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 Survivre

 

© Francine Larose
Tous droits réservés

 

On ne peut reproduire aucun extrait de ce site sous quelque forme
ou par quelque procédé que ce soit sans avoir obtenu
au préalable la permission écrite de l'auteure Francine Larose.

 

 

Charme rose

Fais-moi savoir ...

Tends la main (nu intégral)

Pour déranger

La tendresse bordel !

Espoir

Solitude humaine

Douze stations d'une Passion

La Mutante

Personne

Histoire de cœur

L'Indomptable

Comment te faire la cour

Mon chant de l'oiseau

Magnifique démesure

Une vie après l'amour

Perséides

Pas tellement la beauté

De l'encre sur les doigts

Chagrin de vie

Je veux rentrer chez moi

 

L'irréversible

J'ai eu vent

Tendre absence..., doux silence'

Ne me dis surtout pas ...

Dernière barrière

Combien de fois suis-je tombée ... ?

Quelle aventure !

Au nom de sa foi

Passion de toi

Cœur de pomme

Presque Divine

On m'a volé ça !

Beau Chagrin

Combien de temps encore ?

Coup de foudre

Requiem pour âme en détresse

À fleur de peau

Romance d'âmes sœurs

Vertigini...

Le Grand Saut (vision optimiste)

Le Grand Saut (vision pessimiste)

Nature Chevalière

Credo solitaire

Prière du pardon à "son Dieu"

Depuis...

Tragédie grecque

J'ai vu l'ange

Épitaphe

Je porte…

Pau-M  Da-mour

Survivre aux ronds dans l’eau

Vivre à l’heure de la Terre

Une toute autre histoire

Rêve d’hommilité

La prière des mots

Complainte…

Sur un air de quatre saisons

Ode à la nature

Car toutes choses

Femme Chamane

Transformer

 

 

 

 

CHARME  ROSE

Verbiage poetic III

 

 

Pour un charme rose, une dose … d’apothéose

Dans un bruit silence, pale imitation de naissance

Pour ce désir chaotique, un baiser pathétique

 

S’en tenir à l’ordre des choses, pause dans la névrose

Convertir l’impuissance en portail d’arrogance

Dans un esprit critique, réalité chimérique

 

Dans un aveu s’opposent perfection et gnose

Pour contrer l’ignorance, abolir les influences

Sur voie mélancolique, absence dramatique

 

Sans raison, ni cause, tout repose en osmose

Sur la décadence d’une certaine jouissance

Pour défrayer la chronique, joyau anarchique

 

Une fin du monde sous hypnose s’impose

En dépit de tout espoir d’une romance en dormance

Dans un défi initiatique en phase excentrique

 

Des mots pour décrire la chose grandiose

Qui n’a d’essence que dans l’apparence

Verbiage poétique pour un cœur amnésique

 

  (23 Décembre 2017)

 

 

 

 

FAIS-MOI SAVOIR ...

 

 

Par les bruits de la rue, les faux pas de la vie

Sur un malentendu, les ébats de minuit

Sous la voûte étoilée, aux portes du paradis

Avec ou sans papier, au dehors sous la pluie

Dans le froid de l’hiver, dans son entièreté

Au rivage de la mer, sur île inhabitée

À chaque point de vue, lorsque tout désespère

À chaque coin de rue, dans mon cœur, c’est l’enfer

  

Qui que tu sois, où que tu sois

Avant ce soir, fais-moi savoir

Fais-moi savoir … que je ne suis pas seule

Je m’apprête à quitter ce désert

Qui que tu sois, où que tu sois

Fais-moi savoir … que je ne suis pas seule

Sur cette rue, dans cette ville, en ce pays, sur cette Terre

  

Depuis ma tendre enfance

Dans ma bulle de survie

Je suis la sans-abri perdue d’avance

Mes rêves d’itinérance

Me font vieillir d’oubli

Depuis ma poésie jusqu’à l’indifférence

  

Qui que tu sois, où que tu sois

Avant ce soir, fais-moi savoir

Fais-moi savoir … que je ne suis pas seule

Je m’apprête à quitter ce désert

Qui que tu sois, où que tu sois

Fais-moi savoir … que je ne suis pas seule

Sur cette rue, dans cette ville, en ce pays, sur cette Terre

 

 (16 Décembre 2017)

 

 

 

 

TENDS LA MAIN

Nu intégral

 

 

Comme dans une peine d’amour

T’as l’air d’être guéri de jour

C’est la nuit que ça fait plus mal

Sous voûte étoilée, nu intégral … Tends la main …

Quand t’écris « au secours »

Sans faute, et sans détour

Menacée par une arme illégale

Le cœur assiégé, nu intégral … Tends la main …

 

Tends la main, tu verras bien

Si quelqu’un la saisit en chemin, Tends la main …

 

Quand tu parles à des sourds

Pis que t’as tout fait pour

Cacher ta nature animale

Piège à éviter, nu intégral … Tends la main …

Si de loin tu savoures

Ton heure de bravoure

Une vie déguisée en charme fatal

Désespérée, nu intégral … Tends la main …

 

Tends la main, tu verras bien

Si quelqu’un la saisit en chemin, Tends la main …

 

Parce qu’un vol de vautours

Atterrit dans ta cour

Dans ton cœur de chacal

Ça tourne au bonheur, nu intégral … Tends la main …

Quand en dernier recours

T’auras fait le tour

De ta folie mentale

T’auras vécu ta vie, nu intégral … Tends la main …

 

Tends la main, tu verras bien

Si quelqu’un la saisit en chemin, Tends la main …

 (9 Décembre 2017)

 

 

 

 

POUR DÉRANGER

Verbiage poetic II

 

 

Pour ceux qui peuvent encore être étonnés

Dans une conscience qui n’est plus vierge

Parler peut déranger, se taire peut tuer

Y a-t-il force ici à brûler des cierges ?

 

On stoppe les replies sur soi

Quand il se passe n’importe quoi

On arrête de s’apitoyer sur son sort

Et une fois encore, on sort

Rompre avec la dépendance, et tomber en amour

Reconnaître la différence entre nuit et jour

Entre aimer avec silence, parfum et velours

Et aimer avec l’innocence de l’enfance tout court

 

Quand l’Amour aura été partagé

Un peu, beaucoup, passionnément, avec tu sais qui

Alors seulement, pourrons-nous tout laisser

Et tendrement quitter cette vie

Quand auront été tués

Les démons, les angoisses, et l’ennui

Dans nos têtes, tout sera bouleversé

Mais nos cœurs seront libres de défi

 

Car les détracteurs ont l’embarras du choix

Quand vient la saison des récoltes

Y’a l’imbécile heureux qui s’en donne à cœur joie

Toujours prêt à fomenter une révolte

Pour ce qui peut encore nous surprendre

Dans un monde pavé de complots

Encore faut-il savoir défendre

Cette force en nous qui existe par défaut

 

Avoir le courage de ses actes

Bien avant la signature d’un pacte

Ferait de nous des êtres articulés

Quand parler peut déranger, et se taire, tuer

      (30 Novembre 2017)

 

 

 

 

LA TENDRESSE  BORDEL !

 

 

Quand il l’a quittée, ne restait plus personne

Comment se résigner quand sa voix résonne

Que son corps a déjà tout dévoilé

Personne d’autre ne pourra témoigner

Chaque nuit, chaque jour, chaque heure qui sonne

Dans le livre de l’Amour, qui reçoit, qui donne

Personne pour dormir dans la chaleur dorée

À ce point trahir, le cœur ne va pas résister

 

Va d’abord s’effondrer dans de sombres profondeurs

Puis de battre va cesser, passer l’hiver sans chaleur

Mais pendant ce temps …

La musique devient violence, Entre solitude et silence

À perdre de vue l’essentiel, Impossible de vivre sans elle

La tendresse, bordel !

 

 Mais moi, personne ne me quitte parce que j’ai personne

 

 De ces souvenirs, un seul ne va pas fléchir

Là où il est permis d’espérer

Où la vie peut encore étonner

L’enfant deviendra l’homme à chérir

 

Quand la tempête sera passée, que les épaves auront coulé

Guérir les blessures du dedans en suivant le courant

Mais en attendant …

La musique devient violence, Entre solitude et silence

À perdre de vue l’essentiel, Impossible de vivre sans elle

La tendresse, bordel !

 

Mais moi, personne ne me quitte parce que j’ai personne 

   

  (23 Novembre 2017)

 

 

 

 

ESPOIR

 

La bêtise me frise la mèche que j’ai courte

Chaque fois qu’on déterre la hache de guerre

De vos ombres qui errent, je n’en ai que faire

Qu’on se le dise une fois pour toute

 

Je porte le flambeau de tous ceux qui doutent

De l’art de l’amour entre ses père et mère

À chaque jour que la sainte histoire récupère

Je porte haut le panneau de la déroute

 

À l’aube d’une génération à l’écoute

Tout ce que touchent nos dirigeants s’altère

Après la douche, je dors nue sur cette Terre

Et l’autre raison me fait prendre la route

 

Là où toute illusion me fait perdre la joute

J’aspire à plus d’être que d’avoir, à plus d’air

Sous le signe de la bête, les feux de l’Enfer

N’auront de cesse de me rendre à bout

 

Si vous lisez ceci, et ne savez que penser

Mes sœurs, mes frères, soyez rassurés

Jamais je n’oserai le geste qui tue

Quand bien même on m’aurait volé ma vertu

 

La vie est trop précieuse pour ici déserter

Les tranchées pieuses d’une mémoire flouée

Je reste debout dans la boue des rues

À briller d’une lueur qu’ils n’auront pas vaincue

 

Dans les sombres coulisses d’un prétendu pouvoir

Avec douceur se glissent des rêves d’enfants

Pour contrer la folie démesurée des Grands

Et redonner vie à l’ultime Espoir

   

  (Septembre 2017)

 

 

 

 

SOLITUDE  HUMAINE

 

 

Sable, et océan - Vagues et soleil

Et brise saline - Et sa voix !

Plage, parasol, et verres fumés

Chapeau de paille - Et sa main !

 

Pieds nus en paréo - Chaleur et langueur

Cumulus et ciel bleu - Et ses yeux ! – ses yeux

 

Fruits de mer, eau de source, Matinée fraîcheur

Nudité, espresso - Et ses lèvres !

Sourire et silence - Désir et absence

Soupir, impatience - Et son cœur !

 

Plaisir de tous les sens, Tendresse et moiteur

Amour, volupté - Et ma solitude ! Solitude

 

Voyage, amitié – Poésie, et guitare

Conscience et espoir - Et mon rêve !

 

Patte d’ours - Plume d’aigle, Loup blanc – Croissant de Lune

Terre de nos ancêtres, Et cette conception du monde

 

Pour quelle humanitude, cette sollicitude

Divine plénitude, humaine solitude

   

  (Juillet 2017)

 

 

 

 

DOUZE  STATIONS

D'UNE PASSION

 

 

Station 1 – La condamnation

De quoi m’accuse-t-on si ce n’est d’aimer

Intensément trop, ou peut-être pas assez

Mais qu’est-ce que l’Amour

S’il ne met pas en péril ma piètre vie

S’il n’atteint pas à mes jours

Pourquoi le cacher dans la nuit ?

 

Station 2 – Chargée du poids du passé

Sur mon chemin de Toi

Devenue mon ultime inspiration

Après des lunes d’obsession

J’ai cherché l’ombre sous mon propre toit

 

Station 3 – Tombée sous le poids de l’absence

Sans m’arrêter j’ai parcouru cent fois

La distance du ciel à l’enfer

Et résisté à l’oubli, et pourquoi ?

Fallait-il aussi résister à l’hiver ?

 

Station 4 – Rencontre avec l’amitié

J’étais seule, et ne l’étais plus

Puisqu’elle a insisté pour m’accompagner

Dans ce voyage, sa main tendue

Vers mon cœur en mal d’exister

 

Station 5 – Porter le poids du désespoir

Un Ange est venu assister

À mon plus grand chagrin

Sans dire un mot, derrière la porte fermée

J’ai dormi dans ses bras jusqu’au matin

 

Station 6 – Une vallée de larmes

Dans cette arène sans frontière

Avait lieu la guerre la plus meurtrière

Après toutes ces larmes versées

Pendant tant de nuits, tant de jours

À bout de souffle, on s’est acharné

Quand plus rien ne vivait autour

 

Station 7 – Tombée pour une seconde fois

Malgré l’incohérence de la situation

Après plus de temps qu’il n’en faut

Pour séparer le vrai du faux

Avec du secours dépourvu de raison

S’est ouvert un ciel au solstice

Tellement bleu sous tant d’injustice

 

Station 8 – Consolation de l’entourage

Dans une vague d’incompréhension

Vers autrui me suis tournée

Pour faire taire les conversations

Et un peu de paix inspirer

 

Station 9 – Tombée pour la troisième fois

Dans tes yeux la voie lactée

A bouleversé mon destin

Et mon cœur chaviré au bord du chemin

A succombé, je suis retombée

 

Station 10 – Dépouillée de mon identité

Mise à nue devant tant de peine

La blessure était de taille

Sur cette place je n’étais plus humaine

À peine traitée comme du bétail

 

Station 11 – Dommage collatéral (crucifixion)

Quand le « non » fut prononcé

Sans larme, mais avec émotion

Que la Lumière en fut accablée

S’évanouirent toutes mes illusions

 

Station 12 – Délivrée de et par la mort

D’âme à âme, de cœur à cœur, dans ma vie

Tu devenais la flamme d’une tragédie

Depuis ce premier regard

Jusqu’à la condamnation

Tu auras été, sans le savoir

La plus troublante des Passions

   

  (Juin 2017)

 

 

 

 

 

LA  MUTANTE

 

 

Elle était prête à sacrifier la Mort et l’Anneau

Et tout donner pour de l’Or et des Oiseaux

Mais la fin des temps n’étant pas arrivée

Il était normal qu’elle s’en tienne à respirer

 

Pendant que le vagin vagine à ses occupations

Le cœur s’abîme dans une relation passionnelle

Qui relève bien plus d’une détresse réelle

Et d’un amour à tendance fusionnelle

Sans même avoir pu toucher à l’essentiel

Que d’un moi à la recherche de compassion

 

En vérité, il n’existe aucun moi quand on aime

C’est quand on connaît le combat de l’autre

Qu’on a goûté à sa tendresse humaine

Que l’âme est devenue l’apôtre

Dans un scénario de peines refoulées

Qu’on ne peut plus s’en séparer

 

Quand l’essentiel de son existence

Nous aura été dévoilé

Que les rouages de sa pensée

N’auront plus de secret, ni son silence

Alors pourrons-nous affirmer que nous aimons

Totalement et sans restriction

 

Elle arrivait d’un ailleurs lointain

Un ailleurs sans milieu ni frontières

Tout pour elle était à refaire

Dans un monde d’ignorance sans fin

 

Elle apportait l’eau à nos moulins d’antan

La chaleur au froid de nos glaciers

La fleur des champs à nos pieds

Et l’infini dans nos cœurs d’enfants

 

Elle était là devant moi, Sans larmes, et sans attente

De l’amour au bout des doigts, Et dans ses yeux de Mutante

 

 

  (Juin 2017)

 

 

 

 

PERSONNE

 

 

Personne je suis parfois rire, parfois pleurer

Et chanson quand la douleur me fait chanter

Poésie quand l’histoire veut me changer

Pour que je devienne Personne à tourmenter

 

Personne je suis la dérive et le but fixé

Cette ligne de vie pour ceux à venir

Quand il n’y a plus Personne à aimer

Si je sais vivre, dans ce vivre, j’apprends le mourir

 

Personne je suis la sœur, l’amie, l’amante, l’amoureuse

Celle qui aime à dépasser la mesure

À créer l’insoutenable déchirure

Au contact de Personne, je suis la douloureuse

 

Personne je suis trop souvent Guerre

Qui tue sans distinction de race, de religion, pour rien

Trop peu souvent je suis Paix pour Humains

Si ce n’est pour le repos de l’âme, après la prière

 

Quand je m’évertue à vouloir faire

Personne je suis, dans cette forêt d’Éden

Qui meurt brisée par tant de chaînes (chênes)

Pour s’endormir de nos chimères

 

Si j’en viens à faire ce que je dois

Sans être bonne, ni Personne fière

Ne te leurre pas, quand dehors il fait ce froid

Il serait trop pesant de ne rien faire

 

Pour ne pas profaner ce visage qui aura dérivé

Sur un océan de mirages à perte de vue, noyé

Dans l’oubli de son identité, cette étincelle de vie

Personne ne viendra clamer qui je suis !

 

Personne je suis de la petite misère

À souiller les âmes de l’intérieur

Quand la folie s’accouple à l’ordinaire

Pour quelques billets qui ne sont plus malheur

 

Personne je suis quand paraît le soleil

Que la Lumière embrase la cité

Bien avant l’heure du réveil

Bien avant ce jour espéré

 

Éclaboussée par tant de beauté qui rayonne

Alors dis-moi pourquoi je suis Personne ?

 

 

  (Juin 2017)

 

 

 

HISTOIRE  DE  CŒUR

 

 

C’est une histoire de cœur

Qui a déjà quitté la scène

Dans une indescriptible douleur

Plus intense qu’une simple peine

D’amour, l’épreuve d’une vie

Une leçon fondamentale, un cri

 

Pour en sortir de ces sentiers battus

De ces voies sans issues

Réduire à néant sa zone de confort

Et prendre la route vers le Nord

 

Arrêter de tourner en rond

Traverser le pont pour de bon

D’un passé à l’inévitable présent

Rentrer chez soi maintenant

 

Arrêter le flot des pensées

Au bout de cet océan de courage

Telle une vague échouée

Dans les bras du rivage

 

Accablée d’une douce langueur

Suivie d’impérissables souvenirs

Cette vie est tout, sauf du bonheur

Pour une âme pressée d’en finir

 

C’est une histoire de cœur

Qui n’a de limite que cette infinité

De lumières repoussant la noirceur

Plus intense dans son entièreté

Que d’amour dans sa mélancolie

Une histoire à mourir la nuit

 

 (Mai 2017)

 

 

 

 

L'INDOMPTABLE

 

 

Je viens à toi les mains vides

Mais le cœur gonflé d’amour

Avant que sur ton front n'apparaisse une seule ride

J’aurai mille fois fait la cour

À un cœur qui se débat entre amour et rage

Ne reculant devant aucun obstacle

Entre l’Intimité et le Sauvage

Aucun danger, aucun miracle

 

Pour entendre résonner ton rire

Depuis les hauteurs enneigées

Avoir la joie de t’observer vivre

Dans l’exotisme d’un pays éloigné

Aucune muraille haute n’est assez

Pour que s’opère la magie

D’en modifier les lois de la nudité

Pour contempler tes ébats de minuit

 

Qui ne se saoule ni ne s’assouvit

De rester éveillée pour t’écouter respirer

Qui n’en veut plus de cette autre vie

De celle qui anéantit toute destinée

Pour forger à même sa douleur

Son rêve délicatement consumé

Et se mourir de sécher tes pleurs

Dans une toute autre réalité

 

Et si depuis toute éternité

Les âmes sœurs se sont reconnues

À travers l’immensité

Pourquoi ta voix s’est-elle tut ?

Si depuis des lunes virginales

Les Déesses existent pour dénouer

Tes détresses marginales

Pourquoi les avoir désertées ?

 

Ce qu’est devenue l’Indomptable

Nul ne l’a jamais su

Drapée d’espoir insurmontable

Je ne l’ai pas revue non plus

 

 (Mai 2017)

 

 

 

 

COMMENT  TE  FAIRE  LA  COUR

 

 

À ta rencontre je suis allée

T’offrir mon plus beau plumage

Dans une danse aux mains liées

Sur les lèvres, mon plus beau langage

J’allais m’agenouiller à tes pieds

Le cœur entièrement ouvert

Les ailes toutes déployées

Et l’âme arrachée à la Terre

 

Mais pour tout dire, tu n’es pas mon genre

Plutôt le genre de ma dépendance

Celle qui transforme en souffrance

Les plus belles légendes d’amour

Au jardin secret de toute existence

Je me demande encore comment te faire la cour

 

De Chevalier servant à Lady princesse

On passe en mode détresse

Bien avant le premier baiser

Avant le premier « je t’aime » prononcé

À la lumière de nos transparences

Choisir l’intégrité de toute vertu

Dans ce duel perdu d’avance

Rêve abandonné au coin d’une rue

 

Aucune excuse à évoquer

Aucune porte de sortie pour fuir

Prisonnière d’une toile bien tissée

D’un cercle vicieux qui transpire

Solitude de la tête aux pieds

Dans une incertitude à définir

Les bas fonds de tout un passé

Qui blesse encore, et m’attendre au pire

 

À manier le verbe aussi indécemment

Qu’être prise de vitesse sur une voie

Qui mène si je ne m’abuse nulle part

J’ai cet interminable sentiment

D’être à la croisée d’un moi

En phase terminale de hasard

Et brûle d’impatience de donner foi

À tout ce foutu bazar

 

À la première étoile du soir

Je fais ce vœu pieux

D’assumer ce triste au-revoir

Et ces larmes dans tes yeux

J’abandonne la quête d’une vie

Qui fut celle de te séduire

Tout ce qui reste, c’est cette nuit

Où je pourrai enfin m’endormir

 

 (Mai 2017)

 

 

 

 

MON CHANT DE L'OISEAU

 

 

Après la misère, et les bras de fer

Besoin de réchauffer mes os

De me perdre en mer, noyée de mystère

Savoir que la vie est dans l’eau

Le pouvoir dans la guerre, croyance éphémère

Se réveiller dans un berceau

Et flotter dans l’air, vue d’en haut la Terre

C’est encore, c’est encore plus beau

 

 Pourquoi n’entendez-vous pas MON CHANT DE L’OISEAU

À l’heure où le soleil s’éteint, à la lueur d’un flambeau

Pourquoi personne ne répond à l’enfant, à l’ado

À l’adulte, à l’aînée, pourquoi ce silence par défaut

Le cœur barricadé derrière des barreaux

Les mains attachées dans le dos

Un boulet aux pieds, sur les yeux un bandeau

Pourquoi n’entendez-vous pas MON CHANT DE L’OISEAU

 

J’ai quitté la maison un soir de novembre

Pour écrire la chanson de l’oiseau qui semble

N’avoir aucun nid où reposer ses ailes

Pas plus qu’une vie pour me parler d’elle

 

Même après la vaillance, jusqu’à demain l’aurore

Après tant d’extravagance, sous son aile je m’endors

Au bleu de ses yeux s’ajoute un trésor

À portée des cieux, sous la toison d’or

  

Après la misère, et les bras de fer

Besoin de réchauffer mes os

De me perdre en mer, noyée de mystère

Savoir que la vie est dans l’eau

Le pouvoir dans la guerre, croyance éphémère

Se réveiller dans un berceau

Et flotter dans l’air, vue d’en haut la Terre

C’est encore, c’est encore plus beau

 

(Avril 2017)

 

 

 

 

MAGNIFIQUE  DÉMESURE

 

 

Si magnifiquement dévastée

Comme un pays après la guerre

Ou un tremblement de terre

Ce qui était entier est maintenant morcelé

 

Si démesurément mal aimée

Comme cette enfant qui erre

Dans des palais noirs de fer

Le cœur à la fois battant mais bien rouillé

 

Quand n’aurai-je de cesse de m’élever

Pour toucher ta compassion

Devant la vastitude d’un cœur blessé

Devant l’étendue de la fusion

 

Vivante après tant de larmes versées

Au bout de tant d’abandons

De l’enfance à l’adulte, noyée

Dans un gouffre sans bord ni fond

 

Je vis pour démasquer mon impuissance

Aux limites de l’incompétence

Dans un imaginaire à outrance

Où se révèle mon ignorance

 

Je ne cherche plus dans le noir

L’âme qui s’immole sur l’autel du désespoir

Parce que la ronde est infernale à voir

Plutôt mourir que cette envie d’émouvoir

 

De cette solitude deux fois malsaine

Quand le doute rongera tes entrailles

Je ne serai plus celle qui goûte en détail

À cette liberté vibrante qui coule dans tes veines

 

Je tombe encore en amour avec l’amour pur

Ne me cherche pas dans les bordels souterrains

À l’heure où les rêves ne sont plus humains

Je tombe dans cette magnifique démesure

  

(Fév. 2017)

 

 

 

 

UNE  VIE  APRÈS  L'AMOUR

 

 

 Ça date d’hier à autrefois

Pas eu de chance après toi

La vie ne fait pas de cadeau

J’en ai des sueurs dans le dos

Maintenant que j’vis au quart de tour

Y a-t-il une vie après l’amour?

 

Je ne cherche plus le bonheur

Derrière le mur des malheurs

Pour prendre un autre chemin

Je ferme à clé mon chagrin

Dans ce cœur inhabité

Encore personne à aimer

 

Pour survivre à la rupture

Faut réinventer le futur

Car rien n’est laissé au hasard

Dans ce monde au bord du noir

Et rien ne souffre d’abandon

Dans cette création

 

L’abeille a l’apiculteur, Le chien, son meilleur ami, l’Homme

Le dauphin, la mer, Le lion, la lionne

L’enfant a sa mère, L’étudiant, son enseignant

L’amant, sa maîtresse, Qu’elle soit ange ou tigresse

Le patient, son médecin, Le pays, son politicien

Le prêtre a son Dieu, L’itinérant, le passant

 

Faut-il y croire pour que se manifeste

Un semblant de paradis terrestre

En ce qui me concerne, je veux tout oublier

Toi, as-tu quelqu’un dans ta vie pour t’aimer ?

 

Ça date d’hier à autrefois

Pas eu de chance avec toi

Maintenant que j’vis au quart de tour

Y a-t-il une vie après l’amour?

 

  (Fév. 2017)

 

 

 

 

PERSÉIDES

 

 

Une étoile à ton front

Celle qui brille de mille feux

Pour traverser le pont à deux

 

Une étoile sur tes lèvres

Celles qui parlent d’amour

Pour dissiper la fièvre des mauvais jours

 

Une étoile à ton cœur

Celui qui aime autrement

Pour semer du bonheur librement

 

Une étoile à ta main

Celle qui se tend

Pour protéger le destin du tourment

 

Une étoile à ton centre

Celle d’où naîtra l’autre toi

Au creux de ton ventre survivra

 

Toute la lumière de ces étoiles

Est devenue essentielle

Pour créer l’arc-en-ciel

Qui anime la toile

 

Tu es choisie entre toutes

Pour libérer du karma

Ces cœurs prisonniers du doute

Car toutes les étoiles sont en toi

 

Pour traverser le voile

Depuis l’aurore jusqu’à boréale

  

(Déc. 2016)

 

 

 

 

PAS  TELLEMENT  LA  BEAUTÉ

 

 

Pas tellement la beauté de ton visage

Plutôt celle qui se dégage

De tout ton corps et âme

En devenir quand ils s’enflamment

 

Depuis cette tendance au réalisme

Qui me fait de plus en plus sentir

Les contours de ton charisme

De plus en plus à me définir

 

Autant que ton humanisme

Cherche à m’étourdir

À l’aube d’un idéalisme

Sans faille à te découvrir

 

Suite à ces traumatismes

D’une enfance à guérir

Transportée par altruisme

Aux frontières de ton sourire

 

Au cœur de ton magnétisme

Cette lumière qui inspire

De chaque facette du prisme

Les ténèbres à s’enfuir

 

Pas tellement que je deviens sage

À l’approche du grand âge

Plutôt l’union de nos âmes

Où se forge l’or de la flamme

 

Pas tellement la Beauté

Que l’étoile d’un Mage

Qui t’ouvre la Voie lactée

En guise d’hommage

 

(Déc. 2016)

 

 

 

 

 

DE  L'ENCRE  SUR  LES  DOIGTS

 

 

Pour avoir touché le fond, Du rêve, de l’illusion

Avoir vécu l’abandon, De saison en saison

Jusqu’à saper l’ambition, Après des années salon

Pour déjouer mes démons, Chaque fois que je dis ton nom

Arrête de sauter les plombs

D’raser les murs de la dérision

Comme la montagne cache l’horizon

Ma peine, (cache) ma prison

 

Depuis mes peurs de l’enfance, j’entends ton absence

Après avoir connu - toutes les nuances de la souffrance

Pour avoir eu envie de toi, Sur le papier confidence

Une nuit à la fois, de l’encre sur les doigts – innocence

 

Pour avoir croisé le fer, Aux portes de l’enfer

Avoir connu l’autre misère, Celle qui dérobe la lumière

Avoir dépassé les frontières, histoire de changer d’air

Pour avoir sauté la barrière, avant de me taire

Arrête de partir en guerre

De tout briser sur terre

Comme la montagne cache la mer

Mes larmes, (cachent) mon désert

 

Avec les peurs de l’enfance qui n’ont plus d’importance

Après avoir connu - toutes les nuances de la souffrance

Pour avoir eu envie de toi, Sur le papier du silence

Une nuit à la fois, de l’encre sur les doigts – allégeance

 

Pour avoir flairé l’amour, en ce matin de bravoure

Où tous les désirs du jour, volaient à mon secours

Après tous les détours, pour éviter les discours

Oublier les contours d’un cœur prisonnier dans sa tour

Arrête ces pleurs par trop lourds

Aux aveux de mes toujours

Comme la montagne ombrage la cour

Mon désespoir, (cache) le jour

 

Avec les peurs de l’enfance pour ignorer la décadence

Après avoir connu - toutes les nuances de la souffrance

Pour avoir eu envie de toi, Sur le papier espérance

Une nuit à la fois, de l’encre sur les doigts – délinquance

 

 

(Oct. 2016/Fév. 2017)

 

 

 

 

CHAGRIN  DE  VIE

 

 

Perdue dans cet été hiver devenu

Quand juin devient soudain décembre

Mon âme succombe à l’impromptu

J’irais bien dormir dans ta chambre

Prendre d’assaut tes rêves de vie

Qui me seront à jamais inconnus

Dans le silence de ce feu maudit

À la conquête de ta beauté nue

 

Mon âme, mon refuge, ma soif d’amour

Quand s’éveillera une aube nouvelle

Après les larmes versées à contre-jour

Après ce déluge, et la saison rebelle

Sur la mer de tes yeux, j’aurai dérivé

Bien avant d’ouvrir mes propres ailes

À tes pieds, sous pleine lune, j’aurai sombré

Dans les abysses d’un noir ciel

 

Les vagues se brisent sur la grève

Où le cœur se plait à mourir

En cette nuit beaucoup trop brève

Pour penser te conquérir

Un besoin de tendresse pure

Me retient alors d’en finir

Si je ne m’abuse, ce sera toi mon futur

Et ma muse pour des vies à venir

 

Perdue à quelques méandres

D’un cœur en mal de fusion amoureuse

Pour avoir reconnu ton geste tendre

D’accueillir mes angoisses ténébreuses

Dans le miroir de la nuit, sèche tes yeux

C’est une histoire que j’oublie, comme ils sont bleus

Pour embrasser cette folie, serons-nous Dieux

Dans ce voyage infini vers les Cieux

 

Mon dernier mot n’est pas encore dit

Et mon dernier souffle à peine trahi

J’irai me lover dans le plus bleu des creux

Là où la Vie ne nous fera jamais deux

 

Pour compléter ce tableau inédit

Tel est mon chagrin de vie

 

(janvier 2017)

 

 

 

 

JE  VEUX  RENTRER  CHEZ  MOI

(Lettre à mon agresseur)

 

 

Sans mettre de gants, tu m’as rentré dedans

Tu as cassé mes os, tu m’as brisé l’égo

Tu t’promène en liberté, Dans les rues de ma ville

Moi j’ai une vie ratée, Toi, l’autorité tranquille

 

Pour avoir dénoncé, réveillé la terreur

Me retrouve piégée, dans un cercle d’horreur

Ça s’appelle force de l’ordre, pour qui les bénéfices ?

Après s’être fait mordre, Qui croit en ta justice ?

 

Quand tu joues dans mes plates-bandes

J’perds le contrôle de mon territoire

Ça change rien le conseil de bande

Quand tu abuses tous nos espoirs

 

Avec l’indécision de nos politiciens

Semblant de position des journaux à potins

Je vais taire la parole pour éteindre un malaise

Devenir le symbole de tes foutues lois foutaises

 

Après débats et parlures

Du cœur dans l’ouverture

L’étalage d’émotions

Larmes de frustration

Sans ton écoute, ni ton accueil

Après m’être réfugiée dans le deuil

Hors de tout doute et de bonne foi

Je VEUX rentrer chez moi

 

 (1 déc. 2016)

 

 

 

 

L'IRRÉVERSIBLE

 

 

L’attente devenue insupportable

Que reste-t-il de cette amitié

De nos mains entrecroisées

Quel défi est resté sur la table

 

Je porte mes cheveux sur les yeux

Pour cacher à quel point je t’aime

Et j’écris des poèmes

Qui parlent de nous deux

 

De cet Ange immaculée

Devenue Ange désespérée

D’où vibre une corde sensible

Dans l’attente de l’IRRÉVERSIBLE

 

L’espoir même épuise les heures

De mon cœur tout en nuance

Dans ce manoir sans couleur

Blanc comme neige de la dernière chance

 

Je n’ai jamais forgé d’alliance

Autre que l’anneau de ton premier regard

Autre que le désespoir

D’un chagrin en mal de romance

 

Je n’ai d’extrême que cette liberté d’aimer

Quand j’aime, c’est plus fort que la folie

Dans sa plus grande simplicité

Quand j’aime, c’est pour la vie

 

Je ne laisserai pas tomber

Ce qui m’aide à me relever

Tout devient possible

Quand tu portes l’IRRÉVERSIBLE

 

 (7 MARS 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TENDRE ABSENCE... DOUX SILENCE

 

 

Cent fois je suis blessée d’être sans caresse

Sans voix, sans larme et sans tendresse

Alors résonne en moi ce doux silence

Quand tout m’afflige d’une tendre absence

 

Plus jamais la pluie ne lavera mon corps de cette nuit d’itinérance

De cette enfance qui n’ira plus jouer dehors

Et pour cela, j’ai tué de nous toute romance

 

Comment vivre dans ce vide intérieur où grincent les dents à force douleur

Ce matin, on m’a jeté un sort, celui de me refuser la Mort

Et l’amour s’échappe du cœur sur les ailes de l’innocence

Quand tu désertes son bonheur, l’âme plonge dans la décadence

 

Quand vient l’hiver quelle détresse que ce froid glacial qui brise les os

Les mots sont imbibés de tristesse à y laisser sa peau

Combien de fois t’ai-je appelée au chevet de mes angoisses

À genoux, j’ai supplié, combien de temps avant d’éteindre une race ?

 

Cent fois je suis blessée d’être sans caresse

Sans voix, sans larme et sans tendresse

Alors résonne en moi ce doux silence

Quand tout m’afflige d’une tendre absence

 

 (27 NOV 2015)

 

 

 

 

NE ME DIS SURTOUT PAS ...

 

 

Pour cueillir la douceur dans le creux de ta main

J’ai décompté les heures et caressé tes seins

Au bout d’une semaine j’avais dompté la haine

Et j’ai vu la douleur faire grandir le chagrin

 

En noyant de silence les aurores, les aveux

J’ai tué tes absences dans les matins frileux

Au bout d’une semaine j’avais brisé nos chaines

À pâlir les couleurs pour changer le destin

 

 Ne m’en veux pas de pleurer chaque jour

Les faux pas, les maladresses, les rêves sourds

Les désespoirs, les promesses de non-retour

Ne me dis surtout pas de ne pas tomber en amour

 

Pour retrouver la candeur et poursuivre mon chemin

Dans la grande noirceur, dévastée, sans moyen

Au bout d’une semaine, je serai bohémienne

Libérée de l’ampleur de ce combat sans fin

 

Au-delà de la peur, et du pouvoir humain

J’ai choisi le bonheur en guise de lendemain

Au bout d’une semaine, j’irai chanter ma peine

Avec une âme sœur, et le cœur musicien

 

 (9 MAI 2015)

 

 

 

 

 

DERNIÈRE BARRIÈRE

 

 

Dans la solitude rapiécée de l’âme sœur jumelle

L’amour s’est tué entre deux lunes pleines

Quand le point « g » du cœur c’était elle

Encore elle, ce sang ruisselant dans mes veines

Parce que d’elle tout était parfait

Chaque matin, mon soleil se levait

 

Après avoir dévoilé l’indicible sentiment

Dans la plus pure des traditions humaines

Après avoir convolé avec le pire des tourments

Banni à la dure toutes les longueurs de chaine

 

J’ai aimé dans l’ombre sans l’ombre d’un doute

Dans les froidures sombres j’ai repris ma route

À peine un regard, un revers de la main

Et sans crier gare, j’ai vaincu mon chagrin

 

 

On ne dit pas les mots qui basculent des vies

Quand viennent d’en haut les premiers des derniers cris

Les corps à corps en duo, les fausses modesties

On ne dit pas tout haut ce que pensent les abrutis

 

Quand tu tiens de l’Éther

Ta tête a besoin d’Air

Tes pieds doivent toucher la Terre

Tu ne devrais pas avoir à faire la Guerre

Pour ensuite déclarer l’Enfer

Dans les décombres salés de la Mer

 

Dans les coulisses abyssales

Se dressent les frontières du mal

Je serai la Première Sorcière

À franchir la Dernière Barrière

 

 (10 MARS 2015)

 

 

 

 

COMBIEN DE FOIS SUIS-JE TOMBÉE ?

 

 

À chacun de tes regards, trop d’émotion venait me troubler

Pour un instant de pur bonheur je t’ai aimée

Trop beau pour être vrai, mais aussi trop fort

Je flottais au-dessus de mon corps

Combien de fois suis-je tombée ?

 

De cet instant intense, pour toujours et à jamais

Je veux me souvenir comme d’un pays nouveau

Comme d’une étoile à ton reflet

Où il fait bon, où il fait chaud, où tout est beau

Combien de fois suis-je tombée ?

 

Dans le parler comme dans le non-dit de la passion

Tout est tendresse et grandiose illusion

Après avoir goûté à ce point « g » du cœur

Tu ne veux pas savoir pourquoi tout ce malheur

Combien de fois suis-je tombée ?

 

De cette détresse qui torture l’intérieur

Dans tes yeux de déesse, tu as réinventé le bonheur

Mais l’espoir vient avec des rêves à pleurer

Pour ne pas sombrer, fallait-il à tout prix résister ?

Combien de fois suis-je tombée ?

 

À ce jour, rien de ce qui fut nous n’est oublié,

Et pourtant, bientôt je le sais

Le temps à lui seul aura tôt fait de tout balayer

Et j’aurai cessé d’y croire à cause d’un certain hasard

 

Combien de fois suis-je tombée en amour ma bien-aimée ?

Autant de fois que tu m’en as inspirées …

 

 (2 février 2015)

 

 

 

 

QUELLE AVENTURE !

 

J'ai connu l'amertume, l'abandon, le rejet

Il en est passé des lunes à garder mes secrets

J’ai compté une à une mes peurs d’un air distrait

J’ai perdu trop de plumes à mes ailes … et après

 

Tombée dans le silence d’un océan bleu

Et dans ce vide immense, maudire le bon Dieu

T’aimer à outrance et te perdre au milieu

Sur une voie d’errance, consumée par le feu

 

J’ai marché dans la brume, prié à mon chevet

Je n’ai pas de fortune, et pas un seul projet

C’était la coutume de paraître satisfait

Mais la vie se consume trop vite … et après

 

Tombée dans cette transe ne fut pas un jeu

Pour apprendre la danse, j’ai fait de mon mieux

Arriver en avance, prétendre à l’audacieux

L’amour était intense, et tes yeux lumineux

 

J’ai parcouru les dunes aux bras du regret

Trop de fosses communes sans aucun filet

Comme cet aveu posthume restera muet

Je garde trois rancunes par défi … et après

 

Passé, présent, futur ne servent qu’à blesser

Nos cœurs sans armure, nos mains entrelacées

Nos regards en capture d'une étreinte inachevée

Pour éviter la rupture, il eut fallu lui résister

 

(25 janvier 2015)

 

 

 

 

 

AU NOM DE SA FOI

 

Je suis de tous les combats pour grandir en humanitude

Viennent les coups du sort, ébranler la galerie qui dort

Et de baisser les bras, je n’ai pas l’habitude

On ne tue pas son mentor au nom de sa foi, alors …

 

Pourquoi semer la frayeur dans la tête du monde

Un crayon sème du malheur, une victime à la seconde

Pour mesurer la blancheur d’une colombe

Comment survivre à l’ampleur d’une hécatombe

 

Je suis de tous les combats pour sortir de l’ingratitude

Que celui qui n’a jamais tort sorte de sa zone de confort

Pour transformer le débat en zone de plénitude

On ne tire pas sur un trésor au nom de sa foi, alors …

 

(17 janvier 2015)

 

 

 

 

 

PASSION DE TOI

 

J’aime le ciel quand il est bleu, l’arc-en-ciel quand il pleut

Tout ce qui s’appelle océan, mers du sud et sable blanc

J’aime les fleurs dans la nature, la forêt sous toutes ses coutures

La plaine du Saint-Laurent, et la montagne au bout du champ

J’aime l’oiseau quand il vole, et le cheval qui caracole

Le chat, le chien domestique, les petites bêtes aquatiques

J’aime les quatre saisons, l’printemps, l’automne et sa moisson

L’hiver et ses blancs sommets, l’été et son vert irlandais

 

Je rêve ma vie pourquoi pas, d’amour avec un grand « A »

Ce que j’aime par-dessus tout ça, c’est la « tam di le rilou… » passion de toi

 

J’aime le vent qui transporte les poussières de l’humanité

Dans un tourbillon à ma porte, comme ça j’peux m’en débarrasser

J’aime le temps qui ralentit quand je t’aime passionnément

J’aime autant rire de la vie parce qu’être en amour c’est troublant

J’aime la nuit et ses étoiles, et les aurores boréales

La chaleur des îles tropicales, et du nord, son froid glacial

Bien avant l’invention des guerres, c’était le paradis sur terre

J’ai un coup de cœur pour la planète, avant qu’elle ne soit désuète

 

Je rêve ma vie pourquoi pas, d’amour avec un grand « A »

Ce que j’aime par-dessus tout ça, c’est la « tam di le rilou… » passion de toi

 

(21 octobre 2014)

 

 

 

 

 

 

PRESQUE DIVINE 

 

Quand la sueur sur mon front aura perlé

À force de débattre sur une mort légitime

Que la terre aura été labourée

Jusque dans ses profondeurs les plus intimes

 

Quand mes bras seront fatigués d’avoir tant serré

L’arbre à souhait de son pied à sa cime

Que le ciel aura enfin pris sa teinte bleutée

Par des voies qui n’ont rien de maritimes

 

Quand mes pieds auront saigné d’avoir foulé

Tous les déserts de notre planète en ruine

Toutes ces villes aux grandes tours surpeuplées

Et ces forêts étranglées par leurs racines

 

Quand ma voix se sera enrouée

D’avoir chanté mille et un hymnes

En ces cathédrales où prient les guerriers

Au nom de l’Ordre en justifiant leurs crimes

 

Quand mon cœur de battre aura cessé

Sous le poids d’un certain régime

Que mes larmes auront séché

Et mes joues devenues opalines

Quand les vagues des océans auront roulé

Sur chaque rivage leurs algues marines

Que toute espèce ailée se sera posée

Sur des épaves noyées et rarissimes

 

Au fond de sombres terriers

Quand l’égo ne pourra plus plier l’échine

Que l’amertume aura tout décimé

Que n’aura survécu aucune victime

 

Je referai un monde

sans haine et sans bombe

Au-delà des blessures profondes

Un monde où l’Amour abonde

 

Alors reviendra la Lumière

Dissiper les ombres de cette Terre

Après tant de tueuses guerres

Sortir vainqueurs de cet enfer

  

 

27 septembre 2014

 

 

 

 

ON  M'A VOLÉ ÇA !

 

 

On m’a volé mon enfance quand j’étais sans défense

Et saboté mes chances d’entrer dans la danse

Privée d’une jeunesse et de toute la tendresse

Dont l’enfant a besoin pour grandir en sagesse

 

Quand vint l’âge infernal – ou rien n’était banal

On attendait de moi le premier des faux pas

J’ai pleuré dans le noir, j’ai tué ma mémoire

On m’a volé l’espoir à ce moment-là

 

Plus tard, bien plus tard, au bout d’une autre histoire

Au milieu de ma vie, ce printemps de l’exquis

À vouloir être heureuse, j’ai cru en la magie

Suis tombée amoureuse de l’âme sœur … et puis …

 

On m’a volé tes pleurs et tes éclats de rire

Et ta rage de vivre et ton jardin de fleurs

La douceur de tes lèvres, de l’amour cette fièvre

Dans le bleu de tes yeux, on m’a volé Dieu

 

On m’a volé TOI, la moitié de mon cœur

L’entier de mon bonheur, on m’a volé ça !

 

(24 septembre 2014)

 

 

 

 

COMBIEN DE TEMPS
ENCORE ?

 

Combien de temps encore

À pleurer à pleurer

Toutes les larmes de mon corps

En folle chevauchée

À subir dans ma chair

Les stigmates de l’hiver

 

Combien de jours sans amour

De nuits sans souffle de vie

Combien d’errance autour

D’un cauchemar investi

Du crime de la romance

Refuser le silence

 

Cœur à la dérive sur mer de détresse

Pour atteindre l’autre rive avec délicatesse

Survivre à l’essentiel et se couper les ailes

 

L’âme a besoin d’un baume

Aux accents de tendresse

Aux couleurs d’un royaume

Où vivent des Déesses

Tuer le désespoir

Aux ténèbres du soir

 

Toi qui se dis l’amie … affectueusement

Seras-tu celle qui … arrivera à temps

Pour désamorcer … l’irréparable

Et AIMER … l’impondérable ???

 

6 sept. 2013

 

 

COUP  DE  FOUDRE

 

Tu ne le verras pas venir tant il fut bien dressé

D’un orgueil mal placé il te fera rougir

Avant même de savoir qui est l’autre éclatée

Ton cœur bouleversé aura mordu à l’espoir

 

Tu ne le verras pas venir tant il est raffiné

Dans tes rêves brisés, il te fera sourire

Avant même de pouvoir seulement lui parler

Il aura chamboulé tes nuits en purgatoire

 

Tu ne le verras pas se réjouir de ta triste mine

Chagrin dans la poitrine soulevée par le désir

Il a pensé à tout, l'humaine et la divine

Des vertus qui fascinent à tromper les tabous

 

Tu ne le verras pas s’approcher, il arrive du désert

De sang-froid à l'aube claire, force est de se prosterner

Quand il sera rassasié de ta défaite entière

Ce sera comme à la guerre, tu ne le verras pas tuer

 

 

Parlant de ces machins qui tuent

En ce doux matin, aux airs de rue

Dans la tiédeur d'une étreinte amoureuse

Ultime candeur qui rend la vie délicieuse

Bien avant d'effleurer ton destin, il t'aura émue

Ce COUP de FOUDRE  qui tue à mains nues

  

 

31 août 2013

 

 

 

REQUIEM  POUR
ÂME  EN  DÉTRESSE

 

Le drame est incommensurable

Qui voudrait en sortir vivant ?

Pour mettre fin à l’insupportable

L’âme souhaite mourir maintenant

Quand la mort s’installe avec candeur

Tous mes espoirs s’effondrent

Au zénith de la douleur

Je vis une vraie fin du monde

 

Dans ce destin implacable, beaucoup trop de tout

M’expose à l’intolérable pour trop peu de nous

 

Pour ne pas éteindre l’étincelle

Qui éclairait ma vie de l’intérieur

J’ai osé déployer mes ailes

Et partant, lui offrir mon cœur

Que n’aurai-je point trahi

Pour garder cette précieuse Lumière

Qui vacille devant mes yeux bouffis

Par la violence de nos radines guerres

 

Je ne fais que retarder l’échéance

Quand je supplie de m’épargner

Le chapitre de ses absences

Devant l’indicible détresse d’une suicidée

 

Si vous en avez le courage, offrez une humble prière

Pour peut-être sauver du carnage l’intégrité d’une vie entière

  

24 août 2013

 

 

  À  FLEUR  DE  PEAU

 

Toi, fragile comme un joyau

Belle parmi les plus belles fleurs

Moi, péril À FLEUR DE PEAU

Combien de fois victime de la candeur

 

Depuis l’enfance en état de survie

Avec un cœur au bord de la nuit

Aucun lendemain, aucun souffle permis

Avec son étoile en pleine agonie

  

Venu le temps des amoures conquises

Doux printemps de joyeuses courtises

On s’accroche mais un jour on s’épuise

On se perd, se retrouve en état de crise

Puis l’on décroche toujours, insoumise

Aux lois de l’Amour, on réalise

Que tout n’était que méprise

La sérénité ... compromise

Les pieds devant aux portes de l’église

Il n'est plus temps de défier la sottise

 

Car plus grande est la VIE

Que nos rêves enfouis

Que mains jointes qui prient

Que nous deux … réunies

21 août 2013

 

ROMANCE
D'ÂMES  SŒURS

 

Du scénario original, rien ne fut retranché

Aucune scène n’était banale, chaque réplique fut questionnée

Si bien qu’en résultat final, après avoir tout révisé

L’histoire était tellement géniale qu’il a fallu récidiver

 

À force de dire les vraies choses, de l’intime à l’apothéose

Entre larmes et sourire, sous la tutelle du souvenir

Rien ne fut laissé au hasard, tout fut traité avec égard

Chacune à sa manière était sortie de son enfer

 

Et cette poésie nous rappelle

Qu’elles sont encore plus belles

Malgré les travers de la vie

Et les désespoirs enfouis

Ces âmes-sœurs à la lumière du jour

Ces âmes trop Sœur pour être en Amour

 

Dans un élan de tendresse, sous un flot de caresses

Les égos rapatriés, les blessures cicatrisées

Guérir de la froidure, fleurir les boutures

Et chaleur humaine pour consoler les peines

 

Imagine une main tendue vers la vérité toute nue

De ces cœurs enlisés dans une triste absurdité

Découvrir l’une spirituelle et l’autre à bout d’ailes

Cheminant toutes deux en territoire amoureux

 

Après des nuits de colère et de larmes en solitaires

Après cette guerre des Dieux et de multiples « cessez-le-feu »

Ce moment tant souhaité est enfin arrivé

Derrière la porte refermée, tout est déjà plus léger

 

(8 août 1961/2013)

 

 

 

VERTIGINI

 

Quand plus rien ne fait sens

Que l’histoire s’en balance

S’abandonner au vide

Ou au désespoir fluide

N’arrange pas les choses

Encore moins la névrose

 

Se libérer des pour et des contre parties

Quand la loi du retour condamne à la folie

J’ai beau manier le verbe aimer à l’infini

Il restera toujours ce VERTIGINI

 

Penser qu’on peut défier

Le malheur des vies passées

N’empêchera pas l’égo

De jouer la mort en écho

Comment sortir de cette impasse

Entre rester, partir … et l’extase ?

 

 

Comme tache d’encre sur la pureté de l’âme

J’ai souillé son être de mes désordres amoureux

Depuis ce jour, j’ai ce mal qui fait mal pour deux

Et mon cœur à la dérive prend tous les blâmes

 

Je cherche le compromis

D’où naîtra l’harmonie

Et qui saura rapprocher

Nos deux âmes blessées

En ces temps de vision

Où l’Amour est un Lion

 

Me libérer de toutes les règles établies

Ne m’évitera pas de sombrer dans l’oubli

J’ai beau avoir le verbe aimer à ma merci

Il restera toujours ce VERTIGINI

 

  6 août 2013

 

LE GRAND  SAUT du

LÂCHER  PRISE

(vision optimiste)

 

 

À vivre dans l'intimité de l'impuissance

Trop longtemps met le cœur en transe

Suis-je à ce point blessée du milieu

Pour accuser tant d'échecs délicieux ?

 

Pour avoir eu tant de chances de rédemption

Au nom d'un certain Amour

Déployer la reconnaissance et passer à l'action

Devant le miroir du premier jour

 

Une autre solution s'impose

Lâcher prise sur un passé dépassé

Quand on a perdu emprise sur toute chose

Et que tout chancelle, faire le Grand Saut

et s'en tenir à l'essentiel !

 

Plonger dans l'océan, apprendre à naviguer

Se lancer à la conquête du Grand Vide

Écarter consciemment l'option du suicide

Avoir la foi qu'il est possible

De s'en sortir de cette Vie dérangée

 

Faire face au bon côté du miroir

Ne pas avoir peur de se voir

Faire le chemin à l’envers

Pour gagner sur tous ses travers

Amorcer le compte à rebours

Pour goûter à l’ultime Amour

 

Et quand le Vide vient du dedans

Se préparer à l’immersion du Soi vivant

Dans cet univers divinement conçu

Pour avoir pleine vue

Sur la source de tout malaise

Oser le Grand Saut et gravir la falaise

 

Combien de fois amoureuse encore

Avant l’éclatement des coups du sort ?

J’ai bien envie d’assister

À ce déploiement de la Vie simplifiée

 

4 août 2013

 

 

LE  GRAND  SAUT du

LÂCHER  PRISE

(vision pessimiste)

 

 

Je vis dans l'intimité de l'impuissance

Depuis tant d'années que j'ai le cœur en transe

Suis-je à ce point blessée du milieu

pour accuser tant d'échecs amoureux ?

 

Au nom d'un certain Amour, impossible d'y réfléchir

Aucun miroir ne se souvient de tant de mourir

 

Une seule solution s'impose

Lâcher prise sur tout ... mais surtout d'elle

Quand il ne se passe pas grand-chose

Rien à perdre quand tout chancelle

Faire le Grand Saut m'apparaît

Comme le lâcher prise essentiel !

 

Plonger dans l'océan sans savoir nager

Se lancer à la conquête du Grand Vide

Planifier chaque détail du suicide

Sortir tout droit d'une Vie troublée

 

Retourner de l’autre côté du miroir

Pour finalement s’apercevoir

Qu’il faut refaire le chemin à l’envers

Pour gagner du terrain vert

Qu’il faut un compte à rebours

Pour goûter à l’ultime Amour

 

Et si le Vide était en dedans ?

Il faudra plonger en soi

Dans cet univers tourmenté de lois

De bêtises humaines et d’arrogants

Retracer la source du malaise

Et oser le Grand Saut du haut de la falaise

 

Combien de temps encore

Avant l’éclatement du remords ?

J’ai bien peur de ne pouvoir assister

À ce déploiement de la mort planifiée

 

4 août 2013

 

 

NATURE CHEVALIÈRE

 

Quand le Lion rugit, je m’incline

Quand l’Amour subit, je décline

Mais si le ciel me tombe sur la tête

J’ai des pensées assassines

 

Quand les mots blessent, je chagrine

Quand la vérité se cache, je devine

Mais si la musique se défend d'être honnête

Mon âme prend des allures de gamine

 

À crier sur les toits ma passion chevalière

J’ai quitté ma voie pour suivre une rivière

Qui m’a menée à toi au-delà de la prière

Depuis, mon cœur bat d’une joie singulière

 

Quand la nuit pleure des étoiles opalines

Quand s’échappe la peur d’une histoire anodine

Le combat de toute évidence n'est pas nouveau

Du grand Amour se meurt par-delà les racines

 

J’ai croisé la plus belle des belles clandestines

Entre mon enfer et son ciel, tout me fascine

Chez elle, c’était sans compter ses défauts

Que je soupçonne être de nature divine

 

À murmurer parfois ma déraison première

Devenue sans voix devant cette illustre Guerrière

J’ai allumé des feux pour faire la lumière

Sur de ténébreux rêves en prophète solitaire

 25 juillet 2013

 

 Credo Solitaire

 

Je croyais… je croyais…

Ne plus avoir à inventer sa présence

Tant je la tenais dans mes bras

Mais quand la peur s’est immiscée tout bas

Il a fallu prendre nos distances

 

Je croyais… je croyais…

Ne plus avoir à pleurer en silence

Mais quand s’est infiltré le froid

Entre son corps et mon désarroi

On me dérobait la romance

 

Il a fallu tout refaire du début

Il a fallu se défaire du connu

 

C’est pas parce que je tourne la page

Sur tout un pan de mon passé

Que disparaissent les dommages

Que s’éclipse la réalité

C’est pas parce que j’ai fait naufrage

Autant de fois que j’ai plongé

Que m’est apparu ce mirage

Celui d’aimer et d’être aimée

 

Mais quand tout repose

Sur la quête d’un Maître

J’en ai ma dose de penser renaître

En croyant à quelque chose

 

Pendant un instant j’y ai cru

Avant d’ouvrir de l'intérieur

Aujourd’hui je n’y crois plus

Je lâche prise à contrecoeur

 

Je croyais… je croyais…

En plein délire, toute innocence

Renouer de bonne foi

Et descendre de cette foutue Croix

Pour éclater ses résistances

 

Je croyais… je croyais…

Ne plus sentir la souffrance

De ce triste abandon du Soi

Ne me demandez pas pourquoi

J’ai encore mal de son absence 

 

11 juillet 2013

 

 

Prière du pardon
à
« SON DIEU »

 

(Prière d'un matin)

 

 

Pardon « son Dieu » de l’aimer tant

D’avoir si mal chaque soir

À l’idée de ne plus la revoir

De ne plus lui parler

À l’idée de ne plus la toucher

 

Pardon « son Dieu » de pleurer tant

Ses silences, ses absences

Et avec tant d’arrogance

Pourquoi cette impression que je suis rien

Sans l’aide de tes Ange-gardiens ?

 

Pardon « son Dieu » d’exprimer tant

Cette douleur immense

Qui me vient de l’enfance

Je n’ai pas trouvé mieux

Pour l’accepter que d’être deux

 

Pardon « son Dieu » de crier tant

Mon unique détresse

À cent lieues de sa tendresse

Elle manque tant à mon cœur

Encore plein d'espoir créateur

 

Pardon « son Dieu » d’espérer tant

De ta divine compassion

Pour me rendre la raison

Suffirait d’une étincelle

Pour éclairer son Immortelle

 

Pardon « son Dieu » d’être celle

Qui assombrit cette chapelle

Ainsi soit-Elle !

 

24 juin 2013

 

 

DEPUIS...

 

 

Depuis que tu t’appelles « Amour »

M’aimeras-tu un peu en milieu de parcours

Entre un rêve ou deux, m’aimeras-tu un jour ?

M’aimeras-tu pareil au cœur du troubadour

Qui chante sans soleil, m’aimeras-tu un jour ?

Depuis que tu t’appelles « Amour »

  

Depuis le premier regard, et ce dernier bonsoir

Depuis ce long silence, toutes ces absences

L’Amour git au fond d’un puits, j’y veille jour et nuit

Depuis la dernière étreinte, la première empreinte

De ton cœur sur mon cœur, de ta vie sur ma vie

L’Amour est en sursis, et je m'ennuie aussi depuis…

  

Depuis que tu t’appelles « Amour »

M’aimerais-tu autant à force de détours

Pour y gagner du temps, m’aimerais-tu un jour ?

M’aimeras-tu quand même, me feras-tu la cour

Me diras-tu « je t’aime », m’aimeras-tu un jour ?

Depuis que tu t’appelles « Amour »

  

Depuis les premiers pleurs, avant la dernière heure

À chercher du bonheur tout en douceur

L’Amour a menacé de nous laisser tomber

Depuis les premiers cris, la dernière agonie

L’amour s’est alangui sans avoir réussi

À épargner nos âmes, pas plus qu’à raviver la flamme

 

Depuis que tu t’appelles « Amour »…

M’aimeras-tu un jour ?

 

21 juin 2013

 

TRAGÉDIE GRECQUE...

 

 

Je vis ma vie du bout de mon âme

Avec le souffle un peu trop court

Je cherche l’Amour au fond d’une cour

À m’demander où est la flamme ?

 

À force de vouloir être comme tout le monde

Je suis personne à la ronde

En pleine tragédie grecque

Condamnée à faire avec

 

Parce que j’ai un passé de « merde »

Un trou sans fond qui m’habite

Que rien ne se crée ou ne se perde

Parce qu’un destin en moi cogite

 

Ça fait des lunes que je transforme

Pour arrêter d’avoir peur

Chaque jour la folie prend forme

C’est quoi déjà le bonheur ?

 

Au bout du compte, la solitude

A raison de tous mes efforts

Peu importe dans quel port

J'accoste ma plénitude

 

Aucune attente de quoi que ce soit

Pas même de Dieu…

Celui qui fait tant de dégâts

À verser tant de larmes dans mes yeux

 

Je vis ma vie du bout de mon âme

Avec le souffle un peu trop court

Je cherche l’Amour qui rime avec toujours

Ce soir je doute de l'existence d'une telle flamme

 

30 mai 2013

 

 

J'ai vu l'ange...

 

 

J’ai vu l’ange porter ma croix

Tout risquer encore une fois

Pour cueillir mon désarroi, ouvrir les bras

J’ai vu l’ange faire la Loi

En accord avec sa foi

Et remettre à l’endroit les croix de bois

 

 

J’ai vu l’ange en émoi

Me parler d’elle tout bas

Je l’ai vue rire aux éclats dans les lilas

J’ai vu l’ange aux abois

De mes peines d’autrefois

Me défaire de mes tracas dans les sous-bois

 

 

C’est alors que j’lui ai dit

 C’est l’Amour, c’est la Vie

Et c’est mon avis aussi

Pour croquer dans le fruit

Des jardins du paradis

J’en veux une pareille comme toi

Mais cette fois faite pour moi

En amoure, en amie

En amante après minuit

 

  

J’ai vu l’ange du trépas

S’éloigner plus loin que ça

Déposer dans ma voix de la joie

J’ai vu l’ange tout pantois

Essayer de faire un choix

Entre vivre ou mourir plus d’une fois

 

30 mai 2013

 

 

ÉPITAPHE... 

 

Suivre son étoile sans âme ni visage

Soulever le voile sur fin de présage

Reprendre sa vie d’avant

Non sans verser une larme

Comme dans les romans

S’effondrer sous le charme

 

Entre chagrin et ironie, chercher refuge

Aux grottes de l’ennui après le déluge

Ne troublez pas mon cœur

Il s’est emmuré lui-même

Dans les bras d’un étrangleur

Poursuivre son carême

 

À se sentir coupable d’amour fusionnel

Maladie incurable qu’elle porte en elle

Se sont tu les battements

D’une histoire ancienne

Retenez vos élans

De chaleur humaine

 

Les tempêtes, les orages n’ont aucun effet

Sur la peur d’un naufrage éminent et secret

La vie reprend ses droits

Avec chaînes aux pieds

Dans l’enfer du désarroi

Mourir pour ne pas aimer

 

Ne cherchez pas à remuer ciel et Terre sous la brûlure

Pas plus qu’à ranimer cet Amour déchirure

Il est temps de refaire surface

Entre mes quatre murs de glace

Que le destin de sa voix muette

Suive les traces de Roméo et Juliette

 

(26 mai 2013)

 

 

JE  PORTE...

 

Je porte la grande Déception - Issue de la grande Illusion

À cœur ouvert, à corps perdu - Tous les mystères ont disparu

 

Je me retrouve sans défense - Envahie de ton absence

Comment retrouver mes sens - Dans cette douleur immense

Corps et cœur meurtris - Ne ramèneront pas la Vie

Ni l'Amour qui se terre - Derrière des barreaux de fer

 

Je porte la grande Déchirure - Issue de la grande Souillure

À cœur ouvert, à corps perdu - J’explose ma Vie à nue

 

La mission me semblait claire - Je la découvre meurtrière

Aveuglée par ta Lumière - Celle qui me fait prisonnière

Mon âme en mode sursis - Repose au bord de l’oubli

Et sur ma tête Excalibur - Aura raison de mon armure

 

Je porte depuis des jours - Un lâcher prise sur tout Amour

Ne m’en veux pas je t'en prie - Laisse-moi mourir cette nuit...

 

25 mai 2013

 

 

 

COMME   J'AURAIS  VOULU...

 

 

Comme j’aurais voulu vous parler d’elle

Mais je n’ai pas su aller à l’essentiel

Et la vie continue, rire, danser et chanter

Comme j’aurais voulu de tout mon être l’aimer

 

Mais le vent a tourné, j’ai pleuré … j'ai pleuré

Et le fil s’est brisé, cœur blessé

Comme j’aurais voulu … être épargnée

 

 

Comme j’aurais voulu vous parler d’elle

Je n’ai pas connu la dentelle

Et la vie s’évertue à m’ouvrir les ailes

Comme j’aurais voulu marier cette Belle

 

Mais la terre a tourné en sens unique

Je me suis retrouvée en mode « panic! »

Comme j’aurais voulu… que tout soit magique

 

 

Comme j’aurais voulu vous parler d’elle

Toutes les issues ne sont pas mortelles

Quelque chose a tué l’amour dans son nid

Et la vie a cessé d’être en vie

 

La blessure est profonde, malgré le sourire

Comme à chaque fin du monde, je n’vais pas mourir

Mais, comme j’aurais tant voulu … m’étourdir

  

(16 mai 2013)

 

 

PAU-M   DA-MOUR

 

 

 

je voulais dire « Je t’aime » mais sans vraiment le dire

et le redire quand même dans un suprême expir

 

pour sortir de l’abîme quand l’amour repasse

doux moments intimes en cet état de grâce

 

quand l’été s’en mêle aux arbres les feuilles

mes deux pieds s’emmêlent mais mon cœur se recueille

 

dans cette enclave sacrée au milieu de la mer

des larmes se sont noyées au bord de l’Univers

 

parlons-en de mes ailes de cet étroit silence

cet ajout essentiel fait jaillir confidences

 

la joie d’une présence folie de nos enfances

j’ai renoué d’amour et ce ne fut point lourd

 

 je vis dans cette jungle où le lion est reine

ne soyez pas aveugle mon âme, mon humaine

mon cœur est porcelaine …

  

(1er mai 2013)

  

 

 

 

SURVIVRE  AUX  RONDS
DANS  L’EAU

 

La lumière qui indispose, ce sourire équivoque

L’attraction qui s'impose, l’amour que ça évoque

Les questions qu’on se pose, les réponses qui choquent

Ce regard aux yeux de prose, cet immuable roc

 

Voyager en surdose, et réinventer en bloc

Les douceurs qui explosent en ondes de choc

C’est vraiment de jolies choses, moi je m’en moque

Dans la vie tout n’est pas rose, tant pis si ça provoque

 

Sur la voie de la douleur, entre espoir et vision

Perdre de vue le bonheur, et survivre à l’abandon

Dans les couloirs de la peur, entre Maître et Vagabond

Maître d’arme en la fureur, et survivre au bas-fond

 

Toute la tristesse du cœur dans les rides au front

Où s’est perdu le meilleur, qu’on le veuille ou non

Quand s’éteint la lueur, l’angoisse fait des bonds

Sur les murs de la frayeur, dans l’eau, je fais des ronds

 

Rien de plus morose que de devenir loque

Rien contre la cause sauf quand j’en suffoque

C’est pas toujours jolies choses, mais moi je m’en moque

Dans la vie tout n’est pas rose, tant pis si ça provoque

 

12 janvier 2013

 

VIVRE  À  L'HEURE
DE  LA  TERRE

 

 

Erre et danse, anse en terre - Entre errance et solitaire

La différence est lumière et intense est sa manière

Arrogance, souricière - Amitiés particulières

La tendance, étrangère; j’ai la chance d’être sorcière

 

Je provoque tout en nuance - Des délires et des urgences

Pour vivre comme des enfants - Vivre à l’heure des vivants

Quand j’évoque l’innocence - Celle qui rime avec enfance

Pour vivre en marge de nos guerres

VIVRE À L’HEURE DE LA TERRE

 

Écouter… regarder… ne rien faire

S’embrasser… s’enlacer… et surtout se défaire...

 

De toute intimidation - Du vieux rôle de bouffon

De l’hypocrisie marron - De la barre de savon

Du chauffage au charbon - De ta barbe au menton

De la théorie Platon - Des araignées dans l’plafond

 

Écouter… regarder… ne rien faire

S’embrasser… s’enlacer… et au cœur de mon frère…

 

Enrayer la contagion - Payer encore la rançon

Démasquer tous les affronts - Déstabiliser les cons

Réaliser la mention - Au-dessus de tout soupçon

Renouer avec passion - Au progrès de la mission

 

Je révoque la malchance

Au bout de ma tolérance

Pour sauver l’atmosphère

VIVRE À L’HEURE DE LA TERRE

  

21 juin 2012

 

 

Une toute autre histoire

 

 

Histoire d’améliorer ton sort

Sortir de ton sommeil de mort

De ta zone de confort

Histoire de pas perdre le Nord

De changer de décor

Et d’habiter ton corps, mais encore…

 

Faudra bien renoncer, oublier, pardonner

Et laisser la vie émerger

Histoire de s’affranchir du passé

 

Faudra bien colérer, détester, incendier

Tous ces démons libérés

Histoire de vieillir en beauté

 

Rire aux larmes dans le vacarme des villes

La tendresse pleurer et s’empresser d’aimer

Saisir l’arme sous le charme tranquille

La détresse tuer, se dresser et puis… laisser tomber

 

En faire … ou ne pas en faire toute une histoire

L’enfer, c’est de s’en faire accroire

 

Partir brutalement, offrir au plus offrant

Ton âme de conquérant

C’est payer chèrement de pouvoir librement

Maudire tous les serments

 

Si tu reviens vivant de ce combat sanglant

Menotté au silence du temps

Si tu reviens vivant, muet de tes vingt ans

L’histoire le dira … tout autrement

 

24 avril 2012

 

RÊVE  D'HOMMILITÉ

 

Je RÊVE d’une Humanité à valeur ajoutée

Version revue et corrigée

Je RÊVE d’une Humanité qui verse dans le sacré

En version longue et animée

Je RÊVE d’une Humanité en quête d’une idée

Pour sauvegarder l’Humanité dans sa version améliorée

 

Laissez l’homme s’enliser dans son insignifiance

Ne le secourez pas tant il frôle l’indécence

Dans les replis de son ego repliez-vous

Il est trop tard pour le dégoût

Si vous pleurez, n’accusez pas la femme

Qui tend la main au bout du cœur

Peu importe votre programme

Elle pourrait anéantir vos peurs

 

Laissez l’homme s’enivrer de sa propre bêtise

En faisant semblant comme autrefois à l’église

Laissez couler les fourbes, les hypocrites

Le siècle est à l’insolite

Tantôt de verre, tantôt de plomb

Les mots ne suffisent plus pour le pardon

Loin des regards des assoiffés

Quittez les rives desséchées

 

Laissez l’homme défier sa virilité

Ignorez-le quand il dit aimer

Ne rien prendre pour acquis

S'il devient votre ami

Quand la lumière se déverse sur Terre

Entendez-le se plaindre de mille misères

Laissez l’enfant en vous exprimer

L’absence de toute Hommilité

 

Je RÊVE d’une Humanité à valeur d’âme à célébrer

Une enfance en détiendrait la clé

Dehors elle est d’or, dedans d’argent

Ne cherchez plus dans vos mémoires,

Pas plus que dans vos miroirs

Détalez devant la Mort, enfants du Présent

 

Je RÊVE d’une Humanité… à tout le moins réconciliée

Avant que l'Esprit des Anciens ne vienne planer

au-dessus de Rien !

 

(26 février 2012)

 

 

 

 

La prière

 

 

Écrire…                                       

         Pour mesurer le beau

L’Ignorance des mots

L’inconscience vue d’en haut

Cette croix du bourreau

L’innocence du petiot

 

Parce qu’il aura fallu

          Transformer le désert

          Trembler de l’hiver

          L’errance de la terre

          L’histoire de la mère

 

Et il aura aussi fallu

          Revenir de l’hair

          D’incoercibles rires

          Penser, réfléchir

          Sur une âme en périr

 

Et pourtant, il va falloir… dit-il

          S’accrocher au bon fil

          Refuser son exil

          Pour s’allonger tranquille

          Respirer le subtil

  

 

des mots

 

 

Écrire…

Les Promesses non tenues

Les Amoures déchues

Les Blessures de rue

Les Amitiés déçues

Et les Rêves si ténus

  

        

         Déranger Lucifer

         Pardonner au mystère

         Raconter à l’envers

         De son périple amer

  

        

         Balayer souvenirs

         S’interdire de le dire

         Dénoncer le désir

         Prier et fléchir

  

       

        Comme à la guerre civile

        Au cœur de cette ville

        Au milieu du péril

        Tout est ainsi … soit-il…

 

10 mars 2009

COMPLAINTE...

 

N’avoir aucun pouvoir

N’être qu’un accessoire

Je sers à quoi … je sers à rien …

Vivre de désespoir

C’est tellement dérisoire

Mais je sais bien … oui je sais bien …

Que j’n’ai aucun pouvoir

 

Cultiver le mépris

Et sans aucun répit

Ça sert à quoi … ça sert à quoi …

Faire semblant d’être amies

J’ai chagrin alourdi

Ça sert à qui … dis-moi pourquoi …

Cultiver du mépris

 

Demain c’est comme hier

Difficile d’être fière

Quand vient le soir… que tout est noir …

De la classe ouvrière

À la chasse aux sorcières

Les yeux fermés faire son devoir

Demain tout comme hier

  

Tous ces mots qu’il faut taire

Sont dans le dictionnaire

Le temps n’est plus aux interdits

Je ne suis pas sur Terre

Pour mourir à vos guerres

Libre je suis de faire du bruit

Avec des mots si clairs

Qu’ils feront la lumière … sur la nuit

 

 

(20 juin 2011)                              

 

 

Sur un air
de quatre saisons

 

 

Nous avons l’air de tout savoir

Nous avons l’air de nos déboires

Pourquoi chercher à tout gâcher quand vient l’été …

Nous avons l’air pas trop d’espoir

Nous avons l’air de pas y croire

C’pas une raison pour s’incruster quand vient l’été …

Nous avons l’air climatisé

 

Et tous ces bruits dans mes oreilles

le jour la nuit toujours pareil

les cris des p’tits, les chiens des grands

Toutes les manies de tous ces gens

qui sont autour comme des vautours

je les entends tuer l’amour

Dans leurs maisons de carton

tous les klaxons de leurs camions

et les sirènes de leurs urgences

dans leur haleine d’impatience

J’suis pu capable … d’en encaisser … quand c’est l’hiver …

j’vis renfermée dans ma bulle d’air

 

pendant qu’les pôles sont inversés

que nos rivières sont détournées

quand les délires viennent d’en haut

on peut pas dire que tout est beau

combien de fins du monde à venir

et de pépins et de mourir

j’ai pas l’moral de mes voisins

d’aller au bal des assassins

pour tenir ma langue maternelle

mes souvenirs traditionnels

de récolter … les pommes de … ma destinée

j’attends l’automne pour en manger

 

comme dans un rêve à l’envers

ou tout est blanc ou rien n’est vert

pas d’solution à l’horizon

dans mon manteau d’occasion

j’me cache la face pis j’laisse ma place

partout c’est un enfer de glace

j’en ai pas l’air … très affectée … faut pas s’y fier

j’attends l’printemps pour décrocher

  (11 juin 2011)

 

 

Ode à la nature

 

Quand j’étais petite

 

La forêt est si belle, ce poumon de la terre

On y entend chanter les oiseaux conifères

Et l’eau de la rivière qui bouillonne de joie

Sillonne à travers champ en y semant la foi

Que le blé va y pousser, que demain on va manger

Les fruits de ton amour magique, mais ça…

C’est quand j’étais petite…

 

Et cette mer immense, profondément salée

Bleutée de ciel je pense et bien oxygénée

Que tout survit dedans, c’est le sang dans nos veines

Poissons et crustacés et souffle de baleines

Au sable de ses plages, au soleil de son Sud

Tout l’or de ton amour magique, mais ça…

C’est quand j’étais petite

 

C’est tragique, on perd le Nord et je survis encore

Pathétique, les remords, je m’en souviens encore

 

Les fleurs multicolores, saisons organisées

Les blancs d’hiver au bord tournent au vert en été

La montagne enneigée et la plaine partagée

Entre loup et corbeau, le clan de l’ours est beau

Terre et ciel sont unis pour transformer la vie

SHAMANE aux mains et cœur magiques, mais ça…

C’est quand j’étais petite…

 

Pleine lune merveille et coucher de soleil

Les étoiles la nuit et toutes les galaxies

Le Sacré c’est la Terre, pour l’enfant c’est son père

Et les vents sont pareils à des passants qui veillent

Quand Dieu est le mystère, la Vie veut tuer l’enfer

De ma mère… et son amour magique, mais ça…

C’est quand j’étais petite…

 

5 mai (2 juillet) 2008

 

 

Car  toutes  choses

 

Toutes choses… disparaîtraient À l’ombre des grands cyprès

Ce serait toi qui m’aimerais Bien sûr, moi qui essaierais

Depuis ce passé imparfait Y’avait au bord des marais

Des crapauds pas très discrets Et bien d’autres maux sans reflet

Creusant dans l’eau des forêts Toutes les nuits s’écoulaient

Pendant que l’amour s’écroulait

 

Viendra le temps de changer Il faudra se détacher

Mieux encore… s’en éloigner L’automne pour être avancé

Chacune étant désemparée Nous serons encore amies

Encore saines dans l’Esprit Quand la peur aura surgi

Et fait connaître son prix Ça nous prendra nos deux vies

Car toutes choses sont ainsi

 

Mais toutes choses ont un nom Pareil à cet abandon

Pour qui manque d’affection À en perdre la raison

Qui se nourrir d’illusions Et mourir pour une chanson

De tourner en dérision Toutes lois, qu’y gagne-t-on?

Mais revenons à nos moutons Se peut-il que nous soyons

Tout Amour quand nous faisons

Toutes choses… en Son Nom !

 

 6 novembre 2008

 

Femme  Chamane 

 

Femme pouvoir … fleur de jasmin

Pourquoi ce noir au creux des reins

Sans destinée sans rose au bois

Comment aimer et quand ne pas

Femme savoir … aux yeux pèlerins

Quel est ton droit sur les humains

Femme chamane au cœur de chat

Comment éviter les faux pas

 

J’ai cherché j’ai cherché pendant mille et un mois

Sur terres habitées et déserts trop froids

J’ai cherché, pas trouvé et je cherche encore

Comment rester vivante parmi tous ces morts

 

Femme pouvoir au ventre bleu

Je veux y croire mais qui sont tes dieux

Cette mélopée qui ne chante pas

Comment trouver l’amour en soi

Femme mystère et culte divin

Pour battre le fer sur grands chemins

Femme chamane sans être toi

Comment marcher dans tes pas

 

J’ai cherché… j’ai cherché…

 

Femme déesse seule maître à bord

Grande sagesse venue du Grand Nord

J’ai tant besoin de ta Lumière

Enseigne-moi l’Étoile polaire

Comment naviguer loin encor

Pour arriver à bon port

Comment me blottir dans tes bras

Et avancer de bonne foi

 

J’ai cherché… j’ai cherché…

(27 mars 2010)

 

 

TRANSFORMER

 

 

Transformer il faut malgré nuit et froid

Dépasser nos défauts Quitter l'ombre se doit

En celui où grandit la Vie dans l'Amour et la Paix

Épris d'abandon - Celui-là il est dit qu'il renaît

À l'aube d'une nouvelle mission

Celui-là fut, sera et est

 

En plein désarroi cette eau boire

Saignée de la Croix à nouveau croire

Être purifiée notre âme y aspire

Quand dans l'air s'annonce un nouveau délire

Noyer de Lumière l'espoir des Humains

De la Terre et de l'Univers à ses confins

Une colonne d'or traverser doit venir

De l'éther à la chair, son Soi assouvir

 

De tendresse sera fait l'autre à bénir

Avant sagesse apôtre devenir

Pour donner à l'humanité le pain

Du vivre maintenant et vibrer son destin

Libre est l'arbitre et clairvoyant son choix

Dans le labyrinthe de ses propres lois

Conseiller le mieux-être ce faire il devra

Et ainsi la guerre évitera

 

Marcheur solitaire à la source retournera

Guérir de ses blessures et bien d'autres choses il faudra

Aventure et amour par lui-même conciliera

Viendront les réponses aux questions par delà

L'intolérable, par delà les soupçons

Lumières des hautes sphères rejailliront

Sur les cœurs et les esprits en fusion

Au rythme d'une Joie Nouvelle Vision

  

(Mai 2005)

 

 

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