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DU  BONHEUR

© Francine Larose
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On ne peut reproduire aucun extrait de ce site sous quelque forme
ou par quelque procédé que ce soit sans avoir obtenu
au préalable la permission écrite de l'auteure Francine Larose.

 

 

 

 

De tous les combats je suis...

Grisaille -vs- Lumière

Dis pourquoi

De nuits, d'orages et solitude

L'humeur dans toutes ses couleurs

Amour et Tendresse

Trop dans l'équation

Quelque chose en moi

Belles de jour et deux chagrins

Rap et Slam

Oh Belle Amante

Toute la nuit devant

Joyau

Foutoir humain ... pensées intimes

La cruauté de l'Amour

Tout est dans l'instant

Ma folie, mon roman

De perle et d'émeraude

Sollicitude

Cette nature qui m'habite

L'arme du futur - Manifeste poétique

D'autres chats à fouetter

La fibre du bonheur

Laisse-moi t'aimer

Dans quel état est (sont) ... ?

Perdu contact avec MON cœur

Premières Nations

Pleurer

Les cailloux bleus

Faire avec ou sans (verbiage poetic V)

Si on s'aimait

Les inachevés du cœur

Et c'est moi qui délire ?

Dans le bruit du silence (verbiage poetic IV)

Méditation

Symphonie à la Lune

Jusqu'aux étoiles (j'en viendrai à bout)

 

 

 

 

DE  TOUS  LES  COMBATS  JE  SUIS ...

À réparer les gestes du passé

 

 

 

Tous ces coups du sort à déterrer les morts

De baisser les bras n’est pas dans mes habitudes

De quel combat veux-tu narguer l’incertitude

Avec des propos flous et limpides à la fois

Pour mesurer la blancheur d’une colombe

Comment survivre à l’ampleur d’une hécatombe

 

Que celui qui n’a jamais tort sorte de sa zone de confort

Faisons-nous le bon choix à dénoncer l’ingratitude

Et transformer le débat en zone de guerre solitude

Tous ces chefs qui imposent race et religion, j’implore

D’autres façons existent de faire entendre sa voix

Tuer sans discernement ne sera jamais la bonne voie

 

Ni bien, ni mal, que des occasions

Pour devenir pire ou meilleur humain

Il existe d’autres façons de tendre la main

D’autres façons de tuer ses démons

 

Quand je rêve à toi (papa)

C’est pour réparer les gestes du passé

Quand je me perds comme ça

Dans un labyrinthe d’émotions mal assumées

C’est pour réparer la bêtise humanisée

Et rendre le sourire à l’enfant blessée

 

Mais quand l’humanitude me fait défaut

Parce qu’il s’agit de sauver ma vie

Tous les mots deviennent beaux

Car de tous les combats je suis

À réparer les gestes du passé

Et parce que d’un meilleur toi, j’en ai rêvé…

 

 

  (Vingt-neuf décembre)

 

 

 

GRISAILLE  -vs-  LUMIÈRE

 

 

 

Sortie de la Grisaille Pour faire plein de soleil

L’enjeu de la bataille, Du feu au cœur du réveil

Sans faire dans le détail, S’abreuver à la rivière

Le défi est de taille, Remettre à flot la Terre

 

Pour sortir de la Grisaille, Faudra t’inonder de Lumière

Éteindre les feux de l’Enfer Pour rayonner où que tu ailles

 

Sortie d’un long sommeil, car il y a urgence d’agir

Battre le tambour Corneille, demain à deux mains s’en saisir

À l’heure où tout déraille, trop tard pour discourir

Dénoncer les canailles, Sauras-tu toi Héros nous affranchir ?

 

Oh blanche froideur à l’ère numérique

Dans les couloirs d’une mort synthétique

Sous les grandes surfaces hors du silence

La pauvreté dans toute sa transparence

 

Tout est en place pour faciliter les choses

De la vie, de l’amour, de l’apothéose

Alléger le poids d’une ville sans nom

Et la tristesse d’une espèce en voie d’extinction

 

J’ai fait ma valise et rempli le coffre

En pesant la valeur de ce que la vie m’offre

Pour quelques jours, je vais habiter ailleurs

Là où le temps n’est pas un obstacle au bonheur

 

Ici je peux respirer sans déranger

Tout crier aussi bien que murmurer

La vieille chatte n’entend déjà plus rien

Puisque sa précieuse vie est sur son déclin

 

J’ai eu la permission de pleurer

Toutes les larmes de mon cœur apaisé

La montagne et la forêt m’en sont témoins

Jamais je n’aurai été aussi loin

 

Pour sortir de la Grisaille, M’inonder de Lumière

Éteindre les feux de l’Enfer Et rayonner où que j’aille

 

 

  (Vingt-trois décembre)

 

 

 

DIS  POURQUOI

 

 

 

Dis pourquoi les choses se passent comme ça

Dis pourquoi, oublier, j’y arrive pas

Dis pourquoi, tous ces gens qui meurent de froid

Pourquoi on n’les aiderait pas, dis pourquoi ?

Dis pourquoi, toutes ces guerres, tous ces combats

Ne m’fais pas - le coup de la langue au chat

Dis pourquoi ce soldat sans pieds ni mains

Toutes ces vies sans lendemain, dis pourquoi ?

 

On a choisi notre camp, c’est pour quand la fin des temps ?

Le pouvoir vit un grand stress, et j’ai l’espoir en détresse

 

Dis pourquoi j’ai le cœur au désarroi

Pour une fois, ne te cache pas derrière moi

Dis pourquoi tous ces rêves rêvés pour rien

Pourquoi on se croit trop bien, dis pourquoi ?

Dis pourquoi on n’aurait pas eu le choix

Dis pourquoi, pour ces plus petits que soi

Dis pourquoi on a joué aux plus malins

C’est Noël, où sont tous les sapins, dis pourquoi ?

 

Dis pourquoi, on bafoue encore leurs droits

Dis pourquoi, on pollue jusqu’à leurs joies

Dis pourquoi la planète a tant besoin

Qu’on lui trace le chemin, dis pourquoi ?

Dis pourquoi cent héros n’arriveraient pas

À sauver notre monde à bout de bras

Dis pourquoi on n’a pas vraiment besoin

De semer tous ces chagrins, dis pourquoi ?

 

On a choisi notre camp, c’est pour quand la fin des temps ?

Le pouvoir vit un grand stress, et j’ai l’espoir en détresse

 

Dis pourquoi on ne transformerait pas

La noirceur en lumière pour une fois

Dis pourquoi au plus fort de nos instincts

L’Amour ne dicterait pas la fin, pourquoi pas ?

 

 

  (Neuf décembre)

 

 

 

DE  NUITS,  D'ORAGES

ET  SOLITUDE

(verbiage poetic VIII)

 

 

C’est par où la sortie pour un fugitif

En urgence de soins palliatifs

Quand son mode affectif

Déserte le nid primitif

Toutes griffes dehors

Tu t’éteins quand tu dors

Mais tu reviens d’entre les morts

Quand tu mors

 

La frontière quand tu sors les griffes

Est dans une ligne que tu « snif »

Pas besoin d’un motif

Pour t’accrocher au récif

D’un cœur trop émotif

En détresse à tuer le rétif

Pour changer tout le relatif

Qui t’oppose à la manif

 

Tous les ifs sont abattus depuis cet objectif de rue

Après avoir prétendu au pouvoir des tordus

Tant qu’il y aura un souffle de vie, nous aurons appris à …

 

Parler sans s’ébruiter, Respirer sans s’essouffler

Abdiquer sans laisser tomber, Aimer sans divaguer

Vivre sans rien changer avant de Mourir sans s’habiter

Regarder les yeux fermés, Et de l’espoir à la pelletée

Accepter sa Petitesse, Toucher à sa Grandeur

Par une Main tendresse, Stimuler le Cœur

Aimer ses Imperfections, Jusqu’à retrouver la Voie

Pour sortir d’une Prison, Délesté de sa Croix

 

Si le noir ne rend pas INVISIBLE sous ce pont des vivants

L’espoir rend INVINCIBLE, les soirs de grands vents

Mais quand l’Amour peine perdue déserte un cœur SENSIBLE

Son histoire est suspendue, et le mal, IRRÉVERSIBLE

 

Reprenons du début pour éradiquer les abus

Qu’ils soient d’ordre sexuel, ou de politiques irréelles

Nous avons la force du nombre pour ne pas rester dans l’ombre

Reprenons du début, et restons soudés à nos refus

 

Refus de se taire quand l’urgence exige de dénoncer

Refus militaire au lieu de déserter

Refus solidaire au germe de la pauvreté

Refus nécessaire sur hémorragie à « stopper »

 

Refus visionnaire pour un avenir éclairé

Refus légendaire d’un Sauveur sauvé

Refus planétaire pour de la vie animée

Refus exemplaire par tous les détraqués

 

Refus salutaire de chaque nouveau-né

Refus arbitraire pour sceller notre volonté

Refus populaire de tous les déclassés

Refus humanitaire pour un lendemain à recréer

 

 

  (Vingt-sept novembre)

 

 

 

L'HUMEUR  DANS  TOUTES

SES  COULEURS

 

 

 

Vert sapin, noir nuit

Bleu, Blanc, Jaune, Gris

 

Gris … Comme démons du midi

Entre Chat et souris

Jaune … Comme cœur de l’œuf

Un matin tout neuf

Blanc … Comme lit d’hôpital

Parce que ça fait mal

Bleu … Comme dans ses yeux

Quand c’était du feu

 

Bleu Ciel marins

Bleu Loutre de mer

Bleu Ce regard d’enfer

Blanc Sommeil d’enfant

Blanc Carré de sable

Blanc Lapin sous table

Jaune Chaleur d’été

Jaune Soleil levant

Jaune Douceur printemps

Gris Éléphant blanc

Gris Poivre et sel

Gris Orage-en-ciel

 

Chaque heure qui passe

C’est l’âme qui trépasse

Le cœur qui se débat

Pour ne pas aller plus bas

L’ouverture qui s’efface

Devant ces mains de glace

Quand il fait trop froid

Pour éclater de joie

Chaque heure qui te trace

Un destin plus loquace

Pour défier toute loi

Quand tu te donnes ce droit

Quand la vie est menace

Quoique tu en fasses

Dehors ne cherche pas

Tout se passe en toi

 

Quand viendra l’heure d’affronter tes peurs

Ce sera l’humeur dans toutes ses couleurs

 

 

  (Vingt-et-un novembre)

 

 

 

AMOUR  ET  TENDRESSE

 

 

 

Quand les blessures de l’enfance ont défiguré l’insouciance

Pour s’accrocher à la vie, C’est la tendresse qui guérit

Quand les Chevaliers du destin auront croisé fer et mains

Pour dompter l’égo mal nourri, C’est le genou qui fléchit

Pour servir les couleurs qui embellissent les cœurs

Depuis le jour jusqu’à la nuit, C’est l’amour qui unit

 

Ne cessera-t-elle jamais de tourner

Cette roue de l’esclavage

Puisque m’est accordé le courage

Tant que je vivrai, je dénoncerai

Les injustices, les sévices, les crimes de guerre

La détérioration de la Terre et les actes à préjudice

 

 

L’arme est une langue qu’un certain pays m’a léguée

Et je jure de l’utiliser jusqu’à exsangue

Pour remettre les pendules à l’heure

À l’heure où tout autour détruit le bonheur

 

Le bonheur de ceux qui n’ont pas de voix

De ceux qui vivent dans la noirceur

Ceux dont la blessure au cœur

Jamais ne se refermera

La flamme de ceux qui vivent dans la rue

Pour des histoires que vous n’avez pas vécues

L’espoir de ces tout petits

Bafoué avant même d’avoir grandis

Le silence de ceux qui pourraient nous instruire

Sur les tenants et les aboutissants du bâtir

 

Déjà se lève un vent de liberté

Qui deviendra notre château fort

Pour y avoir déjà goûté

L’Amour et la Tendresse

Auront raison de tous les torts

 

Je vous embrasse et parce que je vous aime

Je défie les emmerdeurs … et vous dédie ce poème

 

 

  (Trois octobre)

 

 

 

TROP  DANS  L'ÉQUATION

(Verbiage poetic VII)

 

 

 

Dans chaque histoire de cœur

Je fais partie de la question

N’en déplaise aux détraqueurs

Je suis une date de péremption

Courir après du bonheur

Je ferai ça à ma façon

Si ça engendre de la noirceur

Je ferai pâlir l’horizon

 

Certains fantasment par optimisme

Quand je jouis, c’est par-oxysme

À partir de quand le réalisme

Dans les coulisses du fanatisme

 

Laisse-moi être ta Sœur

Devant ces boulets de canon

Pour combler un besoin de chaleur

Suffit de s’en remettre à ses Démons

Peu importe qui est balayeur

Je veux rentrer à la maison

Outre la fibre de l’enchanteur

Je suis de trop dans l’équation

 

Souris si tu reconnais la douleur

Je serai l’autre rédemption

Nous deviendrons libre-penseur

Le jour de la dernière Communion

 

 

 

  (Trente septembre)

 

 

 

QUELQUE  CHOSE  EN  MOI

 

 

 

La passion, l’émotion, bruit infernal au quotidien

La peur du condamné et son démon entre ses mains

Besoin de dénoncer l’incohérence, l’innocence

Frustration, déception dans le silence

Dans ce passé à bout, avant de tendre l’autre joue

Quelque chose en moi se tait, je vais pleurer, je sais

Quelque chose en moi fait mal, comme la blessure primale

Une soif de détester, sans attendre, je vais crier…

 

« Je t’aime… je t’aime… »

Qui me prendra le cœur

Avant de refermer la porte

Avant que Mort ne le déporte

Au bout d’une grande douleur

« Je t’aime… je t’aime… »

Qui le dira entre deux pleurs

Avant que mon âme ne l’emporte

Qui me prendra le cœur

 

La soif de liberté, l’urgence d’aimer et d’être aimée

L’impur de la beauté, précarité des amitiés

Et ce chant d’un blanc cygne, dans l’autre blancheur de la nuit

Une prison indigne à bannir d’une vie

Et toujours ce bleu ciel, l’immensité dans ses yeux

Par dépit, j’en appelle à tous ces Dieux

De vouloir en finir, de m’isoler, tout balayer

Sans comprendre, sans me défendre, je vais crier…

 

« Je t’aime… je t’aime… »

Qui me prendra le cœur

Avant de refermer la porte

Avant que Mort ne le déporte

Au bout d’une grande douleur

« Je t’aime… je t’aime… »

Qui le dira entre deux pleurs

Avant que mon âme ne l’emporte

Qui me prendra le cœur

 

 

  (Vingt-huit septembre)

 

 

 

BELLES  DE  JOUR  ET

DEUX  CHAGRINS

 

 

Elle s’ouvrir, moi pleurer

Et mourir de trop aimer

Elle ne rien dire, tout donner

Moi partir vers l’éternité

Elle faiblir d’être convoitée

Moi pâlir toute ennuitée

Elle dormir, ciel étoilé

Moi finir cœur enflammé

 

Quand l’amour trop étreint

Au détour d’un malin destin

Elle toujours, et moi s’éteint

Belles de jour et deux chagrins

 

Moi faillir, elle déchirée

Plutôt chérir que sauver

Elle sourire, moi dévastée

À conquérir l’intimité

Moi m’alanguir, elle s’oublier

Dans un soupir, une pensée

Moi en revenir d’être éplorée

Elle s’attendrir, c’était l’été

 

Et cette solitude rouge désir

Contre servitude, l’Espoir devenir

 

Quand l’amour trop étreint

Le cœur dans son écrin

La rose fanée à la main

Belles de jour et deux chagrins

 

 

  (Vingt-quatre septembre)

 

 

 

RAP  ET  SLAM

 

 

C’est quand tu restes assis que tu scrappe ton envie

De tes jams de fond d’cour pour devenir un poids lourd

Mais quand tu rap tes nuits et que tu slam ta vie

Dans le blues de tes jours tu rock jusqu’à l’amour

 

Tu as du cœur au ventre malgré ce corps à vendre

Dans tes yeux maquillés y’a encore d’la bonté

Quand c’est pour te défendre t’oublie ton côté tendre

Dans ta main refermée un poing à desserrer

 

Comment rester en vie ? Comment rester en vie ?

Pour nourrir l’étincelle Qui fait la différence

Comment rester en vie ? Comment rester en vie ?

Laisse pas mourir ta belle Dans les bras du silence

Comment rester en vie ? Comment rester en vie ?

Les mots sont essentiels Pour briser l’impuissance

Comment rester en vie ? Comment rester en vie ?

La douleur bien réelle Crois-en mon expérience

 

Si tu veux la jouer dure va jouer dans la nature

Pour enterrer le sort de la loi du plus fort

Avec force tu assures quand faut sauter le mur

Pour tuer les remords te libérer d’la mort

 

Parce que la guerre des sexes donne raison à tes ex

Dis-toi bien qu’à l’avenir tu vas les voir venir

Si tu cherches un prétexte de soigner tes complexes

Condamnée à sourire pour arrêter d’souffrir

 

Comment les rallumer Ces soixante-huit chandelles

Qui t’auraient fait goûter Un dernier septième ciel

 

 (Trente août)

 

 

 

OH  BELLE  AMANTE

 

 

Fêlure dans l’amour Sans aucun détour

Brûlure dans l’âme Attisant la flamme

Froidure du cœur À tuer un bonheur

Brisure de serment Après tout ce temps

 

Cassure d’étoile Faudra baisser la voile

Déchirure à froid Offerte maintes fois

Blessure à ciel ouvert Pour abattre les frontières

Imposture d’une Vie Dans une nuit sans bruit

 

Morsure et déboire Survivre dans le noir

Usure d’un chagrin Et mourir demain

Meurtrissure en bleu Pour oublier mieux

Murmure de silence Et nier la souffrance

 

Aventure, passion Et cette part du Lion

Censure en cavale Sous la voûte astrale

Embrasure historique Dans boîte à musique

Armure détectée Entre deux amitiés

 

Ouverture infinie Pour dépasser l’ennui

Démesure rapaillée Avant d’être censurée

Capture à mains nues D’un soleil ventru

Fermeture à la une D’une hystérie commune

 

Fissure à l’égo Amer-tendre complot

Rupture fatale Absence magistrale

Blessure d’amour Jusqu’au dernier jour

Signature discrète Liaison secrète

 

Charmante tourmente oh Belle Amante

Les mots dérisoires font pleuvoir

Dans tes yeux qui me hantent

Pour avoir succombé à ton art

Je désenchante oh Belle Amante

 

 

 (Neuf août)

 

 

 

TOUTE  LA  NUIT  DEVANT

 

 

Toute la nuit devant MOI

À fermer les yeux devant l’insoutenable

Cette aube qui se lève avant moi

Afin de croire à l’incroyable

Ce jour qui passe à travers moi

En niant l’inévitable

Toute une soirée seule avec moi

Pour nommer l’innommable

Un certain été, bien avant toi et moi

À combler l’insondable

Une année de mauvaise foi

Pour dénigrer l’indésirable

Un siècle à chercher la voie

Face à l’incommensurable

Tout un monde en soi

Pour céder à l’impensable

Une enfance à peine déjà

Pour violer l’impardonnable

Un rêve dans tous ses états

À souffrir l’incomparable

Une soif d’amour en émoi

À tuer l’insatiable

Une fraîcheur dans le débat

À franchir l'inéluctable

Une vie pour survivre à tout ça

Et pleurer l’inconsolable

 

 

Après avoir coupé les ponts à la sagesse

S’entraîner à garder le sourire

Malgré le désir de vouloir en finir

Sur le toit du monde, on a bercé nos détresses

 

À la mémoire de cette source d’ivresse

Réconcilier un passé chargé de souvenirs

Tout ce que je n’ai pas pu découvrir

Me sera rendu avec tendresse

 

Pour ne pas oublier l’ineffable

Le cœur noyé dans son désarroi

Les pieds ancrés au cœur d'une fable

J’ai toute la nuit devant MOI

 

 

 (Vingt-sept juillet)

 

 

 

JOYAU

 

 

À l’aube de toute lumière

Entre béatitude et calvaire

Au cœur même de toute chose

Une flamme à parfum de rose

Pour rallumer le ciel dans ses yeux clairs

Et défendre son corps contre froid d’enfer

 

Dans ce bruit vague de mer

L’immensité se terre

Derrière chaque porte close

En un geste d’apothéose

Réclamer sa douceur légendaire

Pour l’assiéger toute entière

 

Tous ces mots cachés dans un JOYAU plein jour

À dénoncer l’amour d’une verve passionnée

Pour les délivrer d’un cartel morose

Rien ne s’oppose à les calligraphier

 

Oserai-je déclarer la guerre

Contre vents et marées chimères

Pour apaiser quelque névrose

Alléger le poids d’une prose

En ouvrant les portes d’une volière

Pour peupler sinistre cimetière

 

Cette quête n’est achevée que dans un parcours

Sans risque de retour sur chagrin démesuré

Le cœur fermé, la tempête fait pause

Et la main se repose d’avoir tant griffonné

 

 

 (Vingt-trois juillet)

 

 

 

FOUTOIR HUMAIN ...

PENSÉES INTIMES

 

 

 

L’humanité est devenue un foutoir

Une sorte de présentoir à détraqués

Et mon âme au désespoir

Est sur le point d’être inhumée

 

Il existe deux sortes de désaxés

Ceux qui passent à l’acte

Ceux qui ne passent pas à l’acte

Tous les autres ne font qu’emmerder

 

De quel acte est-il question ici ?

Terrorisme, violence conjugale

Viol, drogue, meurtres en série

Torture, et autres jouissances illégales

 

Dites-moi où se trouve le côté obscur de la Vie

Que je marche dans la direction opposée

Pour ne pas sombrer dans la folie

J’ai un genre humain à déserter

 

L’avide m’inspire quand j’aspire au vide

Dans un empire devenu placide

Le vide m’aspire, j’inspire et je valide

Mon entièreté délire d’un air candide

 

Avant la fin de la douzième heure

Une vague de pleurs presque timides

Effleure à peine mes langueurs

À ce stade, ce n’est plus moi qui décide

 

Je recherche les coins sombres

Dès l’apparition d’une ombre

Me retenant de projeter au grand jour

Les fabuleux gestes de l’amour

 

Quand l’illusion déclenche la passion

Le corps devient tellement vulnérable

Et le cœur, tellement perméable

À tous les types d’émotions

 

Qu’à défaut de clamer mon innocence

Pour éviter à l’intimité d’être galvaudée

Et de perdre la raison dans tous les sens

Je dérive à en perdre mon identité

 

Qu’on me tende la main n’est pas ici mon propos

Encore que redevenir Humains ne soit pas de tout repos

J’implore les décideurs, les faiseurs de lois, les justiciers

D’instaurer à tout le moins un semblant d’équité

Si ce n’est l’illusion d’un respect des différences

Avant que ne s’éteignent les nouvelles consciences

 

 

 (Six juillet)

 

 

 

LA  CRUAUTÉ  DE  L'AMOUR

 

 

Entre deux conquêtes, un temps d'arrêt s'impose

Dans le côté obscur des derniers jours

Mais la beauté de la chose

Est dans la cruauté de l’Amour

 

Le charme naturel d’une habitude

L’exaltation de l’infini qui nous entoure

L’ivresse de la passion dans sa plénitude

L’attachement sans borne, sans détour

La dévotion dans la gratitude

L’affection sans attente d’un retour

La fidélité malgré la solitude

L’euphorie de faire la cour

 

Tous ces bruits que l’on dépose

Dans un cœur devenu trop lourd

De sens et de surdoses

Pour que nuit prenne fin à son tour

 

C’est mon histoire que je cultive

Sur les eaux noires du présent

À chaque soir, à chaque dérive

Pour ne pas voir ce qui se répand

 

Aux frontières de l’indifférence

Éviter une coulée de larmes

Tout en gardant mes distances

Pour ne pas briser le charme

 

J’ai su que je n’avais pas ma place

Dès ma plus tendre enfance

Que les sentiments peuvent être de glace

Sous certaines apparences

 

Qu’il faut parfois passer sous silence

Ces malheurs qui ne touchent plus personne

Garder en cage sa souffrance

Et tout ce qui impressionne

 

J’ai cherché ailleurs ce que je portais déjà

En mon for intérieur, l’avant, l’après et l’au-delà

 

 (Trente juin)

 

 

 

TOUT  EST  DANS  L'INSTANT

 

 

Tout est dans l’instant, le hier et le demain

Soleil et lune, joie et peine, l’horaire des trains

Le doute tout comme la certitude

Le machin-truc, et cette habitude

 

Tout est dans l’instant, prendre ta main, ou les deux

Prendre aussi de ce bleu que tu as dans les yeux

Tout est là dans le pourquoi et le comment

Dans l’âme du plus petit, et dans celle du plus grand

 

Tout est dans l’instant, le passé comme le présent

Le bon, le mauvais, et le moyen souvent

L’apparence de bonté comme celle de l’ennui

La croyance d’un paradis, la mort mais aussi la vie

 

Tout est dans l’instant, le bon dieu et son diable

Le temps qui défile à l’amiable

Et l’espoir de te retrouver un jour

De cet espoir qui s’accroche quand se meurt l’amour

 

J’existe pour ne rien faire, ni ne rien défaire

De ce que l’homme a créé, ou inventé

Je suis une âme solitaire et qui erre

Sur la voie lactée, cette autoroute des condamnés

 

Tout est dans l’instant, le vieux et le nouveau

Le grand et le petit bateau qu’on met à l’eau

Pour s’éloigner d’une rive qui ne nous va plus

Et atteindre le pays convoité, épuisé, mais ému

 

Tout est dans l’instant, cette amitié qu’on échange

Ce regard, cette caresse, ce mélange

De rires et de larmes, entre deux verres de vin

Cette détresse d’être qui nous étreint

 

Tout est dans l’instant, prison de verre ou barreaux de fer

Sur cette Terre ou si tu préfères, celle en enfer

Que tu choisis d’habiter en connaissance de cause

Te prive de liberté, et de choses grandioses

 

Tout est dans l’instant, l’ombre et la lumière

La flamme éternelle et ce froid de l’hiver

Dans nos cœurs d’enfants abusés

Depuis la tragédie, tout est à recommencer

 

 (Vingt-huit juin)

 

 

 

MA  FOLIE,  MON  ROMAN

 

 

Quand tu souris, ce n’est jamais longtemps

Quand tu pleures, c’est toujours trop souvent

Entre les deux, tu ravives le printemps

De tes couleurs à faire pâlir le vent

 

Quand tu parles, jamais pour faire savant

Si tu te tais, c’est toujours au présent

Quand les blés envahissent les champs

C’est une course contre le temps

 

Et je t’aimerai jusqu’à cent ans

Je t’aime inspirée du dedans

Je t’aime à perdre haleine ce faisant

C’est toi ma folie, mon roman

 

 

Quand tu aimes, c’est avec ton cœur d’enfant

Si tu grondes, ça ne dure qu’un instant

Pour te suivre, faudra se lever avant

Que les roses ne fanent impunément

 

Quand tu chantes, musique est cerf-volant

Elle nous berce, nous berce doucement

Si tu dors, c’est en chevalier servant

Que tu reviens chez les vivants

 

Et je t’aimerai jusqu’à cent ans

Je t’aime inspirée du dedans

Je t’aime à perdre haleine ce faisant

C’est toi ma folie, mon roman

 

Et je t’aimerai jusqu’à cent ans

À genoux, au pied de l’océan

Pour braver tous les ouragans

Je t’aimerai infiniment

 

 (Vingt-six juin)

 

 

 

DE  PERLE  ET  D'ÉMERAUDE

 

 

 

Je suis de nacre, née d'un coquillage

Rescapé d’un fond de mer turquoise

J’attise la convoitise dans mon sillage

Fais perdre la tête à ceux que je croise

 

Je suis l’eau de vos multiples rivières

Qui roulent depuis toute éternité

Vers cette immensité, la mer

Annonçant d’inexorables chevauchées

 

Je suis de feuilles et d’arbres forêt

Qui prend vie sous les rayons du soleil

Au cœur même de l’Immaculée, aussi vraie

Qu’une sixième ou septième merveille

 

Je suis roche de la montagne nerveuse

Depuis des temps immémoriaux

Qui crache feu et pierres précieuses

Pour créer des paysages nouveaux

 

La perle affronte l’écume

Pour sortir des sentiers battus

L’émeraude s’éloigne de l’enclume

Pour ne pas finir à la rue

 

De l’une et de l’autre

Une complicité s’allume

En une mission d’apôtre

Intimement soudées, je présume

 

Entre perle et émeraude

L’Amour se serait immiscé

Pour vaincre la peur qui rôde

À la vie, à la mort, pour être initiées

 (Onze juin)

 

 

 

SOLLICITUDE

 

 

 Les gens ont de grands amis

Au grand cœur, aux grands maux

Comme du bonheur dans une vie

Quand le bon semble faire défaut

Écoute, écoute ta voix

Dans ton rire, entends cette tristesse

Écoute encore, écoute-toi

Ne dis plus rien, ressens la détresse

 

 

Les gens ont de grands amis

Au grand cœur, aux grands maux

Écoute leur rêve au bord de la nuit

Quand l’air est au plus chaud

Pour passer outre ce désarroi

Tends la main à la tendresse

Tends-lui la main à chaque fois

Qu’elle témoignera de ton ivresse

 

Les gens ont de grands amis

Au grand cœur, aux grands maux

Entends de plus en plus ce bruit

Quand le soleil est au plus haut

Après avoir tenté un autre choix

Fais-toi cette ultime promesse

De réchauffer cet endroit

Avec autant de délicatesse …

 

Que de sollicitude en amont

Dans cette forêt de labeur

Seule dans cette maison

Dans ce lit, dans ce cœur

Seule à perte d’horizon

Ne dis pas oui au malheur

Avant de perdre la raison

Ne dis pas non au bonheur

 (Onze juin)

 

 

 

 

CETTE  NATURE  QUI  M'HABITE

 

 

Tous ces bruits de ville me dépouillent

De mes sens les plus roses

Il n’y a que le chant des grenouilles

Pour calmer mes névroses

 

Sortir de cette ville fripouille

Pour enfin respirer ma dose

D’air pur, éliminer la rouille

Qui m’enferme, me sclérose

 

Cette vie de ville me chatouille

Depuis que j’ai atteint l’âge morose

Des yeux qui pleurent et mouillent

Le cœur et bien d’autre chose

 

C’est dans l’inspiration que je puise

La force de laisser vivre la vie

Mais la force peu à peu s’épuise

À force de respirer l’ennui

 

Alors je sors de cette ville citrouille

Pour que mon mental affecté se repose

Pour éviter bavures et embrouilles

Je crée dans mon âme l’apothéose

 

Gens des villes, craignez l’effet gargouille

Avant qu’elle n’ose la prose

Dans vos cœurs, sur vos dépouilles

Avant qu’elle ne fouille vos psychoses

 

Je n’ai que faire de vos magouilles

Quand l’heure est à la cause

Quand les jours sombres me fouillent

Cette nature qui m’habite s’impose

 

  (Vingt trois mai)

 

 

 

L'ARME  DU  FUTUR

 Manifeste poétique 

 

 

À quoi bon ces guerres légendaires

Sous prétexte de préserver la vie

Quand les vents s’élèvent indécis

Que les arbres s’inclinent jusqu’à terre

Jusqu’à l’extrême limite de la brisure

Pourquoi tant d’éclaboussures

 

Comme devant un Roi, Genou fléchi, tête baissée

Rendant un hommage imposé À la décadence des lois

 

Tu dis que tu n’as rien fait pour y participer

Mais qu’as-tu fait pour l’arrêter ?

Que proposes-tu pour amorcer un changement

Dans les cœurs, ici et maintenant ?

 

 

Parce que c’est à ce niveau Qu’un vent nouveau

Viendra déraciner Nos erreurs du passé

 

Pourquoi pas un geste différent

Pour combattre les injustices humaines

Les contradictions, pour briser les chaînes

Dans une ouverture sans précédent

 

L’arme du futur sera faite de Lumière

Pour éclairer la voie à poursuivre

Sans ambiguïté pour vivre

Sur une terre sans guerre et sans frontière

 

L’arme du futur, il nous la faut maintenant

Avant d’être emportée par un vent

De soumission, et d’esclavage

Avant de tout détruire sur son passage

 

L’arme du futur ne sera pas nucléaire

Sans bavure, surtout pas meurtrière

Je la veux de tendresse dans chaque cour

Pourquoi pas de sagesse et d’amour

  

  (Trois mai)

 

 

 

D'AUTRES  CHATS  À  FOUETTER

  

 

 Personne n’a besoin de toi

Pourquoi t’as besoin de tout le monde

Ça dérange à chaque fois

Que t’ouvre ton cœur à la ronde

Tu tends la main sans espoir

De récolter ta juste part

À part l’illusion d’exister

T’as bien d’autres chats à fouetter

 

C’est pas normal d’avoir si mal, issue fatale

C’est pas banal, plutôt brutal, ce mal cérébral

C’est de la mort latérale

 

Quand tu vis tout nu dans la rue

Que ton passé a trop d’vécu

Tu tends la main sans compromis

Dans l’illusion que t’as une vie

Pour un deux$ de la compassion

Ou un cinq$ de la pitié

À part d’oublier ton nom

T’as bien d’autres chats à fouetter

 

T’as des rêves à réaliser, Des poèmes à écrire

De la musique à composer, Une guitare à faire chanter

Des âmes-sœurs à rencontrer

À déguiser tes délires en créativité

Tout ça pour … apprendre à t’aimer

 

Dans les ruelles au quotidien

Tu cherches ta pitance de pain

T’as égaré ta fierté

Dans des conteneurs tout rouillés

L’hiver tu convoites la chaleur

Même si tu crois pu au bonheur

À part ton histoire à pleurer

T’as bien d’autres chats à fouetter

 

C’est pas normal d’avoir si mal, issue fatale

C’est pas banal, plutôt brutal, ce mal cérébral

C’est de la mort latérale

 

 

  (Seize avril)

 

 

 

LA  FIBRE  DU  BONHEUR

  

 

  Le Bonheur est fait de lin, Fibre d’osmose, de nature, et de vin

Côtelé de velours, Dans volupté après l’amour

 Le Bonheur, c’est du coton, D’une tendresse sans façon

Et pure laine, Au charme d’antan, chaleur sereine

 Le bonheur est de crêpe satinée, Et de maladresse froissée

De dentelle, Quand la beauté se fait légère et belle

 Le bonheur est en lycra, Synthétiquement magnifica

Et de fourrure, Dans les sombres songes du futur

 Le bonheur est de chamois, À nettoyer tous les dégâts

De flanelle, Contre toute froidure surnaturelle

 Le bonheur est mousseline, À corps perdu, sous la pluie fine

Et de percale, Quand les rêves sont en cavale

 

Le bonheur est fait de cuir, Pour qui a la fibre séduire

De cachemire, Dans le temple du rire

 Le bonheur est angora, Sous l’égide du chat

Et d’alpaga, De toison d’or à reliquat

 Pour habiller un cœur de la Fibre du Bonheur

Ça prend une âme-sœur, Un miroir intérieur

 Aucune raison de couper le fil de la passion

Un bonheur d’occasion ferait rougir toute une nation

 

Mais … qu’à cela ne tienne, Bien d’autres voix en conviennent

 Le bonheur est en soie, Subtil, tout en finesse

Habile en caresse, Et fragile quand il va de moi à toi

 

 

 

  (Treize avril)

 

 

 

LAISSE-MOI  T'AIMER

 

 

J’attendais depuis toujours, J’espérais avec amour

Tu es venue mais trop tard, J’ai reconnu ton foulard

Je survivrai à ton absence Quand j’aurai saisis l’essence

D’une vie toute solitude Sertie d’incertitude

 

Pour traverser le pont, Avant qu’il ne s’effondre

Cent fois j’aurai dit ton nom, Cent fois sans me répondre

Tu tourneras le dos à toutes mes avances

Bien avant le grand saut, tout est nuance

 

Avant de te connaître, je t’aimais déjà

Dans l’ombre d’un maître, je pleurais tout bas

Laisse-moi dire je t’aime, laisse mon cœur parler

Avant le saut extrême, laisse-moi t’aimer

 

Laisse-moi aimer Cette tendresse, ce grand bonheur

Une déesse avec des peurs

Laisse-moi aimer Cette caresse pour le cœur

Délicatesse et chaleur

Dans la tristesse et la candeur, Laisse-moi t’aimer

 

Le silence invite au silence, La forêt au recueillement

Je n’ai plus peur de ton absence, En serai guérie ultimement

L’ignorance sème le chaos, Et fait croire l’idylle amoureuse

Comme la musique dans mes os, Une bouée s’y ancre doucereuse

Tout se joue dans ma tête mille fois, Car dans mon cœur, aucune loi

On se bat pour sa vie, on s’ennuie, À chaque saison des pluies

  

Laisse-moi aimer Cette tendresse, ce grand bonheur

Une déesse avec des peurs

Laisse-moi aimer Cette caresse pour le cœur

Délicatesse et chaleur

Dans la tristesse et la candeur, Laisse-moi t’aimer

 

 (Quatre avril)

 

 

 

DANS QUEL ÉTAT EST (SONT)... ?

Verbiage poetic VI

 

 

Dans quel état est (sont) … ?

 

Ton cœur (amoureux ou pas)

Ta conscience (altérée, modifiée, contrôlée)

Ta morale (quelle morale)

Ton moral (déprimée)

Ton courage (de vivre)

Ton intégrité (assoiffée d’intégrité)

Tes amoures (ces femmes trop aimées)

Tes amitiés (y compris la famille)

Tes rêves (abandonnés, réalisés)

Ta réalité (réelle et/ou virtuelle)

Ta vérité (politique)

Ton corps (de retraitée)

Ton désir (de continuer)

Ton besoin (de changer)

 

 

Comment te sens-tu dans un Univers où …

 

L’incompréhension chevauche la stupéfaction

L’ironie détrône la perfidie

L’injustice se vautre dans le vice

L’ivresse engendre la détresse

Le passé ne cesse de hanter

L’histoire raconte une autre histoire

La bêtise maquille l’intelligence

Le crime détrône la justice

Le Blanc matraque le Noir

L’intolérance remplace l’acceptation

La tristesse trompe l’espoir

Le méchant a préséance sur le bon

La vie ne vaut plus rien

La mort emporte faibles et forts

 

Pour ne pas être pulvérisés, ou anéantis

Dans l’acide contemporain de la démocratie

Où se cachent la tendresse et l’amour ?

J’aimerais qu’on s’en parle un de ces jours

  

 (Trois avril)

 

 

 

PERDU  CONTACT  AVEC  MON  CŒUR

 

 

 J’ai fait le tour de ton jardin

Sans avoir assouvi ma faim

N’ai pas voulu aller plus loin

Je reviendrai demain

Par un détour de presque rien

J’ai voulu changer de chemin

Pour te faire la cour ce matin

J’avais perdu ta main

 

J’ai marché, marché pendant des heures

Rattraper le temps perdu en pleurs

À chercher du bonheur dans les fleurs

Perdu contact avec mon cœur

 

Un de mes souvenirs lointains

La vie prend un plaisir malin

À faire souffrir par du chagrin

Quand l’amour s’est éteint

Suis revenue dans ce jardin

Où la douleur avait déteint

Surtout mon regard orphelin

Et j’ai pleuré un brin

 

J’ai marché, marché pendant des heures

Rattraper le temps perdu en pleurs

À chercher du bonheur dans les fleurs

Perdu contact avec mon cœur

 

J’n’aurais pas dû prendre ce train

Et confronter notre destin

Je croyais en avoir besoin

Rien n’est aussi certain

 

 (Vingt deux mars)

 

 

 

PREMIÈRES  NATIONS

 

 

 

 

Pleurez toute la tristesse du monde

Quand vos enfants devenus grands

Seront perdus aux quatre vents

D’avoir été déracinés

Dès leurs plus jeunes années

Éloignés de la maison ronde

 

Pleurez toute la tristesse du monde

Quand dans vos larmes de grands

Folie s’empare de votre cœur

Et dans vos yeux, on voit la peur

Changer vos regards de parents

Pleurez la mort qui vous inonde

 

Vous êtes les Premières Nations

Qui a marché sur cette terre

Qui a dansé autour du feu

Chanté les forêts sapinières

Vous êtes les Premières Nations

À parler avec les Esprits

À honorer les étoiles

À respecter toute vie

Et à remercier la nature

Peu importe la saison

Vous êtes les Premières Nations

Et vous n’êtes pas malheureux

De votre sort, et plus encore

 

Les Blancs ont pris toute la place

Et tuer les laisse de glace

Souvenez-vous de la détresse

Fermez la porte à leurs promesses

Pour ouvrir celle des prisons

Et battre tambour du pardon

 

Vous êtes les Premières Nations

Et l’Amour vous donne raison

 

 (Vingt mars)

 

 

 

PLEURER

(Écrit suite à la lecture du livre "Cheval Indien" de Richard Wagamese)

 

 

J’ai lu, j’ai lu, et j’ai pleuré

J’ai bu du thé et j’ai pleuré

J’ai ri bien fort et j’ai pleuré

Mouché mon nez, et encore pleuré

 

La vieille douleur s’est imposée

Tellement intense que j’en ai pleuré

La boîte de « kleenex » s’est vidée

Parce que trop dévastée

 

À découvrir la vérité, j’en ai pleuré

Sans me retenir, j’ai pleuré

Mes épaules ont sauté

Ma poitrine s’est soulevé

 

Mes yeux d’eau se sont gonflés

La tristesse à fleur de peau hérissée

Depuis que je suis née

J’me peux pu de pleurer

 

Toute seule et terrassée

Par les fantômes du passé

Quand tout est remonté

Pas pu m’en empêcher

 

Les vieilles souillures lavées

Par tant de larmes versées

J’ai encore lu, et j’ai pleuré

Dans cette soirée violacée

 

État d’urgence pour exprimer

Honte, peur, et colère réprimée

J’ai bu du thé, et j’ai pleuré

Jusqu’à l’histoire se terminer

 

Quand le livre s’est refermé

Une paix inattendue s’est installée

 

 

 (Vingt mars)

 

 

 

LES  CAILLOUX  BLEUS

 

 

 Ils étaient deux les cailloux bleus, À ne former qu’un seul cœur

Tombés amoureux, Ils nageaient en plein bonheur

Quand ils sortaient de l’océan, C’était pour dormir sur la plage

Ils avaient bien dix mille ans, Disons qu’ils n’avaient pas d’âge

 

Ils ont fait le voyage, Pour se noyer dans les yeux

D’un amour pas plus sage, Que tous ces dieux trop vieux

Et sur un grain de sable, Sont descendus des cieux

Pour raconter des fables, D’un univers en feu

 

Je les ai pris dans ma main, Les ai mis dans la tienne

Pour que tu te souviennes, Qu’on a le même destin

Qu’on suit le même chemin, Sur un carré de laine

Et ma tête est pleine, D’un immense chagrin

 

Ils étaient deux les cailloux bleus, pour s’éclater en couleurs

Dans ces arcs en cieux, dans ces matins douceur

Puis ils ont quitté la scène, pour se cacher dans les creux

De nos bras fontaines, il pleuvait juste un peu

 

La tête dans les nuages, mourir ne faisait pas partie du jeu

Il a fallu ouvrir la cage, et tout balancer du milieu

J’ai reconnu l’œuvre du diable, dans un enfer silencieux

Rien n’est comparable, aimer, c’est tellement délicieux

 

Je les ai pris dans ma main, Les ai mis dans la tienne

Pour que tu te souviennes, Qu’on a le même destin

Qu’on suit le même chemin, Sur un carré de laine

Et ma tête est pleine, D’un immense chagrin

 

Ils étaient deux les cailloux bleus, à ne former qu’un seul cœur

Rien de plus merveilleux, n’aurait pris telle ampleur

Dans un dernier naufrage, l’instinct de survie voyageur

Passé ce fabuleux orage, la vie les a menés ailleurs

 

 (Quinze mars)

 

 

 

FAIRE  AVEC  OU  SANS

(Verbiage poetic V)

 

 

Faire du bruit sans briser le silence de la terre

Si un cri s’impose, ce sera un cri de guerre

 

Nourrir l’amitié sans compromettre l’intégrité

Accorder sa confiance avec simplicité

 

Être en amour sans écorcher la tendresse

Verser des pleurs quand survient la détresse

 

Écrire l’histoire sans perte de mémoire

Sortir de l’ombre, sortir du noir

 

Vivre sa passion sans manque de respect

Retenir une étreinte avec l’âme en paix

 

Respirer doucement pour diminuer la pression

Exister avec une conscience sans fond

 

Chanter malgré la peur des fausses notes

Faire entendre sa voix sans être jugée sotte

 

Aimer avec amour le fou, l’inconnu

Le différent, le vivant, mais s’aimer sans retenue

 

Mettre au monde une vie sans tristesse

Rêver de création avec allégresse

 

Explorer l’infini sans oublier l’homme bon

Traiter chaque étincelle de vie avec compassion

 

Ne pas se séparer sans d’abord s’émouvoir

Sans cette lueur dans les regards

 

Vivre au présent sans attente, sans avoir

Présumer d’un lendemain rempli d’espoir

 

D’aucuns diront que je suis de mauvaise foi

Avant les reproches, apprenez ceci de moi

 

Ma foi n’est ni bonne, ni mauvaise

Elle est chétive ou obèse, ne vous en déplaise

Elle n’osera rien sans d’abord attiser la braise

Et dévoilera tout avec éclat sur le malaise

 

Si les paroles deviennent provocantes

Et la critique, hargneuse

C’est l’essence même qui est malheureuse

Suite à des réalités méprisantes

 

Surprenez-moi si vous pensez autrement

J’ai un pressant besoin de me faire les dents

Héroïque ou pas, à la mémoire de mes ascendants

Il me tarde de faire avec ou sans

  

 (Dix mars)

 

 

 

SI  ON  S'AIMAIT

 

 

Du bruit semant du bon dans l’aile

Frémir tout du long, t’es si belle

Emboitant ton pas dans celui de l’autre

Pourquoi pas quand le jour se vautre

Dans l’étrangeté d’une absence

Est-ce que pour toi ça fait du sens ?

 

Quand y’a du vent dans les voiles

Un pré visible de si loin si pâle

Que j’en perds mes repères

À rêver d’un bord de mer

 

Parce que j’t’ai dans la peau-ésie

Si on s’aimait, si on s’aimait

Qu’est-ce que ta mère dirait

Si on s’aimait une vie

À partager des nuits durant

Sève et odeurs de printemps

Pour défier l’ironie - Et déifier l’Esprit

Quelle tournure prendrait le vent

Si on s’aimait tout le temps

 

 Pour détourner les haut-le-cœur

J’veux du bonheur à l’infini

Qu’est-ce que t’en dis

Fais-moi signe quand tu diras oui avec des fleurs

De t’espérer avec des pleurs

La patience me l’interdit, j’en ai bien peur

 

Quand y’a d’l’amour sous les étoiles

Entre deux aurores boréales

Que sous ta chaleur fond l’hiver

J’ai la passion aventurière

 

Parce que j’t’ai dans la peau-ésie

Si on s’aimait, si on s’aimait

Qu’est-ce que ta mère dirait

Si on s’aimait une vie

À partager des nuits durant

Sève et odeurs de printemps

Pour défier l’ironie - Et déifier l’Esprit

Quelle tournure prendrait le vent

Si on s’aimait tout le temps

  

 (Vingt six février)

 

 

 

LES  INACHEVÉS  DU  CŒUR

 

 

Instants amorcés qui n’ont mené nulle part

Depuis la tendre enfance jusqu’à ton départ

Et cette main affable de tendresse

Contrainte à raviver de profondes tristesses

 

Les souvenirs sont parfois étrangers

Face à un présent assoiffé de vérité

Cette prof du primaire aux blancs cheveux

Montrait à écrire en mettant de l’éclat dans les yeux

 

De la première flamme d’adolescente

À l’amour dévastateur de toute une vie

Prince ou Héro, béni ou maudit

Trouve l’âme sœur dans une étoile filante

 

Qu’advient-il de ces amitiés

Nouées tout au long d’une carrière

Quand abattre des frontières

Était une priorité ?

 

Où sont passées ces âmes presque sœurs

Rencontrées dans des endroits publics

Avec qui on a ri et pleuré sur nos malheurs

Pour ensuite survivre à une nuit magique ?

 

Depuis l’adulte consentant

Jusqu’à la naissance d’un premier enfant

Le charme de la séduction

S’est mué en gardien de prison

 

Ces inachevés qui ont brisé tant de cœurs

Et déclenché autant d’alarmes

Mille fois ont trahi la candeur

D’une princesse en larmes

 

Les lois de l’Amour ont transformé

Le désir en champ de bataille

Tout fut mis en œuvre pour abandonner

Tendresse humaine dans la grisaille

 

J’aurais voulu que tu sois ce dont j’avais besoin

Une femme blessée à consoler

Un cœur brisé à réparer

Qu’à cela ne tienne, tu restes mon étoile du matin

 

Depuis le serment de la dernière imposture

Parmi les éléments d’une vibrante nature

Je suis blessure; brisure; éraflure

Déchirure; brûlure; sépulture

Un spasme d’amour pur; Une aventure

Une illusion sur un mur; Une chanson d’ouverture

Une identité de couverture; Une clé sans serrure

Une guerrière perdue sans son armure

 

Avec les stigmates de la peine d’amour

Bien ancrés dans les mémoires

L’espoir de retomber un jour

S’amenuise sous les feux du hasard

 

Mais quand Cupidon me désigne pour cible

Je ne doute plus de ma place en ce monde

Tous les rêves en cet instant sont possibles

Tant que la Planète reste bleue et ronde

Et mon cœur, en quête de l’indicible

 

Rien ni personne n’est épargné

Depuis que les dés sont jetés

Dans la cour des mal-aimés, aucune erreur

Parmi ces inachevés du cœur

  

 (Treize février)

 

 

 

ET  C'EST  MOI  QUI  DÉLIRE ?

 

 

 

On a rêvé des rêves

D’une société meilleure

D’égalité entre hommes et femmes

D’une même justice pour tout le monde

De respect entre les communautés

De différences accueillies à bras ouverts

 

On a rêvé des rêves D’enfants désirés et aimés

D’adultes responsables, De politiques transparentes

De lois justes et cohérentes, De santé accessible à tous

 

Voici une réalité éloquente

Celle que nous avons créée

 

Meurtres avec préméditation

Maladies mentales

Crime passionnel

De vols et de viols

Solitude et isolement

Enfants abandonnés

Maltraitance des aînés

Itinérance à outrance

 

Politiques mensongères

Mafia en toute liberté

Culture de la haine

Population bernée

Guerre et torture programmées

Pauvres toujours plus pauvres

Riches toujours plus riches

Peuples affamés et assoiffés

Guerre de religion

Innocents pris en otages

Pour sauver une économie

Rien à voir avec une réalité humaine

 

Un monde en mode souffrir

Une ombre dans ton sourire

Avoir peur jusqu’à frémir

Incapable de dormir

Perdus dans des souvenirs

Difficile de réfléchir

J’aimerais dans un soupir

Être capable de leur dire …

Que vivre à bâtir des empires

Tout ça un jour devra finir

 

La Terre s’apprête à mourir

J’en tremble encore, mais sans faillir

 

Et c’est moi qui délire ?

 

  (Cinq février)

 

 

 

DANS  LE  BRUIT  DU  SILENCE

(verbiage poetic IV)

 

 

Dans le bruit du silence, l’âme en écho

J’ai tout ce qu’il faut, un corps en souffrance

Des nuits révérences, un cœur haut niveau

Des rêves beaux à tuer la déchéance

Dans le bruit du silence, souffle en écho

Les vents à fleur de peau, et l’indifférence

Dans la grande balance, pour garder au chaud

Mes pauvres os, en fin de vie j’avance …

 

Vers la lumière, vers le paradis

Je cherche ta main dans ma nuit

Dans la poussière, et les débris, J’ai faim de vie

 

Dans le bruit du silence, l’amour en écho

Avant le grand saut, toutes les croyances

Et tes absences sont dans mon dos

Avant de sauter à l’eau de la renaissance

Dans le bruit du silence, la voix en écho

Pour changer le tempo de mon enfance

Avec innocence, toutes larmes en solo

Et cet oiseau qui pleure aussi, j’avance …

 

Vers la lumière, vers le paradis

Je cherche ta main dans ma nuit

Dans la poussière, et les débris, J’ai faim de vie

   (Vingt neuf janvier)

 

 

 

MÉDITATION

 

 

 J’ai pris mon temps pour déjouer le drame

Dans les rafales du vent, je fais des gammes

 

Ce monde fait de tout, en lui je me dissous

Pour ne m’accrocher à rien, ce rien sera mon soutien

Un corps flotte dans le vide, pressé de communier

Par un réseau de liens, avide de communiquer

 

Rien ne peut distraire de la concentration

Arrêtées, les guerres et les agressions

Diluées, les peines dans un amour frontière

Consolés, les vivants d’une perte chère

 

Graver dans la chair un instant de tendresse

Épurer sa colère, et atteindre l’ivresse

D’un baiser agrumes sur ses lèvres rivières

Et baiser sur la dune, entre deux hémisphères

 

Flirter avec le mal pour l’en dissuader

De faire encore plus mal, de tout bazarder

Après le règne du désespoir

Qu’aucun ne craigne le saint-pouvoir

 

Un corps flotte, un esprit aussi

Entre deux portes, entre mort et vie

Les factions du passé auront beau emprisonner

Les histoires de fées, les amours, les amitiés

 

Rien ne pourra troubler les profondeurs

D’une conviction née de la peur

Rien ne pourra changer la couleur

D’une méditation amorcée plein cœur

 

J’ai pris du temps pour devenir femme

Dans les rafales du vent,

Je n’ai pas changé de programme

 

  (Vingt et un janvier)

 

 

 

SYMPHONIE  À  LA  LUNE

 

 

La lune s’est immiscée dans le noir

Sa lumière à frôlé le bord du lit

Ce n’est pas tous les soirs

Que ma langue se délie

Sa lueur blafarde a eu raison

De ma triste solitude

Les effluves de la maison

Ont calmé mes inquiétudes

 

Ni triste, ni heureuse

J’écris dans un journal

La somme des heures joyeuses

Des lois tout aussi banales

Le temps s’acharne à courir

Étirant un passé scabreux

La réalité pousse à redéfinir

Un présent aux contrastes ténébreux

 

Pas âme qui vive aux alentours

Pour réchauffer d’un peu d’amour

M’isoler délibérément

Ne fera pas revenir maman

J’aurais ce qu’il faut pour assumer

Les silences et les absences

Les jours, les mois, les années

L’inertie et l’obéissance

 

Cette symphonie qui trouble mon sérieux

Me vient d’une autre vie, sous d’autres cieux

Ne comblant ni besoin, ni même attention

Je n’en attends rien, pas même une illusion

 

Parlons-en de la musique qui d’amblée se joue

De la tendresse éclectique, du baiser, et du câlin doux

Dans les rues de la ville, je fais les cent pas

Rien n’est facile quand le cœur n’y est pas

 

Pour m’éloigner de tout

Je fonce sur les autoroutes

Mettre une distance entre nous

Je fonce l’âme en déroute

Dans les nuits glaciales de l’hiver

J’écoute la lune jouer du piano

Faire vibrer les grandes orgues d’hier

Et pleurer les violons en porte-à-faux

 

Engluée dans un espoir en phase terminale

S’est brisé le miroir dans un libre arbitre fatal

Tant que la peur tiendra en échec ma raison

Il y aura lune dans les hautbois

Et symphonie dans les passions

 

  (Huit janvier)

 

 

 

JUSQU'AUX   ÉTOILES

(J'en viendrai à bout)

 

 

Dans un ciel trop souvent banal

Je t’aime jusqu’aux étoiles

Sur un « tends la main » dur et pur

Combler ce trou dans ton armure

Au milieu de la grande spirale

Je t’aime jusqu’aux étoiles

Pour ce besoin d’amour qui étonne

Tu reçois celui que tu donnes

 

Sans savoir pourquoi, ni comment

Tenir promesse d’une telle envergure

Une effusion de joie se répand

Quand je songe à cette aventure

 

De cette détresse, de ce cœur lourd

Ce passé tristesse, ce peu d’amour

Pour que ça change pour de bon, je ferai tout

Cette ombre dans tes yeux, j’en viendrai à bout

Pour une fois, si tu ouvres les bras

En finir avec ce trou, pour en sortir

Cette rage dans ton cœur, ce dragon fou

Cette éternelle peur, j’en viendrai à bout

 

Sans savoir pourquoi, ni comment

Tenir promesse d’une telle envergure

Une effusion de joie se répand

Quand je songe à cette aventure

 

Si tu ne mets pas de bâtons dans les roues

Je te jure que de tout ça, j’en viendrai à bout

 

  (Premier janvier)

 

 

 

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