans la boue

Il s’en fout, il est ailleurs, C’est le magicien fou (bis)

 

Quand il s’agit d’amour, Il n’en pleure jamais

Tu n’as qu’à effleurer le sujet, Le magicien fait son tour

Ne dis surtout pas qu’il te plait, Aussitôt dit, aussitôt parti

Comme un bolide, loin de son vide, Le magicien disparaît

 

Tout lui semble dérisoire, La pleine lune d’un soir

La vie se languissant de lui, C’est trop, déjà il s’enfuit

Il est nulle part et dans les rues, Déguisé pour épater

Et en mettre plein la vue, À tous ceux qui voudraient l’aimer

 

Je l’ai aperçu dans un rêve, À la frontière du réel

Pour faire une histoire brève

J’ai joué avec lui, j’ai joué avec elle

 

Août 2016

 

 

C'PAS  SUPPOSÉ

FAIRE  ENCORE  MAL

 

 

Après avoir pleuré en silence, Après toutes ces années d’absence

De m’convaincre que ça m’est égal, C’pas supposé faire encore mal

Après m’avoir fait une raison, Avoir écrit 200 chansons

M’en t’nir au quotidien banal, C’pas supposé faire encore mal

 Après des jours d’incertitude, Avoir embrassé la solitude

Plus de pensées « feu de Bengale »

Après les blessures de la terre, Cette descente aux enfers

Quand sourire te semble vital, C’pas supposé faire encore mal

  

Pour arrêter l’hémorragie d’une splendeur dans ma vie

J’ai beaucoup fait pour oublier, j’ai changé de quartier

J’aurais voulu en avoir plus, j’trouve pas ça juste

Dis-moi, dis-moi c’que ça prend … pour TE mériter

  

Après la rage et la colère, Après les tatous dans la chair

Tous les espoirs en cavale, C’pas supposé faire encore mal

Après des années de survie, Dans la blancheur de mes nuits

À noircir les pages d’un journal, C’pas supposé faire encore mal

Après un passé paralyse, Un autre épisode de crise

Quand tout redevient normal

Après les larmes et les peurs, Depuis l’ouverture du cœur

Un dernier geste amical, C’pas supposé faire encore mal

 

Après désespoir et détresse, Avec le manque de sagesse

Pour éviter l'issue fatale, C'pas supposé faire encore mal

Après l'essence de la vie, Au pied du mur de la folie

Se souvenir du principal, C'pas supposé faire encore mal

Avec un peu de chance, De tendresse, et de clémence

Viendront les aurores boréales, C'pas supposé faire encore mal 

 

Août 2016

 

 

 

CŒUR DE POMME

 

 

J’ai cœur de pomme dans ma poche

Cœur de pierre sous mes galoches

Je traîne au fond de ma sacoche

Cœur poids lourd comme une roche

Pour avoir droit à la tendresse

Coloré mes yeux de tristesse

 

Je me suis fait surprendre, Dans l’antre du tendre

Mes pleurs ont inondé la chambre, De janvier à septembre

 

Le temps n’est plus aux reproches

Pour éviter les anicroches

J’ai une chanson dans ma caboche

À faire sonner toutes les cloches

Revenant d’labourer la terre

Tout a changé au contact de la guerre

 

Je me suis fait surprendre, Dans l’antre du tendre

Mes pleurs ont inondé la chambre, De janvier à novembre

 

Si ton sourire était soleil

T’appartenir serait merveille

Tous les rêves n’ont pas d’avenir

Ni les humains, le sens du vivre

Un soir s’est tuée la Bravoure

Pour protéger ce qui reste d’Amour

 

Je me suis fait surprendre, Dans l’antre du tendre

Mes pleurs ont inondé la chambre, De janvier à décembre

 

Juillet 2016

 

 

 

MELANCHOLIA

 

 

Ah comme ses yeux ont pleuré

Mon cœur est océan de larmes

À la dérive (et) mon âme s’arme

De cette douleur que j’ai, que j’ai

Et sombrent à la nuit tombée

Tous mes rêves qui tant s'acharnent

À toute heure de sonner l'alarme

Une fois encore la mort a tué

 

 Melancholia – Melancholia

Melancholia - Melancholia

 

 Ah comme l’hiver a gelé

Mes mains toute chaleur réclament

D’un sommeil où ma vie se damne

Pleurer à mon tour d’amour figé

Dans un spleen d’éternité

Chagrin m’étreint de ses tenailles

Oser du fond de mes entrailles

Poussière d’étoile, et destinée

 

En parcourant à pied cette planète

Qui a permis ce malheur immense

Tout m’accable dans cette danse

Pas de deux et macabre défaite

Dès l’aurore, la flamme s’est noyée

Au bout d'une nuit sans amour

Mes yeux ne verront plus le jour

Tel qu’il fut, tel qu’il est, tel qu’il n’aura jamais été

 

Juillet 2016

 

 

 

VIE  DE  BANLIEUE

 

 Tu noies ta vie au bord d’une piscine

Sur les rives d’un adieu

L’eau est brune comme à l’usine

Où tu casses des œufs

Tu noies ta vie dans le bruit des machines

T’as juste appris à faire des nœuds

Depuis qu’tu fais pousser des capucines

Le ciel est de plus en plus bleu

  

Ton pays est fermé, ta ville désertée

Ta maison, en panne de cœur

Sur une planète éclatée, tu cherches encore du bonheur

Vie de banlieue sans douleur

 

 Tu noies ta vie de nuits sans envergure

Tes yeux n’en peuvent plus de se fermer

Pour dépasser la blessure

Faudra t’y habituer

Faire de ta vie plus qu’une rupture

Choisir de rêver éveillée

Pour apaiser la brûlure

Partir sans te retourner

 

Pour changer quelque chose dans ton univers

Cultive des roses aux frontières

L’amour à forte dose

Changerait l’atmosphère - Changerait l’atmosphère

 

Juillet 2016

 

 

 

 

UNE  HEURE  SA  TENDRESSE

 

 

Une heure dans notre histoire … Aux portes de l’Oratoire

D’une étreinte sous la lune … Mille étoiles s’allument

La tristesse est immense … Solitude, sans défense

Mon cœur bat la chamade … Nous serons camarades

 

Ce triste matin d’août … J’ai pleuré un bon coup

Sans ménager ma plume … Pour dissiper la brume

Avec un peu de chance … J’oublierai les absences

En chemin du retour … S'éteindra cet amour

 

J’ai fait repeindre en vert, les murs de la chambre

Envers et contre tous, la couleur de l’espoir

Pour les accessoires, la douleur était ambre

J’ai trahi ma détresse, Pour une heure sa tendresse

 

Surtout ne dis plus rien sur comment gérer ça

Ce fabuleux destin, cette peine-là

 

Au milieu de mon cœur … S’est lové le bonheur

Pour sortir de l’hiver … J’ai fait c’qu’il fallait faire

Déposé mes bagages … Pour dissiper l’orage

Et sous un ciel tout bleu … J’ai plongé dans ses yeux

 

À l’heure d’une autre histoire … je revois dans le noir

Nos deux corps enlacés … nos doigts entrelacés

Soudain c’est le silence … plus rien n’a d’importance

Le cœur aux barricades … Nous serons camarades

 

126 MARS 2016

 

 

 

DÉSERTEUR

 

 

J’ai déserté ma maison de pierre, Le désert m’apparaît salutaire

Je marche pour atteindre la mer, Le soleil, le sable, le salé me libère

Plus nécessaire de respirer, Ni rire, ni pleurer, ni même d’aimer

Déserté, mon imaginaire, Pour être piégée les deux pieds sur terre

Déserteur … Je suis déserteur

 

J’ai déserté vos tours infernales, Parce que l’absence d’amour fait encore mal

Pour contourner vos misères - J’ai déserté toutes vos guerres

Quand on s’en prend aux vieillards, aux enfants - À tout ce qui me reste de vivant

Ne me demandez pas d’endosser vos folies - J’ai de meilleurs projets de vie

Déserteur … Je suis déserteur

 

J’vais pas m’faire sauter la cervelle – Trop occupée à nettoyer vos poubelles

Du sang de tous ces innocents - Tombés sous vos rêves sanglants

Peu importe la couleur de vos racines - Ou la religion de vos origines

Rien ne vous donne le droit de dominer - Pas plus que celui de voler, ou d’assassiner

Déserteur … Je suis déserteur

 

Ceux qu’on appelle humains sur cette terre - Ne ressemblent en rien à vos façons de faire

En résumé, j’ai juste le goût de me taire - Et d’oublier que la vie c’est aussi l’enfer

Je suis déserteur de mère en fille – Pour goûter à un peu de bonheur

On ne demande pas l’heure dans la famille – Déserteur … Je suis déserteur

 

10 MARS 2016

 

 

 

IL ME POUSSE DES AILES

 

 

Accroche-toi, c’est bientôt l’printemps, Du soleil, des fleurs, et du doux temps

Accroche-toi, l’Amour comble déjà, Son regard, son sourire, et sa voix

Chaleur humaine sans précédent, Et tendresse d’enchantement

Pendant que tu rêves ta réalité, Accroche-toi, demain ce sera l’été

 

Y’a de l’espoir dans l'air, patience

Y’a de l’espoir, et mon cœur danse

Cette lumière intense, au bout du tunnel

C’est de l’amour pour elle, qui prend tout son sens

IL ME POUSSE DES AILES

IL ME POUSSE DES AILES immenses … Oh oh oh oh

C’est une deuxième naissance

 

Accroche-toi, à tes sentiments, Quand ça t’arrive, au mauvais moment

Non plus pour la bonne personne, Ne crois pas que la Vie t’abandonne

Accroche-toi, pour survivre au présent, Dans ta folie, et dans un instant

Il te faudra tendre la main, Accroche-toi, l’Grand Amour n’est plus loin

 

Accroche-toi, oublie les différences, Apprends comment briser le silence

Quand l’Amour s’enflamme à nouveau, Le voyage n’en sera que plus beau

 

18 FÉVRIER 2016

 

 

 

COMME QUAND ...

 

 

J’ai pas choisi d’aimer la plus belle

Comme quand t’es belle comme de la dentelle

Dévastée par un cœur trop sourd

Tout un passé qui mène à rien toujours

J’aurais l’goût d’rallumer l’étincelle

Comme quand ça brille la nuit dans le ciel

Pour alléger un chagrin d’amour

Combien de temps espérer ton retour

 

Et je coule des jours malheureux

Comme quand tuer la vie … veut dire tuer ma vie

Je coule, je coule sous un ciel bleu

Dans l’espoir de rencontrer l’oubli

 

Agenouillée dans cette chapelle

Pour allumer une autre chandelle

J’ai tant pleuré enfermée dans une tour

Comme quand pleurer … veut dire mourir d’amour

Surtout ne me parlez plus d’elle

Comme quand elle était mon essentielle

Je vis du côté sombre du jour

Comme une nuit sans espoir, ni secours

 

Ça roucoule dans tous les milieux

Sous les clochers pour célébrer la pluie

Moi je coule au fond d’un puits trop creux

Comme quand couler veut dire que c’est fini

 

J’ai pas choisi mais j’ai aimé la plus belle

Comme quand t’es belle comme de la dentelle

Tel un ange tombé dans ma cour

Comme quand tomber veut dire « être en amour »

 

3 décembre 2015

 

 

 

BESOIN DE TOI

 

 

Regarde-moi dans les yeux … et prends-moi dans tes bras

Et dis-moi, dis-moi … que tu ne m’aimes plus

Au premier regard, tu m’as plu

Et si je croyais en Dieu … ou même si je n’y crois pas

J’ai rien fait, rien fait pour allumer ce feu

L’amour pour moi, c’est toi … c’est toi

  

Pour que mon rêve se réalise, écoute ça

Je laisserai la brise te ramener à moi

Je me mettrai à genoux, Pour qu’on redevienne nous

Je n’abandonnerai pas, je n’abandonnerai pas

J’ai trop besoin … trop besoin de toi

  

Regarde la couleur des cieux … et la douceur de tes doigts

Et dis-moi, dis-moi … que tu as confondu

Cet ange tant attendu

Si je n’avais qu’un seul vœu … bien sûr je n’hésit’rais pas

C’est ton cœur, et ta main … que je veux, que je veux

L’amour pour moi, encore toi … encore toi

  

Pour que mon rêve se réalise, écoute ça

Je laisserai la brise te ramener à moi

Je me mettrai à genoux, Pour qu’on redevienne nous

Je n’abandonnerai pas, je n’abandonnerai pas

J’ai trop besoin, trop besoin de toi … de toi … Reviens-moi

 

FÉVRIER 2016

 

 

 

REVIENS-MOI

 

 

J’ai égaré mes sens, Dans la mer de tes yeux

Mon cœur est en carence, D’une planète bleue

Mes larmes, c’est du passé, Tous mes repères s’effacent

Pourquoi renoncer à l’Amour, à ma place

Je perds la compassion, Envahie de tristesse

J’ai perdu la raison, Inondée de détresse

Je ne sais plus sourire, J’oublie jusqu’à souffrir

Je ne renoncerai pas quand j’aime à en mourir

 

Reviens-moi … Pour donner à la Vie, Ses lettres de noblesse

Reviens-moi … Tout n’est jamais fini, Tant qu’il y a la tendresse

Reviens-moi … Pour aimer en plein jour, Et tomber dans tes bras

Pour retrouver l'amour, D'une première fois

Je n’abandonnerai pas … Reviens-moi

 

Sans avoir réfléchi, J’ai foncé tête première

Quand mordre dans la Vie, Était la chose à faire

À force de vouloir, Naviguer dans tes eaux

J’ai flanché de mémoire, Et sombrer bien trop tôt

Le miroir s’est brisé, Et j’ai perdu la face

Je me suis effondrée, Derrière ma carapace

Est-ce que tu réalises, À quel point je t’aimais

Pour avoir lâché prise, Le monde s’écroulait

 

Dans l’âme du Chevalier, Se cachent feu et glace

Se peut-il tant aimer, Sans laisser de trace ?

Toi qui fût ma Belle, Moment de pur bonheur

Ma douce rebelle, Conquis est mon cœur

En combien de mots, Faudra-t-il te l'écrire

J'ai gardé le plus beau, Pour me souvenir

Quand la Terre tremble, Sous l’effet de l’Amour

Ce doit être il me semble, À jamais pour toujours

 

FÉVRIER 2016

 

 

 

 

MON TANGO LE PLUS BEAU

 

 

J’ai connu … des hommes si chauds

Des sado-masos, m’ont brisé les os

J’ai connu … des hommes si pressés

Pour qu’en pleine rue, me déshabiller

J’étais si blessée, j’ai couru si loin

Et j’ai tout quitté, je voulais plus rien

J’ai connu … des hommes si beaux

À faire rougir les machos

Mais qui avaient mal à l’égo… à l’égo

 

Aujourd’hui je veux, ce qui se fait de plus doux

Le plus doux de tout, le plus fou des doux

Il me viendra d’où, le plus doux des fous

En connaissez-vous… des tou… des tou…

des toutous tout doux ?

 

J’ai connu … des nuits de sanglots

Trembler sous la peau, un froid sous zéro

J’ai connu … tendresse oubliée

Au coin d’une rue, en déshabillé

Quand tous les malheurs se donnent rendez-vous

Tous à la même heure, y’a d’quoi rendre flou

Et j’ai vu … mes rêves les plus beaux

Tomber souvent de très haut

En des milliers de mégots, de mégots

 

J’ai connu … des sages et des idiots

Drogués ou réglo, dans le même bateau

J’ai connu … des salauds aisés

Des gentils de rue, prêts à tout pour baiser

J’étais consternée, seule et sans moyen

Pour réaliser où était la fin

J’ai connu … des hommes exhibés

Tout nus sous leur manteau

La folie dans la peau … dans la peau

 

 Aujourd’hui je veux, ce qui se fait de plus doux

Le plus doux de tout, le plus fou des doux

Il me viendra d’où, le plus doux des fous

En connaissez-vous… des tou… des tou…

des toutous tout doux ?

 

J’ai connu … la loi des sang-chaud, du velours et du porno

C’est le dernier des tangos, mon tango le plus beau

 

texte: 1995 environ

music: 14-01-2016

 

 

 

RACONTE-MOI  L'HIVER

 

 

Racont’ cette brisure au cœur, Ô peine immense comme une terre

À souffrir tant de douleurs, Quelle est cette saison où j’erre ?

Racont, encore les engelures, Au bord du lac toujours gelé

Comment résister à la froidure, Pour ne pas perdre l’être aimée

Raconte ce déploiement d’ailes, D’une blancheur immaculée

Avec amour tombées du ciel, Pour une vie épargnée

Racont’ encore la Lumière, De celle qui fait fuir les démons

À mes joues, perles de verre, Quand l’âme se meurt d’abandon

 

Raconte-moi l’hiver, Que je découvre mon miracle

Après avoir connu l’enfer, Dans les yeux bleus d’un Oracle

À chaque nuit pour chaque Humain, Je deviendrai alors l’étoile

Pour éclairer son destin, Rejoins-moi derrière la toile

Pour libérer mon chagrin, Raconte-moi le tien

 

Au-delà de l’adoration, À l’ombre d’un amour blessé

Combien sont tombés du pont, Pour rejoindre les damnés

 

Racont’ cette fuite effrénée, Pour s’éloigner de la noirceur

Au bord du gouffre s’arrêter, Dans les bras de l’âme-sœur

Racont’ encore ce dernier né, Réclamant son lot de douceur

Combien de fois faut-il donner, Pour avoir droit à la chaleur

Regarde bien dans mes yeux, cette blessure de glace

Pour passer l’épreuve du feu, Il faut un cœur à la bonne place

Racont’ encore ces amoureux, Qui dorment face à face

Et se réveillent au milieu, À faire frémir ceux de ma race

 

Raconte-moi l’hiver, Que je découvre mon miracle

Après avoir connu l’enfer, Dans les yeux bleus d’un Oracle

À chaque nuit pour chaque Humain, Je deviendrai alors l’étoile

Pour éclairer son destin, Rejoins-moi derrière la toile

Pour libérer mon chagrin, Raconte-moi le tien

 

Au-delà de l’adoration, À l’ombre d’un amour blessé

Combien sont tombés du pont, Pour rejoindre les damnés

 

Raconte-moi l’hiver, Que je découvre mon miracle

 

 11 janvier 2016

 

 

 

COMMENT  RESTER DEBOUT

 

 

J’ai tout aimé de toi, ton fou rire à midi

La chaleur de ta voix, la douceur de ton nid

J’ai tant appris de toi, la couleur de la vie

Comment perdre du poids, et pleurer toutes les nuits

 

Comment, comment rester humain

Et en venir à bout, de ce dernier matin

Quand la mort est partout, comment rester debout

Comment, comment retomber « amadou »

 

Je suis allée trop loin, dans ce rêve trop doux

J’ai caressé ta main, d’un amour encore flou

Pour une nuit sans fin, j’ai arrêté la roue

Et oublié demain, pour vivre à genoux

 

J’ai renoncé enfin, à tuer le tabou

Embrassé le chagrin, tes lèvres sur mon cou

J’ai appris ce matin, en allant jusqu’au bout

Comment être assassin, avant d’ « être » surtout

 

J’ai tout pleuré de toi, les larmes et les cris

Ce n’était pas un choix, te quitter sous la pluie

Échoué dans tes bras, pour noyer ma folie

Jusqu’au bout cette fois, je chanterai la vie

 

Comment, comment rester humain

Et en venir à bout, de ce frileux destin

L’amour fait des remous, comment rester debout

Comment, comment retomber « amadou »

 

 Février 2015

 

 

 

 

JE  PENSE ENCORE À TOI

 

 

C’est pas pour être rabat-joie, ni pour me plaindre de mon état

Dans un décor où t’es pas là, ta tendresse me manque déjà

Mon cœur qui ne bat que pour toi, mon chagrin qui n’en finit pas

Cette grande solitude c’est pas mon premier choix,

Je pense je pense … mais c’est comme ça

 

Je pense encore à toi … T’es partout dans mon univers

Je pense mais j’devrais pas … J’ai attrapé le mal de ma mère

J’pense que …cette fois … Je vais renoncer de bonne guerre

À toi et de bonne foi … J’vais sortir de la misère

Je pense je pense encore à toi

 

J’ai gardé en souvenir, nos tout premiers rendez-vous

Tu étais belle à mourir, mon cœur devenait fou

Ces yeux bleus et ce sourire, je me souviens de tout

De cet amour qui doit finir, je veux aller au bout

 

Que deviens-tu à ce jour, depuis qu’on ne se parle plus

Ici tout a changé autour, sans toi la vie me tue

Aucun espoir de retour, mais rien n’est défendu

J’suis encore à te faire la cour, et toi et toi … où en es-tu ?

 

Je pense encore à toi … Avant de changer d’atmosphère

Je pense mais j’devrais pas … Faire un dernier tour de la Terre

J’pense que … cette fois … Je vais essayer de rien faire

Je pense quand ça va pas … La vie est un mystère

Je pense je pense encore à toi

 

J’veux pas être rabat-joie, Mais l’Amour ça m'fait ça

Je pense je pense encore à toi

 

  Décembre 2015

 

 

 

JE  T'AIMERAI  ENCORE

 

 

Un élan de tendresse m’a fait baisser les bras

Plus jamais de tristesse quand je saurai tout bas

Chaque jour de la s'maine comment dire « je t’aime »

Sous les feuilles d’un chêne la bête sera douce

J’aurai coupé ses chaines sur un tapis de mousse

Nos cœurs de papier enfin entrelacés

 

Même dans la mort je t’aimerai encore

De plus en plus fort, à perdre le nord

Quand mon cœur a soif d’amour et d'aurore

Malgré la vie qui mord ... je t’aimerai encore

 

Chaque nuit en silence je rêve de bonheur

Tu transpires et je danse sous la lune en chaleur

Mon souhait exaucé, douce réalité

J’ai quitté ma prison sans avoir su me taire

Et fait tatouer ton nom entre deux crises de nerfs

Dans le creux de nos mains une pluie de chagrin

 

Je ne suis pas celle … qui demande sa part

Dans l’ombre une étincelle peint en bleu ton regard

Je ne suis pas celle … qui exige l’anneau

Mais certainement de celles qui aiment un peu trop

 

29 juillet 2015

 

 

 

HANTISE

 

 

Combien faut-il d’audace dans ce monde de fou

Pour y laisser sa trace, vivre une vie debout

Risquer perdre la face, et sa meilleure amie

Vouloir prendre sa place, vouloir vivre sa vie

Quand la peine est trop grande, le chagrin démuni

La tendresse se fait tendre et l’espoir est permis

 

J’ai créé la bêtise que je voulais humaine

Ma plus grande hantise, perdre celle que j’aime

 

L’important pour le cœur n’est pas ce que l’on pense

Sauver les apparences n’a jamais fait l’bonheur

J’ai bien connu la peur, de celle qui met en transe

Sur ce chemin d’errance, confondu la douceur

J’ai pleuré j’ai pleuré à égarer mon âme

Je me suis détestée et j’ai éteint la flamme

 

J’ai créé la bêtise que je voulais humaine

Ma plus grande hantise, perdre celle que j’aime

 

Ne semez pas le doute au fond de votre esprit

Je sais ce qu’il en coûte de cultiver l’ennui

Ne tuez pas l’écoute, n’essayez pas l’oubli

Poursuivez votre route sans regret dans la nuit

Quand viendra le réveil, survivre à la Lumière

Des mots que ma prière murmure à son oreille

 

Il faut que je vous dise, ça coule dans mes veines

Cet Amour qui s’épuise, cette douleur obscène

(…)

J’ai créé la bêtise que je voulais humaine

Ma plus grande sottise, perdre celle que j’aime

 

26 juin 2015

 

 

 

VENUE AU MONDE

 

 

Je suis venue au monde pour être aimée à mon tour

Sourire à la Joconde et tomber en amour

Je suis venue au monde pour la beauté du jour

Goûter chaque seconde jusqu’à mon souffle court

 Pour garder le mystère de la magie du cœur

Faut arrêter nos guerres, sauver l’enfant intérieur

 

Je suis venue au monde pour te faire la cour

À cette table ronde Chevalier troubadour

Je suis venue au monde pour un trop court séjour

Que la lumière inonde de tes yeux de velours

 Pour garder le mystère de la magie du cœur

Faut arrêter nos guerres, choisir l’enfant intérieur

 

Je suis venue à Toi, le cœur entr’ouvert

J’étais venue déjà d’un autre univers

J’ai reconnu la joie, j’ai reconnu la sphère

Qui s’est chargée du poids de nos tristes misères

 Pour garder le mystère de la magie du cœur

Faut arrêter nos guerres, aimer l’enfant intérieur

 

Je suis venue au monde pour crier au secours

Quand l’impensable gronde, c’est la nuit du vautour

Je suis venue au monde pour t’aimer mon amoure

 

9 juin 2015

 

 

 

MARIE CATHÉDRALE

 

 

Quand elle penche son clocher

Pour mesurer le temps qui passe

Et masquer le sang versé

Dans des guerres où se prélassent

Des guerriers de souche douteuse

La Marie devient nerveuse

 

Quand elle ouvre grandes ses portes

Pour changer d’air de l’intérieur

Et rafraîchir ses idées fortes

Et s’entêter avec douceur

Le chœur éclate en sanglots

Quand la Marie manque de mots

 

C'est la Marie Cathédrale

Qui ne vous veut aucun mal

Pour redonner au suivant

Ne tuez pas ses enfants

 

Quand elle choisit d’être libre

Sans jugement, cent fois aimante

Dans son antre, la terre vibre

D’une couleur flamboyante

Et la Marie se trouve chanceuse

Sa descendance est heureuse

 

Quand elle penche son clocher

Pour sonner la mort qui chasse

Les enfants de ses bergers

Dans des combats double cuirasse

De source sombre et affreuse

La Marie tombe … amoureuse

 

12 janvier 2015

 

 

JE FAIS COMME SI ...

 

Quand tout s‘éteint autour de moi, je reconnais que je m’en fous

Tout m’étourdit quand t’es pas là, la vie a bien d’autres remous

J’ai la morale au plus bas depuis que je vis à genoux

À force de baisser les bras, j’ai le cœur anti-tirelou

 

Je fais comme si… je fais comme ça, pour me blottir comme un chat

Je fais comme si… pour cette fois, je tombe en amour et voilà

Je fais comme si… je fais comme ça, pour m’endormir sous les toits

Je fais comme si… à chaque fois, et j’ai le cœur au désarroi

 

Quand vient la nuit me raconte pas des histoires à dormir debout

De lapin qui parle et de rat, de princesse et de loup-garou

Quand c’est la nuit je ne dors pas, les yeux ouverts comme un hibou

Après minuit, il fait si froid, besoin de chaleur dans mon cou

 

Je fais comme si… je fais comme ça, pour me lover dans tes bras

Je fais comme si… pour cette fois, je tombe en amour et voilà

Je fais comme si… et comme ça, c’est toute ma vie aux abois

Je fais comme si… pour une fois, j’ai le cœur au bord du trépas

 

Pour vivre à deux ici-bas, et être heureux jusqu’au bout

Ça prend le feu qui s’éteint pas, et la passion d’un sage fou

Pour le sérieux, sûrement pas, je vais où je veux et surtout

Ton nom en bleu sur l’avant-bras, pour le dernier de mes tatous

 

Je fais comme si… je fais comme ça, c’est l‘aventure au bout des doigts

Je fais comme si… encore une fois, je suis amoureuse de toi

Je fais comme si… et comme ça, et sous la pluie je ne pleure pas

Je fais comme si… une dernière fois, je tombe en amour … et voilà

 

(7 octobre 2014)

 

 

 

LES NOTES DU PIANO

 

 J’ai le souffle … coupé et le cœur en lambeau

La voix toute éraillée et les yeux dans l’eau

À vouloir me cacher dans un rêve trop beau

Me voilà désarmée, perdue sur mon îlot

 

Avant de perdre pied, ployée sous le fardeau

De ce trop lourd passé, de ce trop grand manteau

Bientôt je partirai vers un monde nouveau

Le corps bien allongé dans un certain bateau

 

Je me suis réveillée emportée par les flots

D’une réalité à sombrer le vaisseau

 

J’ai le souffle … coupé et le cœur amoureux

La voix chaleur d’été, et l’hiver dans les yeux

A quoi bon essayer d'étouffer ce feu

Je l’aime et l’aimerai malgré le douloureux

 

Avant de rallumer les étoiles dans les cieux

Pour ne pas dénigrer la mémoire de nous deux

Bientôt je serai … en exil chez les Dieux

L’amour agenouillée toute habillée de bleu

 

Je me suis retrouvée secouée de sanglots

La raison menacée, et le coeur en morceaux

 

À peine réveillée, j’ai reconnu l’anneau

Quand sa main a touché … les notes du piano

 

(9 septembre 2014) 

 

 

 

 

PARFOIS LA VIE ...

DE DEUX CHOSES, L'AUTRE C'EST N'IMPORTE QUOI !

 

Deux choses que je fais bien

         Poème … et café du matin

Deux choses que je fais mal

         Méditer … et l’amour banal

 

Deux choses que j’aimerais voir

         L’Italie … l’étoile du soir

Deux choses que je regrette

         Le passé … manquer la recette

 

Deux choses qui me stressent

         Le manque d’amour … et de tendresse

Deux choses dont je suis fière

         Sourire encore … quand tout va d’travers

 

Deux choses que j'veux pas perdre

         La mauvaise foi … et le sens du verbe

Deux choses qui m’ont sauvé la vie

         Humour et psycho … thérapie

 

Plus rien à dire, plus rien à faire

J’veux pas pourrir dans cet enfer

Et j’ai pas l’goût d’savoir pourquoi

Rien à aimer depuis des mois

Plus rien à dire, personne à plaire

J’veux pu courir pour voir la mer

J’ai pu l’goût d’être sur la bonne voie

Parce que la vie … c’est n’importe quoi !

 

Avant d'partir pour changer d'air

Avant d'mourir les yeux ouverts

Je n'cacherai pas mon désarroi

Sur ce chemin de croix

Pour pas contaminer la terre

J'irai dans un autre univers

Affronter ma détresse à froid

Parce que la vie ... c'est n'importe quoi !

 

Parfois la vie est turquoise comme les iles

Elle est sournoise et aussi forte que fragile

Mais ne sera jamais aussi belle que toi

Parfois la vie … c’est n’importe qui …

                           n’importe quoi !

 

(9 juillet 2014)

 

 

 

 

JE T'AIME TROP

 

 

Tu es ma force vitale, Mon ange gardien

Mon rêve marginal, Ma Déesse, mon chagrin

Celle par qui je respire, Par qui me vient l’espoir

Celle qui fera choir Mon âme en devenir

 

Et ça me brise de me fermer le cœur

Pour ne pas sentir du refus la douleur

Pour ne pas mourir dans la rue à toute heure

À l’ombre d’une frêle candeur

Et ça me brise de te tourner le dos

Pour ne pas voir tes yeux rouler dans l’eau

Et ne pas croire cette blessure de l’égo

Qui me déchire si bien la peau

Mais tu le sais … je t’aime trop

 

Quand viendra le temps, je quitterai tout emportant

Tout l’amour avec moi, pour toujours dans le trépas

Entre ciel et terre, où il n’y a plus d’endroit

Quand viendra le moment, je tuerai le présent

Pour transgresser sa loi, me noyer une fois

Entre miel et mer, où il n’y aura plus toi

 

Mais ça me brise de me fermer le cœur

Pour ne pas sentir la douleur du refus

Pour ne pas mourir tout à l’heure dans la rue

À l’ombre d’une frêle candeur

Et ça me brise de te tourner le dos

Pour ne pas voir ton regard bleu azur

Et ne pas croire à cette blessure

Qui me déchire si bien la peau

Mais tu le sais … je t’aime trop

  

30 mai 2014

 

 

 

 

MON  DERNIER  MOT

 

La vie est belle, l’été est chaud

Haut dans le ciel … l’ombre de ta peau

Après la rupture, repris l’anneau

Tous les arcs-en-ciel sont pas égaux

 

Wo… Oh Oh Oh Oh …
C'EST PAS MON DERNIER MOT

 

La nuit étincelle … dans mon cerveau

Tu es si réelle … même entre deux eaux

Mais cette brûlure, c’est pas c’qu’il me faut

J’ai les décibels à moins zéro

 

Tu joues l’infidèle, j’ai parié gros

Sur ton cœur jumelle … qui porte drapeau

Derrière la clôture … pointe le couteau

Le coup mortel porté en duo

 

Depuis le dégel, ma vie est solo

C’est inhabituel, un vrai fléau

Pas de censure … pas de libido

En mode virtuel, j’perds le tempo

 

(3 avril 2014)

 

 

 

 

DERNIER JOUR DE VIE

 

 La plus triste des nuits ... le plus gris des matins

C’était un jour de pluie, sans amour et sans bruit, un jour sans lendemain

Comme la mort se réjouit ... de l’absence et de rien

Presque tout fut détruit, sans douter du délit, après ce lourd chagrin

Ce dernier jour de vie quand tu n’as pas dit « oui »

 

J’ai donné tout mon cœur avec l’amour dedans en guise de bonheur

Tout s’est fait en douceur, j’avais encore vingt ans en t’offrant cette fleur

J’ai voulu un baiser après ce doux printemps sur ta main déposer

À tout prendre j’ai laissé pendant un court instant le destin décider

 

 Entre cœur et armure, le rêve agonisant, s’infiltre la blessure

Se voir au pied du mur n’est pas le bon moment d’amorcer la rupture

Après la déchirure, noyer ses sentiments n’est pas de bon augure

Avoir tous les talents et n’arriver à rien de concluant c’est dur

 

Au rythme de mon cœur au dernier battement j’ai senti la douleur

Envahir de chaleur tous les précieux moments vécus jusqu’à cette heure

Encore faut-il tuer tout cet embrasement dans nos bras enlacé

Comment faut-il aimer pour changer le présent en lumière étoilée

 

Depuis ce jour cristallisé, ça n’en finit pas de pleurer

Depuis ce dernier jour de vie … quand tu n’as pas dit « oui »

 

(6 mars 2014)

 

 

 

 

 

TROP TARD...

 

 J’étais bien trop dans ma peine  et pas assez dans la sienne

À trop l’aimer j’ai semé la terreur

J’étais bien trop dans le noir, pas assez dans son histoire

Pour éviter la douleur, il est trop tard

J’ai cette idée qui me renverse à force de tuer la tendresse

Ma vie bascule depuis son départ

Je voudrais que la pluie cesse de me noyer de détresse

Refaire le chemin à l’inverse, mais il est trop tard

IL EST TROP TARD – TROP TARD

 

Il a fallu quitter la scène, trouver un défi à la p'tite semaine

Et sauver le monde de son malheur

Pour ne pas tomber dans la haine, il a fallu briser des chaines

Et se réfugier dans les pleurs, mais il est trop tard

Pour revenir sur le chemin de mon cœur vers le sien

L’amertume laisse dans le brouillard

De bien tristes matins et cet amour clandestin

Deux mal aimées et soudain, il est trop tard

 

IL EST TROP TARD pour revenir en arrière

Pour abattre les frontières Et marcher sur ce boulevard

IL EST TROP TARD pour une dernière prière

Et de toute manière, l’Amour n'est que chagrin blafard

IL EST TROP TARD – TROP TARD

 

Après avoir tendu la main, et forcer un peu le destin

Cette voix s’est muée en désespoir

Et d’en avoir été témoin ne me rassure en rien

Pour traverser son jardin, il est trop tard

IL EST TROP TARD – TROP TARD - TROP TARD

 

(1er février 2014)

 

 

 

 

 

APRÈS ...

 

 Qui, aussi humaine soit-elle du bout de sa candeur

Et d’un bruissement d’ailes

Comprendre paroles tendres Qui … a su les entendre?

Qui, aussi humaine que belle au profond de son cœur

En un déploiement d’elle réussit la perfection

De l’Ange de la Passion … Mais qui est-elle ? Mon Dieu qui est-elle ?

 

Pour avoir été éblouie de sa lueur surnaturelle

Ce fil d’Ariane qui rappelle au bercail les âmes bleuies

Pour en avoir saisi l’ombre, mais surtout l’essentiel

D’une vie sur l’autel aux Archanges démunis

Se peut-il qu’un curieux mélange d’amour et de rien

Glisse entre mes mains comme un désir étrange

Qu’il y aura toujours de l’Ange au service de l’Humain

En manque de Divin cueillir ces rêves qui dérangent

 

Après … mille nuits d’agonie en crises aigües de larmes

L’amertume dans l’âme, après refus et déni

Après … les pleurs et la blessure qui mènent au trépas

Violence des combats entre passé, présent, futur

Après … désespoir, abandon aux succubes de l’enfer

Après avoir tué Dieu sur Terre et décliner son pardon

Après … ce trop grand besoin … ce trou au fond du cœur

À réveiller l’instinct vengeur

Après … ce trop grand chagrin Après … après demain

  

 

(24 juillet 2013/15 janvier 2014)

 

 

 

 

 

DANS MES RÊVES

 

Dans mes rêves, j’ai une amie

Avec qui je partage mes joies, mes jours, mes vies

Dans mes rêves, elle est jolie

Ses yeux sont bleus, ses cheveux gris, elle me sourit

Dans mes rêves elle accomplit

Trois fois le don de soi, deux fois la chevalerie

J’ai tant d’amour à lui donner dans un baiser euphorie

Mon cœur est fou à lier depuis qu’il est promis

Dans mes rêves, c’est l’harmonie

Entre deux paradis, on s’aime à la folie

 

Dans mes rêves, j’ai réussi

À transformer toutes mes larmes en eau de pluie

Dans mes rêves, j’ai reconquis

Tout ce que la réalité avait omis

Dans mes rêves, j’ai bien saisi

Que conquérir son cœur, c’est la Californie

J’ai tant d’amour à déclarer que j’en ai mal à l’infini

Le temps de dire je t’aime est passé sans un bruit

Dans mes rêves, tout est précis

Retenir la leçon, ne rien prendre pour acquis

 

Mais dans ma réalité, je suis seule à pleurer

Seule à m'endormir, seule à me désoler

Tout ce temps à courtiser l'incertitude

Feindre la plénitude, cacher ma SOLITUDE

 

28 décembre 2013

 

Dans mes rêves, je m’alanguis

Délicatesse, tendresse, et des caresses aussi

Dans mes rêves, il est minuit

L’heure où nos deux corps jouent à des jeux interdits

Dans mes rêves, j’en suis guérie

De cette dépendance, car séduite depuis

J’ai tant d’amour à partager que tout espoir m’envahit

Grand bien me fasse je me retrouve à sa merci

Dans mes rêves, c’est inouï

Comme le hasard fait bien toute chose en petit

 

Mais dans ma réalité, la détresse est mon alliée

Trop seule pour avoir le goût de m'accrocher

Inassouvie est devenue une habitude

Ployer de lassitude devant  ma SOLITUDE

 

Mais dans mes rêves, j’ai une amie

Aux ailes roses comme les fées dans les récits

Dans mes rêves, la poésie

Marie nos cœurs au cœur de notre frénésie

Dans mes rêves, j'ai du génie

Chanter les mots à faire pleurer sa modestie

J'ai tant d'amour tant d'amitié à décupler mon énergie

Que notre histoire est qualifiée de fantaisie

Dans mes rêves, tout est permis

De mourir dans ses bras n'est plus une utopie

 

Dans mes rêves, j'ai une amie  …

 

 

 

 

LA QUÊTE

 

 

La vie commence par une enquête

Au deuxième quart devient conquête

Mais c’est dans la dernière moitié

Qu'on amorce la vraie Quête

 

 

Tomber en amour chaque jour pourquoi pas

Lui faire la cour aussi fort que mon cœur bat

Dans ses yeux mille feux

Quand s’ouvraient ses bras

C’était tellement délicieux

Comme une première fois

 

 

C’est pas le sexe qui m’intéresse quand je te vois

C’est la tendresse que tous tes ex ont eue déjà

La vie à deux c’est pas c’que j’veux si tu veux pas

Tout est si précieux quand ça vient de toi

 

Besoin de si peu pour combler ma détresse

M'endormir au milieu de ses caresses

Rêver devant l’inaccessible rêve

Aller plus loin au-delà de toute grève

 

Trop tard et trop peur pour crier « au secours »

Trop mal au cœur pour changer de discours

Aller savoir pourquoi il fait si noir

Pas la confiance, pas même la mémoire

 

La vie commence par une enquête

Au deuxième quart devient conquête

Mais c’est dans la dernière moitié

Qu'on amorce la vraie Quête

 

C’est pas le sexe qui m’intéresse quand je te vois

C’est la tendresse que tous tes ex ont eue déjà

La vie à deux c’est pas c’que j’veux si tu veux pas

Tout est si précieux quand ça vient de toi

 

Pour ne pas semer la tempête

Et ne pas réveiller la bête

J'ai envie de tout déballer

Et crier ces mots à tue-tête

 

C’est pas le sexe qui m’intéresse quand je te vois

C’est la tendresse que tous tes ex ont eue déjà

La vie à deux c’est pas c’que j’veux si tu veux pas

Mon cœur est amoureux pour la dernière fois

 

18 novembre 2013

 

Y'A PAS QUE LES BOMBES
QUI TUENT

 

Te souviens-tu de cet été d’enfer

Quand la seule chose qu'il fallait faire

Était de la laisser partir

Le cœur brisé d'amour à en mourir

Te souviens-tu comment tu as fait taire

Les « pourquoi cette croix de fer ? »

Les bruissements de son rire

Le cœur serré par l'absence délire

Y’A PAS QUE LES BOMBES QUI TUENT

 

T’en souviens-tu de cette Lumière

Qui a fait naître l’imaginaire

Dans ses yeux bleus à s’attendrir

Le cœur gonflé en tristes soupirs

T'en souviens-tu c'était encore hier

D'être rentrée le coeur à l'envers

De cette tendresse à s'alanguir

T'as bien compris qu'il fallait en finir

Y’A PAS QUE LES BOMBES QUI TUENT

 

10 OCTOBRE 2013

Sortir prendre l’air quand ça fait trop mal

Malgré la colère souhaitable et banale

Une vie entière à fuir le glacial

À bâtir des frontières aux ombres rurales

Pourquoi vouloir se mettre à nu

Quand d'avance tout semble perdu

Bannir à tout jamais ce rêve tordu

Au bout d'une corde suspendue

 

Y'A PAS QUE LE BOMBES QUI TUENT

 

Te souviens-tu de cette prière

Qu'on disait avant d'aller dormir

Qui suppliait de t'épargner l'enfer

Ce soir tu la diras avant d'aller mourir

 

Y'A PAS QUE LES BOMBES QUI TUENT

 

 

 

RIEN N'APAISE

CETTE DOULEUR

 

Quand l’amour devient tabou

Qu’il faut sortir des sentiers battus

Que je ne tiens plus debout

Je prie Bouddha ... en pleine rue

 

Quand la noirceur s’empare de tout

Ce que je n’ai pas encore eu

Du bonheur qui aurait pu naître de nous

Je prie Krishna ... cet inconnu

 

Car rien n’apaise cette douleur

Ni la loi, ni les peurs ...

Quand tes yeux refusent la tendresse

Tous les espoirs tombent en pièces

Mais rien n'apaise cette douleur

Ni la foi, encore moins les pleurs ...

Quand mon cœur  est en mode tristesse

Rien n’empêche la détresse

De raviver, nuit et jour, ce mal d'Amour !

 

Quand ma quête devient floue

Qu’un'vague de malheurs impromptue

Déferle sur tout ce qui m’est doux

Je prie Jésus ... tous dieux confondus

 

Quand faut retirer le caillou

Dessous mon pied déjà fourbu

Quand tout bascule dans un trou

Je prie Jéhovah ... comme convenu

 

Car rien n’apaise cette douleur

Ni la loi, ni les peurs ...

Quand tes yeux refusent la tendresse

Tous les espoirs tombent en pièces

Mais rien n'apaise cette douleur

Ni la foi, encore moins les pleurs ...

Quand mon cœur  est en mode tristesse

Rien n’empêche la détresse

De raviver, nuit et jour, ce mal d'Amour !

 

Quand la nuit me tient réveillée dans ses filets

En pensées et en chaudes larmes

Rien n’est prévu pour sonner l’alarme

Quand la mort veille à mon chevet

 

 

Car rien n’apaise cette douleur

Ni la loi, ni les peurs ...

Quand tes yeux refusent la tendresse

Tous les espoirs tombent en pièces

Mais rien n'apaise cette douleur

Ni les pleurs, ni la foi ... en un Seigneur

Quand mon cœur  est en mode tristesse

Rien n’empêche la détresse

De réveiller sans détour ce mal d'Amour !

 

 

 

 

  (8 octobre 2013)

 

OÙ EST PASSÉ NOTRE

 

HUMANITÉ ?

 

 

Ballotée au gré des vents qui deviennent tempêtes

Noyée dans l’océan des rumeurs dans ma tête

Je n’ai rien de l’enfant qui joue à la conquête

D’un monde surprenant par ses crimes honnêtes

Tirée à bout portant par une arme discrète

Touchée au bon moment par l’absence muette

Vécu abondamment et récolté des miettes

Pour prédire le doux temps, je ne suis pas prophète

 

Où est passé notre humanité ?

Dans quels états d’âme s’est-elle réfugiée ?

Où est passé l’intégrité du verbe aimer ?

 

Plongée dans cet espoir qui tue à l’aveuglette

Rupture à émouvoir l’insolence parfaite

Je ne veux pas savoir tes vérités secrètes

L’amour est une histoire nouée par la défaite

 J’ai pleuré tous les soirs au temps des devinettes

Et cachée dans le noir, passé aux oubliettes

Tu vis dans ma mémoire à l’aube stupéfaite

La vie est illusoire sous toutes ses facettes

  

Où est passé notre humanité ?

Dans quels états d’âme s’est-elle réfugiée ?

Où est passé l’intégrité du verbe AIMER ?

 

J’aurais voulu te dire quel mal ronge le cœur

À force d’interdire l’accès au vrai bonheur

J’aurais voulu sortir des sentiers de la peur

Ne pas me retenir d’aimer avec douceur

 

Où est passé l’intégrité du verbe AIMER ?

Où est passé notre humanité ?

 

 

  (23 septembre 2013)

 

 

TENIR  DEBOUT

 

 

Dans un délire de fièvre … À chaque nouveau pas

Je retouche à ses lèvres … Du bout de mes doigts

Et je perds contenance … Devant son désarroi

En cette nuit d’errance … J’ai peur et j’ai froid

Au bord de toute grève … l’océan se déploie

Question que soulève … cet amour aux abois

Une vie dépendance … pour qui et pourquoi

En deux pas de danse … c’est demain déjà

 

Tenir debout … dans un chaos d’émotions

Aller au bout … d’une étreinte passion

Par les tabous … défouler la tendresse

Avoir le goût … de tuer la détresse

Au matin doux … découvrir sa mission

Tenir debout … jusqu’à l’abandon

 

Au fond de toute chose … ma rage à libérer

En plein délit de prose … tous les mots déjoués

Pour gagner sa confiance … mon cœur s’est emballé

Pour garder la cadence … et battre à s’éclater

En plein cœur d’une rose … histoire à déballer

Le chagrin trop s’expose … en larmes chavirer

J’ai gardé l’innocence … de mon âme troublée

Avec un peu de chance … tomber sans déranger

 

Quand j’aurai eu ma dose … de mes yeux à pleurer

Transformer la névrose … en du temps emprunté

Cette douleur immense … a fait tout basculer

En désarroi intense … aux chaleurs de l’été

Éviter la symbiose … il a fallu trancher

Dans la couleur morose … du ciel écartelé

Depuis je suis en transe … dans mon corps mal aimé

Si c’est ce que je pense … faudra recommencer

  

28 août 2013

 

 

COMMENT JE SUIS
DEVENUE TRISTE

 

 

On peut marcher l'une près de l’autre et ne pas se voir

Mourir l’une dans l’autre sans le percevoir

Dormir l’une avec l’autre et garder l’espoir

De s’aimer … de s’aimer l’une et l’autre ce soir

 

J’ai rêvé de tendresse à six ans

Exigé des caresses à quinze ans

Épousé ma détresse entre temps

Et tué d’ivresse vingt printemps

 

Voilà comment je suis devenue triste

Dans un moment par trop idéaliste

J’ai l’sentiment que l’amour n’existe

Que dans un courant d’air fataliste

 

Souffrir d’elle, un geste d’amour sans fin

Pleurer d’elle, un acte d’amour humain

Sourire d’elle, gémir devant son Divin

Guérir d’elle … et reprendre ma vie en mains

  

22 août 2013

 

 

J'AURAIS PRÉFÉRÉ

VOUS AIMER

 

 

  

Entre languir et gémir, j’aurais préféré vous aimer

Dans un tendre soupir, à votre cœur m’exposer

Entre vérité et parjure, j’aurais voulu m’y noyer

Dans ce regard bleu azur, sur vos rivages m‘échouer

 

Entre blêmir et rougir, j’aurais préféré vous aimer

Au-delà du mourir, dans vos bras me lover

Entre larmes et blessures, j’aurais voulu consoler

Cette âme déchirure, sur vos lèvres oser ce baiser

 

Entre fuir et ravir, j’aurais préféré vous aimer

Dans un léger sourire, tout amour fusionner

Entre feu et froidure, j’aurais voulu m’inspirer

Apaiser la brûlure de vos lunes enflammées

 

Entre subir et désir, j’aurais préféré vous aimer

Faire durer le plaisir, à votre corps me livrer

Entre deux aventures j’aurais voulu dérober

Cette libre censure à vos nuits blanches être initiée

 

Mais voilà que se dressent les interdits

À contrarier nos destins effrayés

Entre survie, désespoir, et ma folie

J’aurais préféré simplement vous aimer

 

Mon soleil de l’été

Mon étang d’eau salée

Ma forêt de verdure

Mon ilot d’air pur

Ma douce rose éclose

Mon jardin grandiose

Mon eau de pluie bénie

Mon éclair de génie

Ma raison parallèle

Ma promesse du ciel

Ma montagne à gravir

Mon rêve à m’étourdir

Mon étoile dans la nuit

Mon bonheur infini

Ma lumière du jour

MON AMOURE

MON AMOURE

 

(15 août 2013)

 

 

AU NOM DE CET AMOUR

(Mais qui s’en soucie ?)

 

 

Au nom de cet Amour qui respire l’Infini

Pour conquérir son cœur et tuer mon ennui

Un appel au secours au milieu de ma vie

D'elle je me languis … mais qui s’en soucie ?

Au nom de cet Amour qui respire l’Infini

Chaque fois que j'en pleure, seule au creux de mon lit

Chacun de ses contours se dessinent dans la nuit

Mon pauvre cœur fléchit … mais qui s’en soucie ?

 

Ne prive pas mes lèvres d’une touche de fièvre

Ne prive pas mes yeux de ton regard si bleu

Ne prive pas ma main de caresser ta main

Ne prive pas mon cœur de ce simple bonheur

Ne prive pas mes nuits de mes rêves bénis

Ne prive pas mes jours de MON histoire d’Amour

   

Au nom de cet Amour qui respire l’Infini

La raison menacée, la blessure éblouie

Quand j’aurai fait le tour de cette galaxie

À plaider la folie ... mais qui s’en soucie ?

Au nom de cet Amour qui respire l’Infini

Dans ce désir de vivre que j’aurai banni

Malgré tous ces détours,

rel'ver tous ces défis

D’avoir été trahie … mais qui s’en soucie ?

  

Au nom de cet Amour qui respire l’Agonie

Raconter au présent des histoires d'amnésie

Que devient la bravoure devant un tel gâchis

La terreur m'envahit … mais qui s’en soucie ?

 

(28 juillet 2013)

 

 

TRISTE CONQUÊTE

 

 

Tendresse triste, tristesse tendre

Née en novembre idéaliste

Si elle insiste pour se défendre

Tout ça engendre une anarchiste

Qui veut comprendre ce qui subsiste

Après une offrande humaniste

Comment prétendre aimer l’artiste

Et se répandre en fausses pistes

  

Faut qu’ça s’arrête, ces cris, ces pleurs

Retour à la candeur de la conquête

Pour être honnête j’ai encore peur

De la splendeur dans ma tête

  

Tendresse triste, tristesse tendre

Dans les méandres du conformiste

Si elle résiste pour pas se pendre

Dans cette chambre aux alarmistes

Qui peut s’éprendre en réaliste

À la demande d’une extrémiste

Peut-on s’entendre sur c’qui existe

Sans se méprendre en fataliste

  

Faut qu’ça s’arrête, ces cris, ces pleurs

Retour à la candeur de la conquête

Pour être honnête j’ai encore peur

De la splendeur dans ma tête

 

 

Faut qu’ça s’arrête, ces cris, ces pleurs

Et cette fureur dans la défaite

De stupéfaite à l’âme sœur

Comment gagner son cœur sans être bête

 

 

(22 juillet 2013)

 

 

 

 

INNAMORATA...

 

 

Comme je l’aime à la folie

Un peu, beaucoup, passionnément

Je donnerais de ma vie

Pour un peu de son vivant

Quand le ciel s’assombrit

Pour endormir ce sentiment

Les yeux fermés, je Le prie

De m’épargner doucement

 

INNAMORATA… pour une nuit

Cœur de cristal évanoui

Un talisman évanescent

Nous y voilà, à l’agonie

Dans un moment d’embrasement ébloui

INNAMORATA

 

Pas de serment … de démesure

Parfois, souvent, abondamment

Cueillir l’étoile au clair-obscur

Lui offrir amoureusement

Mais cet Amour tout blessure

Retient son souffle fiévreusement

Et dans un doux murmure

Dévoilera son trou béant

 

INNAMORATA… pour la vie

Cœur de pierre enseveli

J’irai chanter mon plus beau chant

Nous y voilà, anéanties

Pour un instant d’empressement ébloui

INNAMORATA

 

INNAMORATA… per una notte

Cuor'in cristallo sbiadito

Talismano evanescente

Arriviamo ... a l'agonia

In un momento di fiamma abbagliante

INNAMORATA

 

(15 juin 2013)

 

 

 ÉTREINTE AMOUREUSE 

 

 

Quand tombe le rideau sur nuit mystérieuse

Duo fortissimo à l’aube silencieuse

Ne me fais pas cadeau d’une étreinte amoureuse

À faire mentir Crédo, la vie est précieuse

 

Le cœur déjà vidé de tant de larmes

À en mourir noyée au bout de l’amour

Consumée consumée par ce vacarme

Et la mort me donner au fond de ma cour

 

La vie reprend ses droits

Malgré ce trou au ventre

Peu importe la proie

La mort vient par le centre

 

De mémoires imprégnées, de peine aussi palpable

N’avait encore tué mon âme inconsolable

À se laisser toucher, rien de semblable

N’eut venu lacérer l’impondérable

 

À changer de cadence, à désespérer

De ce chagrin immense rien ne fut consolé

Quand tombe la sentence à peine résignée

Se fige l’existence et meurt une insurgée

 

La vie reprend ses droits

Malgré ce trou au ventre

Peu importe la proie

La mort vient par le centre

 

(8 juin 2013)

 

 

Parce que je suis

humaine

 

 

Aujourd’hui dévastée par l’ampleur de la douleur

Et demain amputée d’une moitié de mon cœur

Aujourd’hui confrontée à notre dernière heure

Et demain résignée dans la rage et les pleurs

 

Parce que je suis Humaine, J’ai ce besoin d’Amour

J’en ai besoin toujours, Besoin que quelqu’un m’aime

Parce qu’à la soixantaine, On change de discours

Quand on a fait le tour De la rengaine

Parce que je suis Humaine

 

Aujourd’hui supplier comme vouloir te revoir

Demain abandonnée au fond de ce couloir

Aujourd’hui espérer peut-être t'émouvoir

Et demain succomber de la fin d’une histoire

 

Mais la désespérance Du bleu de ton regard

Me rappelle l’absence Et ces nuits de brouillard

J’étais de connivence Et toi sur ton départ

De toute évidence Fallait qu’on se sépare

Mais je m'égare...

 

Aujourd’hui m’arracher au cycle de l’enfance

Demain réintégrer le flot de l’existence

Aujourd’hui décrocher de toute dépendance

Et demain m’étonner de si belle romance

 

Dresser un mur de Glace Pour résister au Feu

De tous ceux de ta race Qui descendez des Cieux

Museler cette angoisse Qui ramène à nous deux

Je veux perdre ta trace Au bord d’un creux

Au creux d’un Dieu…

 

Parce que je suis Humaine J’ai ce besoin d’Amour

J’en ai besoin toujours Besoin que quelqu’un m’aime

Parce qu’à la soixantaine On change de discours

Quand on a fait l'amour à la dizaine

Parce que je suis Humaine

 

(4 juin 2013)

 

 

Pourquoi je suis
pas née plante?

 

 

Pourquoi je suis pas née plante

Mes besoins sont toujours pareils

Un peu d’eau et peu de soleil

La question depuis hier me hante

Pourquoi je suis pas née plante

Ça ne prend qu’un peu de terre

Dans un pot pendant tout l’hiver

Me protéger quand il vente

 

 Humaine et imparfaite

Soumise à la torture muette

Comment survivre sur cette planète

À récolter des miettes

À subir cet enfer de Dante

Cette pauvre Vie ne vaut pas cher

Pourtant je suis pas née d’hier

Mais la blessure me tourmente

 

Pourquoi je suis pas née plante

Je pousse parfois dans la pierre

Et sans juger de la misère

Reverdir vos grises tangentes

 Pourquoi je suis pas née plante

Sans l’ombre d’un saule pleureur

Je frissonnerais de peur

À l’heure de vos soirées pensantes

 

Pourquoi je suis pas née plante

Y’en a de toutes les couleurs

Et d’autres qui ont des odeurs

Pour combler vos humeurs changeantes

Pourquoi je suis pas née plante

Pour fleurir vos temples à prières

Mais quand le mal est dans l’air

Pourquoi mourir d'une mort lente

 

Humaine et incomplète

Mieux vaut passer son tour

Pour une histoire d'Amour

Aux allures de défaite

Pour rester bien vivante

Suivre son étoile filante

Vers la question suivante

Pourquoi... je suis pas née plante ?

 

 

(22 mai 2013)

 

 

BELLE  

 

 

Q’Elle est belle Cette Reine aux yeux verts

Qui me fout à l’envers Le cœur gonflé de sève

Qu’Elle est belle Dans son rôle de bergère

De gardienne éphémère Depuis la première Ève

 

Qu’Elle est belle Cette femme aux yeux clairs

Un ange sur la Terre Qui enchante mes rêves

Qu’Elle est belle Dans son corps de Lumière

Où coule une rivière Et cette nuit s’achève

 

Souveraine, à son corps défendant

Je n’ai plus d’argument pour nier ma défaite

Trop humaine, aventureusement

Échangeons ce printemps pour des amoures secrètes

 

Qu’Elle est belle Cette femme singulière

Amoureuse de la mer Et de toute autre grève

Qu’Elle est belle Cette belle étrangère

Qui d’une âme guerrière Exigera la trêve

 

Qu’Elle est belle Cette femme ordinaire

Une étoile polaire Dans une vie de fièvre

Qu’Elle est belle Cette histoire d’enfer

Qu’on ne pourra plus taire Si ce n’est que j’en crève

 

(12 mai 2013)

 

 

 

Quand j'aurai touchÉ l'fond

 

Quand mon heure s'ra venue, j'descendrai dans la rue

Vous parler d'sentiment, comment serrer les dents

Sur la loi du coup d'poing quand tu vois pas plus loin

De ma peau écorchée à mes rêves avortés

Pourquoi j'ai si tant peur de dormir à noirceur

Raconter la souffrance humaine pis la démence

Parler du mal de vivre pourquoi y faut souffrir

Et du manque de tendresse de mes fesses

 

Pis m'laisser toucher l'fond comme y'en a d'autres qui font

Faire le tour de mon île, explorer mon nombril

Remonter à surface, confrontée face à face

à la réalité d'la société

 

La douleur oubliée, j'pourrai enfin parler

Des fleurs de ton jardin pis du chien du voisin

D'la forêt enchantée, du champs qui est pas semé

D'la ch'nille, du papillon qui verront jamais l'fond

Du crapaud qui sursaute, l'oiseau des herbes hautes

Du cerf effarouché, du renard roux d'été

Des étoiles de la nuit et du soleil aussi

De ce bleu firmament, d'la pluie pis du beau temps

  

Faire c'qui faut pour de bon pis rentrer à maison

Avec un air tranquille, m'endormir de profil

Aller toucher au fond pis m'asseoir dans l'salon

M�accrocher � mon fil un peu trop fragile

  

Pour dire c'que j'viens d'vous dire, j'ai mes raisons

Si y'en a qui veulent poursuivre,

j'peux même pas leur dire non

J'en ai pas plus à r'dire sur les saisons

Juste pu capable de vivre à votre façon

 

 

JE T'AIME TANT

 

 

Comme la marée dépouillée de tous ses mystères

toute allongée pour faire l'amour et pas la guerre

comme un baiser traverse un rayon de lumière

en plein été sous le soleil de tes yeux clairs

pour pas briser ce frisson qui parcoure ma chair

j'irais coucher dans un lit couleur de la terre

comme un péché que j'accepte avec toi de faire

et succomber à ton charme et à ma manière

pour te donner mon cœur et l'eau de ma rivière

 

je t'aime tant comme personne d'autre ne l'a fait avant

je t'aime tant tout aussi beau qu'un éblouissement

car avec toi j'veux partager ce sentiment

pour toi je jurerais de tout serment

je t'aime tant j'sais bien qu'y faut que j'vive en attendant

je t'aime tant quand vient la nuit j'perds la notion du temps

car avec toi j'ai connu mes plus beaux moments

pour toi le monde n'est jamais assez grand... Je T'AIME tant

 

comme aveuglée par l'amour et par la poussière

qu'a soulevé l'idée de s'envoyer en l'air

la vérité c'est ta tendresse que je préfère

se caresser jusqu'aux confins de nos paupières

comme enchantée entre mes quatre murs de pierre

les yeux fermés tu vis dans toutes mes prières

tellement touchée, ne me prends pas à la légère

pour résister, il eut fallu tuer mon père

fais-moi vibrer au sommet de ton univers

 

 

12 octobre 1997

 

 

 

 

Pur sentimental

 

 

  Mon porte-bonheur grandeur nature

D'la chaleur sous toutes ses coutures

Doux comme la soie dans la doublure ... c'est d'l'amour pur

Mon état d'âme sous la ceinture

Tant de désir dans l'ouverture

Après minuit y'a pu d'censure ... c'est d'l'amour pur

 

Que j'vous rassure j'dérang'rai pas son quotidien

Dans la mesure qu'ça change pas l'mien

Que j'vous rassure ça ira pas beaucoup plus loin

Sur la bordure même pas d'chagrin tout s'pass'ra bien

 

Mon premier frisson mur à mur

Une émotion qui a pu d'allure

Et tout ce plaisir que j'endure ... c'est d'l'amour pur

 

Beau comme une aurore boréale,

Une créature qui est pas banale

Une aventure horizontale

De l'amour pur sentimental

 

Que j'vous rassure j'irai pas jouer dans son jardin

Au clair-obscur, j'cultive le mien

Que j'vous rassure ça f'ra pas d'bruit juste vers la fin

Comme un murmure sur du satin prends-moi la main 

 

 

 

Ta plus belle histoire

 

 Vois-tu mais sans le dire comme je suis belle quand tu m'attires

Sais-tu que ton sourire m'envoie au ciel tant il m'inspire

Sens-tu dans mon désir tout l'essentiel quand je soupire

As-tu le même plaisir du sensuel qui nous chavire

 

Parce que c'est moi Avec mon corps avec mon coeur

Qui touche à ton bonheur

Parce que c'est toi Avec ton corps et sa chaleur

Qui brûle mon intérieur

Que sans effort et sans douleur Tout est si bon autour

Que c'est peut-être moi Ta plus belle histoire d'amour

 

Vois-tu tous les saphirs briller au saule quand je respire

Saurais-tu retenir sur mon épaule nos mains s'unir

Sens-tu s'évanouir quand on se frôle nos souvenirs

As-tu sans te trahir perdu ton rôle de conquérir

 

Tu peux laisser aller tes beaux yeux fondr' en larmes

Quand ton coeur est blessé - jamais je n'oserai

Choisir moi-même l'arme qui te ferait tomber

 

Parce que c'est moi Avec mon corps avec mon coeur

Qui touche à ton bonheur

Parce que c'est toi Avec ton corps et sa chaleur

Qui brûle mon intérieur

Que sans effort et sans douleur Tout est si bon autour

Que c'est peut-être moi Ta plus belle histoire d'amour

 

 

 Peut-Être

 

La chambre sera grande et grande la fenêtre

On y mettra du tendre et le piano peut-être

Dans les murs de la mer et dans le lit du sable

Sous un puits de lumière à nommer l'innommable

 

Et puis ... et puis y'a toi si tu le veux encore

Et si ce n'est pas ça c'est quand même très fort

Lorsque tu y viendras et tu y viendras quand

L'amour l'habitera ce sera froid dehors

Dedans ce sera moi et du soir à l'aurore

De vin s'endormira quand dehors est remords

 

Et tu reconnaîtras la lueur de mon corps

Et tu sauras déjà que l'hiver est bien mort

Dans cette chambre immense avant de te connaître

J'attendrai en silence que tu viennes et peut-être ...

 

Et puis ... et puis ...

 

La chambre sera grande et grande la fenêtre

On y mettra du tendre et le piano ... peut-être ...

 

 

Parlez-moi ...

Dites bien que l'ombre et la lumière

Font descendre aux enfers les âmes sans amour

Dites bien que toute croix de fer

Ne remplacera guère ce regard, ce mi-jour

Dites bien que de sombres mystères

Sont gravés dans la pierre  et cachés dans des tours

Dites rien dans l'eau salée des mers

S'est épuisée la terre à parler à des sourds

Dites bien que de toute manière

Les gens vont solitaires en désordre d'amour

Dites bien qu'il n'est pas nécessaire

Tuer l'imaginaire des enfants des faubourg

Dites bien sans être visionnaire

J'entends l'humanitaire s'écrouler chaque jour

Dites rien,  pour éclairer mon frère

D'une flamme légendaire suffit-il d'un tambour?

 

Parlez-moi ... dites-moi si je vis

Est-ce en vain mais après... parlez-moi

Parlez fort ... ai-je droit au sursis

Au matin tout est fait sans remord

Parlez-moi ... dites-moi si le temps

S'est pendu tout à l'heure, dites-leur

Parlez franc ... j'ai trop mal en dedans

Et mes pleurs vont noyant ma douleur

Parlez-moi ... dites-moi les tenants

Et les aboutissants parlez-moi

Parlez fort ... pour mettre bas l'enfant

Faudra-t-il exiler plus au Nord

Parlez-moi ... écoutez un instant

Le silence de la peur ... dites-leur

Parlez franc ... j'ai la voix s'épuisant

Quand l'Amour est absent de vos coeurs

Parlez-moi ... dites-moi qui je suis, dD'où je viens où je vais parlez-moi

Parlez fort ... quelque chose me dit que ce lien qui se tait n'est pas mort

Parlez-moi ... dites-moi si je sens aussi bien le bonheur dites-leur

Parlez franc ... quelque chose me prend haut le cœur ... ô dormant ... j'en ai peur

 

J'entends la mer

j'entends la mer rouler d'écume jusqu'à la terre toucher l'enclume

briser les tours du silence j'entends la mer des lieux d'avance

d'aussi loin que ma main te cherche sur l'autre rive quand je traverse

sans équivoque et sans détour j'entends la mer rouler tambour

j'ai souvenir de bleu, de vert nous marchions pour la première fois

entre l'écorce et la chair je buvais l'amour dans ta voix

quand je bascule dans la misère sans même attendre rien de toi

de ma blessure à ta lumière  j'entends tes yeux se poser sur moi

 

et je navigue sans effort pour revenir de l'au-delà

quand je navigue à ton bord la peur n'existe pas ... n'existe pas ...

 

j'entends des pas sur la dune une ombre sous le clair de lune

je n'aurais pas choisi mon heure si elle n'avait été bonheur

sur aussi peu qu'un peu de paille j'irais dormir dans la faille

entre désespoir et trépas j'entends des pas venir à moi

j'ai souvenir d'un vent si fier nous marchions pour la première fois

entre maison et rivière je pleurais l'amour dans ta voix

quand les larmes me sont amères sans me défendre de la croix

de ta paume à mon suaire j'entends ton cœur se poser sur moi

 

et je navigue sans effort pour revenir de l'au-delà

quand je navigue à ton bord la peur n'existe pas ... n'existe pas

 

 

 

L'Indien et
l'homme blanc

 

 

Salut l'Indien, quand ça va pas où est-ce que tu vas?

Salut l'Indien, quand c'pas parfait qu'est-ce que tu fais?

Pis toé l'homme blanc qui sème du vent

Sens-tu la fin au bout d'ton champs

Salut l'Indien, on t'a acheté ta dignité

Salut l'Indien, t'as tout c'qu'y faut pour être plus beau

Pis toé l'homme blanc sais-tu seulement

Aimer les tiens tout simplement

 

Comment on fait pour le respect

De d'autres idées qui sont pas d'toé

Qui sont d'ailleurs souvent meilleures

Pensées d'amour au jour le jour

Du plus petit jusqu'au plus grand

Tu sèmes entr'eux le mors aux dents

 

Salut l'Indien, pour faire un pas ça t'coûte un bras

Salut l'Indien, on troque ta paix pour du progrès

Pis toé l'homme blanc sais-tu seulement

Aimer les tiens tout simplement

Salut l'Indien, on t'abrutit à l'eau de vie

Salut l'Indien, on t'a volé ta liberté

 

D'aller plus loin de tendre la main

Pour d'autres raisons, d'une autre façon

Sans la violence ni la souffrance

En harmonie avec la vie

Tu vas au cœur avec chaleur

Tu r'gardes autour avec amour

 

Salut l'Indien, quand ça va pas où est-ce que tu vas?

Salut l'Indien, quand c'pas parfait qu'est-ce que tu fais?

Pis toé l'homme blanc sais-tu seulement

ouvrir ton cœur tout simplement

Pis toé l'homme blanc sais-tu seulement

aimer les tiens tout simplement

 

(Avril 1990)

 

BON VOYAGE, OIE SAUVAGE

Bon voyage  oie sauvage ... tu t'en vas loin d'ici

sur des plages d'oies sauvages, tu rêves de paradis toi aussi

 

ton pays c'est les nuages sur fond bleu ciel de nuit

c'est le froid c'est l'orage et ton cœur trop soumis

ton pays est feuillage qui s'éteint sous la pluie

A coup de recyclage tu rêves ta vie toi aussi

 

ton pays c'est l'esclavage dans tes os tu vieillis

le soir au marécage tu rêves de sursis

ton pays est village en saison de fusils

et la mort au passage te prive d'un ami toi aussi

 

ton pays est en cage sous des lois de mépris

ailleurs dans ton sillage Lumière se réfugie

ton pays c'est l'image de l'AMOUR infini

dans ton cœur d'oie sauvage un Cri pour un pays... toi aussi

 

Bon voyage  oie sauvage ... tu t'en vas loin d'ici

sur des plages d'oies sauvages, tu rêves de paradis toi aussi

 

Bon voyage, oie sauvage ... tu reviendras ici

en langage d'oie sauvage, aimer c'est pour la vie toi aussi ...

 

 

 

b