ÉCrire  POUR  pARTAGER  DU  BONHEUR

 Francine Larose
Tous droits réservés

On ne peut reproduire aucun extrait de ce site sous quelque forme
ou par quelque procédé que ce soit sans avoir obtenu
au préalable la permission écrite de l'auteure Francine Larose.

 

 

 

 

 

U n trou un nuage (Verbiage poetic XIII)

J'me cherche une vie

Poussière

Nouvelle Lune, Nouvelle Ère

Frontières et murs-murs

Combien de fois... ?

Laisser l'AMOUR aimer

Océan

Tristesse d'Humanité

Ode à la nature

Désertion poétique (Verbiage poetic XII)

Lumière du monde

Écrire pour ...

D'amour ivre (Verbiage poetic XI)

Juste avant ... juste après

Le « Pacte de la faim » (tiré de « Zones grises »)

Symphonie d'étoiles

Les trois flammes

Vides - Intérieur/Extérieur (Verbiage poetic X)

L'histoire d'une empreinte (Verbiage poetic IX)

 

 

 

 

UN  TROU  UN  NUAGE

(Verbiage poetic XIII)

  

 

Demain, la lune était pleine, Comme un trou dans le ciel

Aperçu un cerf dans la plaine, Derrière un désert de sel

Un cerf qui ne sert plus à rien, Autochtone en péril

Encore un cervidé de moins, Dans un programme stérile

Un trou blanc un peu troublant Sous un nuage en patience

Depuis cet arbre tout blanc, Depuis cette autre innocence

 

Un arbre tout en branches, Dehors, un saule pleureur

Comme un pain en tranches, Pour nourrir l’oiseau moqueur

Trop seule à dépendre, D’une dépendance mal aisée

Née pour défendre, Une indépendance méritée

Dans la nuit des temps, Un temps pour chaque chose

D’adultes consentants à parents absents, Naît la métamorphose

 

Sous un Cri de Shaman, S’est réveillé l’Ours mal léché

De sa caverne profane, Sa terreur l’a encore tué

On a levé un siège, Pour prétendre à l’essentiel

Tant qu’à tendre un piège, Faisons-le avec du miel

Je n’ai pas bien compris, La force de la noirceur

Ni l’utilité d’un cri, Lancé pour faire peur

 

En longeant le couloir, De la mort plus que certaine

On sent bien ce désespoir, L’énergie de ta peine

Quand on a crié au loup, Nous étions loin de nous douter

Qu’il fallait aller au bout, De nos larmes tant redoutées

Pour une meute assoiffée, De rêves et d’amour

Le soleil s’est levé, Malgré la nuit des vautours

 

Il est loin le chagrin qui nourrit les cœurs

Depuis ce champs de foin, jusqu’à la roue du bonheur

Pour avoir parcouru, l’humain d’île en île

Ses boulevards, ses rues, avec mains sur ville

Et avoir suivi son parcours, dans les moindres détails

Je me souviens du discours, Je m’en souviens, il était de taille

 

 

  (Premier juillet)

 

 

 

J'ME  CHERCHE  UNE  VIE

 

 

 

J’me cherche une vie

Ça m’donne la chair de poule

Tous ces pleurs, tous ces cris

Comment sortir du moule

Tout est déjà écrit

Perdue dans une foule

J’me cherche une vie

Pour pas virer maboule

 

J’dors pus la nuit

C’est l’instinct qui déboule

Ça fait trop d’bruit

L’univers qui s’écroule

Pourquoi ce s’rait pas lui

Faire l’amour ça défoule

J’me cherche une vie

La tendresse me saoule

 

Et c’est la rage à l’ouvrage, Qui remplace l’espoir

Parce que je broie du noir, Mon cœur devient sauvage

Choisir les bons outils, Pour sortir de ma cage

Respirer les nuages, J’me cherche une vie

 

J’me cherche une vie

Comme le pigeon roucoule

J’ai pas saisi

Quoi faire pour que ça roule

Et ça m’ennuie

Ça m’fout surtout les boules

J’me cherche une vie

Pour éviter la houle

 

J’me cherche une vie

Les yeux dans une cagoule

Face à l’hémorragie

J’ai la haine qui refoule

J’me cherche une vie

À la lueur d’une ampoule

J’me cherche une vie

Pendant que la bière coule

 

 

  (Vingt-sept juin)

 

 

 

POUSSIÈRE

 

 

 

Poussière de nuit, à pâlir la lumière

Entre mort et vie, blêmir de nos guerres

Poussière sous voile, assombrir la beauté

Pluie d’étoiles sur la voie lactée

Poussière d’océan, souillé de plastique

Poussé par le vent, délire pathétique

Poussière de terre, dans la bouche des enfants

Le feu, c’est l’envers de quatre fois vingt ans

 

J’ai un cœur sans âge, et en esclavage

Depuis qu’l’amour se cache dans les nuages (bis)

 

Poussière bonheur, quand je dors avec elle

Noyée de peur, noirceur de ruelle

Poussière de lune, à travers la fenêtre

Paroles de fortune, quand disent les ancêtres

Poussière sous roche, qui mène à l’extrême

Sauter sa coche, et pleurer un « je t’aime »

Poussière des îles de la manigance

Tout pousse la ville à sauver les apparences

 

J’ai un cœur sans âge, et en esclavage

Depuis qu’l’amour se cache dans les nuages (bis)

 

Poussière aux yeux à ne plus voir clair

Avant d’être deux fois perdues en mer

Poussière bleue, drapeau qui agonise

Vieillir joyeux si tu focalises

 

J’ai un cœur sans âge, et en esclavage

Depuis qu’l’amour se cache dans les nuages

J’ai un cœur sans âge, et je m’engage

À répandre l’Amour dans les parages

 

Le cœur en nage, au milieu des orages

C’est poussière d’Amour, avant d’être sage

 

 

  (Quinze juin)

 

 

 

NOUVELLE  LUNE

NOUVELLE  ÈRE

 

 

Trois juin, midi deux, nouvelle ère, nouvelle Lune

C’est l’heure d’oublier les rancunes

Le temps d’une respiration

L’heure est à bannir toute dissension

 

Pour continuer mon histoire, j’ai besoin …

D’un quotidien au bonheur neuf et fini

Que les loups côtoient les brebis

De réveils sur chants d’oiseaux

Et toutes les nuits, mon corps collé à ta peau

 

Pour continuer mon histoire, j’ai besoin …

De savoir les enfants en sécurité

Dans leur foyer ou ailleurs dans la société

Que les monstres quittent les dessous de lits

Et les fonds de garde-robe abasourdis

 

Pour continuer mon histoire, j’ai besoin …

D’une liberté d’agir et de parole

D’une justice comme dans les paraboles

D’un respect à hauteur de toute attente

D’un amour qui frôle l’éblouissante

 

Pour continuer mon histoire, j’ai besoin …

De lapins, d’écureuils, d’animaux de compagnie

Qu’il nous revient de garder en vie

Après tant d’efforts à nous imposer

En cimentant leur garde-manger

 

Pour continuer mon histoire, j’ai besoin …

D’air, de temps, de l’air du temps

De salé dans les océans

De rêve, d’espoir, de silence

Et dans les regards, de transparence

 

Quand l’humain pourra s’asseoir et parler

De Paix, d’Amour et de Félicité

Que les bombes auront été désamorcées

Cette histoire, nous pourrons la raconter …

 

En cueillant du lilas sous ta fenêtre

Après tout ce déploiement d’être

Et pour toute Lumière

Avant l’acte et la manière

Une flamme à la place du cœur

Et dans le ciel de tes yeux

Un parfum délicieux

Sous l’étoile de la candeur

 

 

  (Trois juin)

 

 

 

FRONTIÈRES  ET  MURS-MURS

 

 

Pays pauvres au-delà des murs

Bien au-delà des frontières

Monte en un murmure

Des entrailles de la Terre

Une douleur sous la fourrure

Une plainte commune et fière

Pour la jouer à la dure

Sous les vagues amères

Inonder dans la dorure

Les stigmates de l’après-guerre

Rien pour arrêter les tortures

Pratiquées dans la cour arrière

 

Comment dénoncer la froidure

D’une langue en désarroi

De son histoire portant armure

Poings serrés de sang-froid

Abandonné dans la brûlure

Des textes de lois

Quand le fruit de l’arbre sera mûr

Faudra racler les parois

Rien n’est encore moins sûr

Quand autour, tout s’écroule à la fois

Un pied de nez à la magistrature

Pour qui s’en donne à cœur joie

 

Après deux millions d’éraflures

« Stopper » les contrevenants

Œuvrant sous couverture

Dans des odeurs de printemps

Avant d’atteindre le point de rupture

Pendant qu’on use ses dents

En millions de points de suture

Pas besoin de mettre des gants

Pour soigner les blessures

De millions d’indigents

Qui ne verront pas leur futur

À moins d’un miracle arrogant

 

Sous le manteau de la dictature

L’heure est à dénoncer l’imposture

Rien ne se cache sous la doublure

Quand l’Amour, c’est de l’Amour pur

 

 

  (Seize mai)

 

 

 

COMBIEN  DE  FOIS ... ?

 

 

Combien de fois

J’ai vu la patrie

Couverte de sang

De sang froid

De sans peur

Cent fois j’ai dû remettre

Les pendules à l’heure

À leur grand désespoir

Dans l’espoir

De retrouver une fratrie

Sans reproche

Et sans douleur

 

Combien de fois

J’ai vu la patrie

Dans ses tranchées

Monter à son beffroi

Pour sonner la cloche

De la noirceur

Et se retrancher

Dans l’effroi

Avec ses sœurs

Combien de fois

À recevoir des roches

 

Combien de fois

J’ai senti l’inertie

Prendre sa place

D’heure en heure

Au grand dam

De son sauveur

Et couvrir de glace

Les pleurs d’une décennie

En marge d’un siècle à finir

Où l’espace d’une rumeur

Tout s’enmalheure

Tout veut mourir

 

Combien de fois

J’ai vu la patrie

Charger son fusil d’épaule

Où tirer à bout portant

Sur n’importe quelles gens

Devenait une manie

J’ai bien vu la fratrie

Tirer des conclusions

Hâtives et sans raison

Revenir sur sa décision

D’échanger son fusil

Pour de l’amour après blessure

De l’amour après bavure

J’ai bien vu

 

Combien de fois

Je les ai entendus

Divaguer entre eux

D’une même voix

Reprocher aux vieux

Leurs derniers choix

D’ouvrir le feu

Sur des cibles d’innocence

Sans abri et sans défense

De leurs propres aveux

J’ai tout entendu

 

Combien de fois

J’ai eu envie

De déserter la ville

M’éloigner du débile

Fuir le mensonge

Combien de nuit

J’ai vu en songe

L’horreur qui se déplie

Sous l’aile exercée

De tous nos élus

Et l’œil horrifié

D’une populace révolue

De tout recommencer

J’en ai eu envie

 

Combien de fois

Faudra-t-il compter sur la mort

Pour légitimer nos efforts

Et sortir la tête de l’eau

Pour respirer le chaos

Entre deux lignes de partie

J’ai flairé l’anarchie

Mieux encore

Pressenti l’aurore

Au bord du gouffre

Tous en souffrent

 

Combien de fois

Remplir sa mission

Sauver ce qui reste de bon

Après la pluie, après l’orage

Et les effets d’un carnage

Combien de temps

Avant que tout n’explose

Dans les cœurs des enfants

Dans ce jardin de roses

J’ai tant cherché à dénoncer

Depuis, j’ai renoncé

Combien de temps encore

À subir l’inconfort

 

Combien de fois

Allons-nous taire

Les injustices, les névroses

Et pour garder la vie en vie

Comment changer les choses ?

Combien d’autres lois

À dire quoi et comment faire

Sans que ça change

Quoi que ce soit

Dans mon livre à moi

Il y a tempête qui métamorphose

Et cet ouragan qui impose

Pour quand l’éveil du Soi

 

Combien de fois

Allons-nous dire non

À ce pays qui porte nos noms

Nos échines brisées

Nos rêves galvaudés

Pour ré-inventer le beau

Allons-nous bientôt

Réveiller le héros de service

Le regard au-dessus du précipice

Et dire Oui à l’Amour

Oui, c’est à notre tour

S’il faut compter sur nos doigts

Faisons-le comme il se doit

C’est une alerte au Bonheur

Pour les yeux et les cœurs

Encore combien de fois…

 

 

  (Neuf mai)

 

 

 

LAISSER  L'AMOUR  AIMER

 

 

 

 Il y a confusion dans la fusion

 

Une fois pour toute régler la « médication »

Par la méditation, retrouver l’ère de la chanson

Avec la paix au cœur, l’innocence de l’enfance

Goûter au bonheur, aux fruits de la patience

Rechercher la vérité en toutes choses

Se dévouer pour une bonne cause

Viser l’équilibre dans les émotions

La retenue dans nos passions

 

Il y a confusion dans la fusion

 

Chercher stabilité au quotidien

Sans la routine de chaque matin

Cohérence entre geste et parole

Embrasser toute mission folle

Laisser la pluie pleuvoir

Le chemin marcher dans le soir

Le fleuve couler de source

Le vent venter nos ressources

 

Il y a confusion dans la fusion

 

Laisser la nuit lever le voile

Pour découvrir ses étoiles

Laisser le ciel se bleuter de douceur

Et parfois même s’ennuager de sombreur

Laisser le soleil réchauffer

Sans qu’il oublie d’éclairer

Raviver par les saisons

Nos sens en perte de sensation

 

Il y a confusion dans la fusion

 

Laisser l’espoir espérer

Et la vie accoucher

D’une simplicité légendaire

Allons-nous laisser respirer l’air

Et la tolérance, tolérer

De l’Ange Gardien la Sérénité ?

Dans un univers sans solution

Laisser tranquille la paix du poisson

 

Il y a confusion dans la fusion

 

Pour en finir avec cette sagacité

Laisser l’AMOUR aimer …

 

 

  (Vingt-six avril)

 

 

 

OCÉAN

 

 

 

 Je m’y baigne et m’y noie

Dans sa grandeur, ciel et moi

Dans cet OCÉAN bleu

Y a de ces imbéciles heureux

Je m’y baigne et j’y crois

À mes peurs, à ce froid

À cet amour trop vieux

Pour rallumer le feu

 

De sa grisaille sans soleil

À ses minuits, c’est pareil

À son turquoise sans nuages

Une nuit… cent coquillages

 

On ne parle pas de nos faux pas

On parle peu de nous deux

On ne parle plus, je suis confondue

Tu ne m’aimes plus, alors parle-moi

 

Soupirants de voyage

Comme deux amants en cage

Sur ce bateau intrépide

Que chaque vague invalide

Dans son univers salé

S’est perdu le Sacré

De vie en vie d’esclavage

N’ont pu éviter ce dérapage

 

L’ampleur a tout dévasté

Et les cœurs sont déprimés

Je ne reconnais plus ton visage

Quel malheur, quel naufrage…

 

On ne parle pas de nos faux pas

On parle peu de nous deux

On ne parle plus, je suis confondue

Tu ne m’aimes plus, alors parle-moi

 

 

  (Vingt avril)

 

 

 

TRISTESSE  D'HUMANITÉ

 

 

 

 Quand je pleure à tout rompre, j’aime bien penser

Que je pleure la tristesse de toute l’humanité

Mais, c’est d’abord et avant tout ma douleur

Qui s’exprime à travers les sanglots de la noirceur

 

Aveugle je suis entre les quatre murs de l’ego

Sourde je le suis encore de Ta Voix en écho

J’attends toujours de l’Amour son émergence

Cantonnée que je suis dans ma prison de silence

 

TU habites mon Âme de toute éternité

En m’accueillant dans toute ma fragilité

Je ne sais que fuir ma Grandeur

Pendant que Toi, TU révèles ma Splendeur

 

Je recherche la solitude et la crains tout autant

Parce que trop douloureux de côtoyer mes semblables

Ne pas renier son passé de merde, on fait ça comment

Depuis que je couche avec l’Inconcevable

 

 

Comment colmater une fissure divine

Dans un monde imbu à outrance d’humanité

Volonté, Amour, Patience, de ces trois piliers

Aucun ne semble m’honorer depuis mon origine

 

J’entends battre mon cœur la chamade

À ressasser d’étranges et faux souvenirs

Sans Toi, que vais-je devenir

Entre les griffes de cette croisade

 

TU m’as fait croiser cet Ange de Lumière

Bien en vie, bien en chair

Puis TU m’as fait m’en séparer

Quel est ce destin que TU m’as préparé ?

 

Sans Ta Lumière, je perds mes moyens

Je connais ton Nom mais pas le mien

Voudras-Tu un jour m’en instruire

Que je porte en moi le Vivre et le Mourir

 

Supplantée à la Croix du chemin

Cette mélodie indéfectible du chagrin

 

 

  (Douze avril)

 

 

 

ODE  À  LA  NATURE

 

 

Sa magnificence, Sa beauté-sagesse

Sa beauté-tout-court, Sa faune diversité

Sa flore saisonnière, Ses transparences glaciales

Ses forêts de pins géants, Ses érables à sirop

Ses silences majestueux, Ses couleurs vives et pâleurs

Ses montagnes vertigineuses, Ses ciels bleu-ciel

Ses eaux douces, Et ses turquoises salées

Ses nuits étoilées, Ses lunes enchantées

Ses plaines de l’Ouest, Ses brises printanières

Ses neiges immaculées, Ses vents à bout de souffle

Ses aurores pluvieuses, plein soleil, et boréales

 

Un jour, quand je serai grande

J’oserai porter le poids de sa beauté

Sans chercher à comprendre

Le mystère de sa loyauté

 

Pendant que tout ce qu’elle est se fane à tort

Sous la main de l’homme

Au désespoir en bandoulière

Ce qu’elle sera dépend toujours et encore

De la main de ce même homme

Perdu dans un chagrin de verre de bière

 

Le bonheur, lui, n’a pas de futur

Il se conjugue au présent

À un tel point de rupture

Qu’il voyage en toboggan

 

On le trouve dans les petites choses

Comme dans l’odeur de la rose

Dans ces courts moments de repos

Splendeur d’un instant à propos

 

Il est dans tout ce qui respire

Pour le meilleur et pour le pire

Il est ce qui garde vivant

Légende au soleil lovant

 

Ne soyez pas si frileux

Devant la création des dieux

Tout dans ce parjure

Est une ode à la nature

 

 

  (Vingt-quatre mars)

 

 

 

DÉSERTION  POÉTIQUE

(Verbiage poetic XII)

 

 

Un déserteur a déserté son désert

Depuis hier, il a tant marché

Qu’il en a épuisé ses munitions de prières

 

Un soldat trempe dans le sable

Pour sculpter à tout prix et à son effigie

Ce qu’on lui a appris de la vie

 

Un coureur a couru le cent mètres

Dans sa course il est passé maître

De couvrir cent fois les pas de l’ours

 

Un chasseur a chassé le chevreuil

Camouflé dans des feuilles de cercueil

Il contemple la création et Dieu est né

 

 

Un ministre administre la populace

Avec une main de fer et un doigté

Acquis par la valeur de son égo nain

 

Un pédophile maison file prisonnier

De ses dernières chaussettes d’hiver

Tant il est frileux de condamnation

 

Un étudiant érable joue dans la rue

Ses premières armes de pointes

Tant il est frustré et complètement perdu

 

Une femme déclare inconstitutionnelle

La loi des accommodements raisonnables

Depuis qu’elle ne sait plus taire l’irréparable

 

Un enfant re-joint dans la cour d’école

Ses illusions de chaque matin de l’année

Sauf bien sûr les mois où il fait l’été

 

On a égaré la liste des invités

Au bal des mal-compris et des mal-aimés

Maintenant tout le monde semble normal

 

Ne cherchez pas le lien qui nous unit

Il n’existe que si vous vous impliquez

Dans les rouages d’une société in-finie

 

N’essayez pas non plus de comprendre

De votre cerveau tous les méandres

Qui court-circuitent une pensée intelligente

 

Seul, l’Homme agit en Adulte responsable

Des milliers, il devient ingérable

Dans les rues et dans son pantalon

 

Depuis toujours, les politiques ont mains-mise

Sur tout ce qui peut se rapporter

De près ou de loin à l’argent et à ses dérivés

 

Cessez d’être naïfs quand vous tombez en amour

De quelqu’un qui n’a aucune affinité en retour

Que ce soit avec vos besoins, ou même avec vos désirs

 

Lâchez prise sur l’inévitable destin

Qui vous a vu naître dans les bras d’une mère

Aussi perturbée que vous respirant ce nouvel air

 

Si vous ne prenez conscience maintenant

De vos erreurs et de vos égarements

Bientôt, il ne restera plus rien ni personne à exploiter

 

Et j’aurai perdu le sens du rire et de l’écrire

Dans chaque mal sans cesse accablé de mourir

Et divinement étalé dans les vitrines infernales

 

 

  (Vingt-trois mars)

 

 

 

LUMIÈRE  DU  MONDE

 

 

D’un bout à l’autre de l’île

Lumière sur toute la ville

Omniprésente, toujours extérieure

Nous, nous la voulons à l’intérieur

Pour lever le voile

Pour voir les étoiles

Dans le cœur même des grands

Et dans les jeux des enfants

 

Entre sagesse et fin du monde

Il n’y a qu’un pas à franchir

Une seule chance à mourir

Dans la dignité la plus profonde

De la noblesse dans le geste

De la tendresse dans le regard

Du pur amour dans tout le reste

Allons dormir, il se fait tard

 

Au réveil, faudra reprendre la route

Comme dans un jeu de hasard

Éliminer à la fois le doute

Et cette vilaine peur du noir

Car cet éclat dans tes yeux

C’est le ciel quand il est bleu

Et il est bleu ce ciel

Quand ton rire est de miel

 

À repousser les frontières

Aux limites du supportable

J’évite l’inextricable

Pour mordre la poussière

Parce qu’on aura si peu connu

L’auteure de ces magnifiques vers

Qui hantent à jamais les tourbières

Des plaines écossaises et cossues

 

Pour achever l’œuvre dans la seconde

Et dans ses moindres détours

Il aura fallu toute la lumière du monde

Guidée par de l’espoir et du pur amour

 

Comme ce feu de l’enfer

Jailli de nos profondeurs

Soyons aussi cette lumière

Qui fera disparaître notre noirceur !

 

 

  (Dix-neuf mars)

 

 

 

ÉCRIRE  POUR ...

 

 

Aimer …

Dans la chambre à coucher, une vie à parcourir

Pain d’avoine ou pain de blé pour se nourrir

Après toi, tout a changé, après toi, tout balancé

Dans l’air … pourquoi me taire

Tout est dans le pouvoir d’écrire …

 

Dénoncer …

Les tordus, les mal-baisés, un enfer de désir

Tête d’affiche, tête de turc et tout salir

Après ça, rien de nouveau sous le capot

De l’air … pourquoi s’en faire

Quand t’as le savoir d’écrire …

 

Déranger …

Les décideurs, les parvenus à l’ombre d’un soupir

Le silence au bout des doigts, dans un faux sourire

Après moi, tous ces dégâts, après ça, tout délicat

La terre … tout est à refaire

Une histoire à ré-écrire …

 

Éclairer …

Marchands d’ombre, ou de lumière, partir

Sur les chemins de travers, savoir ne pas revenir

J’aime ça, ce lieu en vert, j’avance à découvert

Dans la misère … tout est éphémère

Quand t’es là pour la décrire …

 

Guérir …

De la maladie du jour, détresse ou amour, s’endormir

Dans les bras d’une fée, la tête sur l’oreiller, et s’assoupir

Au-delà, c’était déjà, loin de toi, tout ce fracas

Dans mes oreilles, c’est pas demain la veille

Un monde à se dire, avant d’écrire …

 

Lâcher-prise …

Sur le sens des manigances, c’est pas ça le pire

Tomber dans la démence, oublier la souffrance, quoi choisir

C’est plus beau entre deux eaux, entre deux toi, tu en es là

Déserter pour respirer, et tout donner

Comme en rêve, des mots pour écrire

 

Pardonner …

Les erreurs du passé, et l’échec d’un avenir

Chargé sur mes épaules, les glaces des pôles, en souvenir

De nos ancêtres, de nos dieux, pour les deux j’ai chargé

Tant de remords, tant de morts comptés à inhumer

Manque de temps pour écrire

 

Provoquer …

Les égos en feu, les sexes en délire, les fou-rires

Quand le mot d’ordre est de fuir avant d’en finir

Avec les petites gens, les faux amants, voilà

Qu’en cherchant du bonheur, tu pleures

Toutes ces années, incapable d’écrire

 

Survivre …

À la fin d’un monde, à une planète qui tombe à mourir

Dans les conteneurs de l’horreur, pour séduire

Une jeunesse en fleurs, dépassée par la peur, tu iras

Répandre ta sagesse, et dans cet état d’ivresse

Pour toujours, et à jamais écrire …

 

Pour … t'exposer au pire

Te compromettre à en défaillir

Te mettre en danger de nuire

C’est tout à ton honneur d’ouvrir

Les vannes de l’écriture

Pour déployer la nature

D'un acte de désinvolture

Envers l'imposture !

 

 

  (Quatorze mars)

 

 

 

D'AMOUR  IVRE

(Verbiage poetic XI)

 

 

Qu’on le dise, ou qu’on l’écrive

Dans le chant de la grive

Il y a cette fureur d’exulter

D’amour ivre pour enfin insister

Sur cette conviction profonde

Qu’il existe autant de mondes

Entre l’amoureuse et sa passion

Qu’entre le nucléaire et sa fusion

 

Ailleurs, sur d’autres rives

On désamorce des ogives

Peut-on espérer éviter

De broyer le verbe « aimer »

À force de faire des rondes

Les militaires se confondent

Être nus dans la confusion

Ou délirer d’insatiables agressions

 

 

Ambiances

 

De vos grâces subtiles, étonnez-moi

Dans mon âme et conscience

D’une main fébrile, surprenez-moi

Par une tendresse immense

 

De vos lanternes d’argile, éclairez-moi

Que mes yeux voient la différence

De vos choix trop faciles, contrariez-moi

Permettez mes doléances

 

De vos poèmes débiles, enchantez-moi

Que le rêve me fasse des avances

Du mal qui rend docile, délivrez-moi

Qu’une âme-sœur vienne à ma défense

 

Sur les bords du Nil, déportez-moi

Que mon cœur pharaonne vos sens

Pour ne pas finir à l’asile, écorchez-moi

De vos griffes acérées d’arrogance

 

De votre voix fragile, bercez-moi

Que je frissonne de la petite enfance

Dans les ruelles de la ville, retrouvez-moi

Pour mettre au monde l’amour …

Mais cette fois, avec élégance !

 

  (Huit mars)

 

 

 

JUSTE  AVANT ... JUSTE  APRÈS

 

 

J’ai cherché l’absolu dans ses yeux

Bleus ils étaient, un ciel d’été

Jamais mon cœur ne fut plus heureux

C’était juste avant qu’il soit broyé

 

J’ai frôlé l’incommensurable

D’un passé fait de matière brute

Différent ô combien mais somme toute semblable

C’était juste avant fatale chute

 

Dans sa voix, de l’étonnement

Assez pour en perdre la raison

Dans sa main, un désespoir sanglant

Juste avant cette lumière à l’horizon

 

Pour tisser cette vivante fibre

Juste avant chaque guerre éclatée

Il aurait fallu qu’elle soit libre

De rester sur Terre ou de la quitter

 

Je l’ai vue prendre en main son destin

Noyer sa peine dans une mer déjà salée

Juste avant de perdre tous ses moyens

J’ai vu de mes yeux vu l’étrange s’animer

 

Juste avant ce joyau déchainé

Confondu espoir avec absurdité

Illusion avec réalité

Et juste après … je me suis effondrée

 

Mais juste avant que l’aurore se soit levée

Sous l’aile d’une lune sombre, à jamais

J’irai danser une musique endiablée

Dans les bras de celle venue juste après !

 

 

  (Vingt-sept février)

 

 

 

LE  « PACTE  DE  LA  FAIM »

 (tiré de « Zones grises »)

 

 

En foi de quoi, je m’engage à balayer à vie

Ces zones dites grises retardant l’évolution

D’une race qui m’est chère en voie d’extinction

J’ai nommé les « Conscients cherchant Paradis »

 

Ceux-là même qui sont croyants d’Amour

De Sagesse, de Bonté, de Compassion

Ceux-là également qui vivent avec passion

À l’heure où l’espoir se meurt à chaque jour

 

Je n’aurai de cesse de chercher le bon pain

Afin de nourrir ceux qui ont une vraie faim

Une vraie soif de compréhension

De ce genre dit « humain » en leur nom

 

De cesse de clamer leur innocence

De ce frère, cette sœur, tous deux acculés

Au banc des accusés de la dernière chance

Prisonniers d’une Justice dénaturée

 

Encore accusés d’avoir baissé les bras

Devant l’immensité des dégâts

Je n’aurai de cesse de prendre parti

Contre toute attente, POUR les démunis

 

Vaillante adepte de vérité de l’esprit

Que la raison n’engendre plus la peur

De l’arbre cachant une forêt d’amis

Au détriment d’un savoir du cœur

 

Pas besoin de ceci pour justifier cela

Après cette faim enfin assouvie

Sans avoir eu à transgresser les lois

Ni livrer bataille pour régler le conflit

 

Pour conclure en toute simplicité

Cet engagement débonnaire

J’assume avec respect parole donnée

Ce chant d’amour que je ne sais plus taire

 

Et de joie nous irons danser

Sous la lumière bleutée

D’une pleine lune en feu

Une étoile filante dans les yeux

 

 

  (Dix-neuf février)

 

 

 

SYMPHONIE  D'ÉTOILES

 

 

 

Ça vient à peine de s’faire

Un refrain pour miséreux

Cette mélodie des sphères

C’est la musique des Dieux

Ça roule à un train d’enfer

Énigme de la compassion

Ça donne rien d’plus d’en faire

Quand tu bousilles ta passion

 

Roule roule vers la lumière

Les secrets sont dévoilés

Roule roule dans l’atmosphère

De tes amoures sacrifiées

C’est pas cool quand tu erres

Dans les couloirs du mal

Reviens les deux pieds sur terre

Sur une symphonie d’étoiles

 

Ça vient à peine d’arriver

Dans des mots qui parlent trop fort

Quand tu cherches à t’accrocher

Du chagrin dans ton décor

Ça déboule sur la portée

Double-croches, blanches et noires

C’est l’histoire de ton passé

Limiter ton territoire

 

Ça vient tout juste d’éclater

Sur une valse de Vienne

Cette guerre des idées

Je sais, c’était pas la tienne

Ça se chante les yeux fermés

Ces éclats de crescendo

T’as le droit de mieux aller

Avant le dernier au dodo

 

C’est fait pour s’échapper

Des bruits de la grande ville

Ces silences tranquilles

Qui te font rêvasser

Avant la dernière tournée

Ça déchire en bémol

Pour ne pas finir folle

Vis ta vie avant de tout rater

 

 

  (Douze février)

 

 

 

LES  TROIS  FLAMMES

 

 

 

De Sagesse : Dans le chaos des sentiments humains

L’heure est à l’harmonie des sexes

Sortir le complot de son contexte

Ne ferait que nuire aux adeptes du chagrin

 

D’Amour : Dans l’ouverture de chaque cœur

 Par la magie des étoiles

Scintillantes sur fond bois de santal

S’infiltre un précieux moment de bonheur

 

De Vérité : Sur l’ardoise des songes

Au-delà d’une nuit d’enfant

Il sera toujours temps

D’éradiquer le mensonge

 

Science de la douleur : Endurer n’a servi qu’à endurcir

Les parois d’une bulle affaiblie

Par une haine assouvie

De mille coups infligés pour mourir

 

Joug de la peur : À faire sauter tout ce qui les dérange

Deux tours se sont écroulés

Sous le poids de l’incrédulité

Ils ont inventé la peur de l’Ange

 

Pouvoir humain : Blancs contre Noirs, esclaves à perpétuité

Jaunes contre Blancs, je veux tout savoir

Suprématie blanche, déclin d’un vieux pouvoir

Comme un vent qui frôlerait la liberté

 

Fais-moi j’t’aime, fais-moi j’t’aime

À chaque instant du jour

Pour tomber en amour

Fais-moi j’t’aime, fais-moi j’t’aime

Pour écrire un poème

À chaque jour de la s’maine... Fais-moi j’t’aime…

 

 

  (Sept février)

 

 

 

VIDES - INTÉRIEUR/EXTÉRIEUR

Vidons-nous le coeur !

(Verbiage poetic X)

 

 

La « Tâche »

 

La « tâche » (ici la « mission ») serait de faire deux fois le vide : à l’intérieur et à l’extérieur. Faire de la place pour ce vide qui ne va et ne vient de nulle part. Faire une place à « ce qui est » à l’intérieur et tout autour, faire de la place au « présent ». Bannir le « temps » qui use tout, fait vieillir, et toujours tue !

 

Éliminer les peurs de « faire » pas bien, pas correct, trop ou trop peu, avec ou sans empathie, avec ou sans « amour ». Éviter de déplaire, de correspondre aux attentes : celles des autres et les siennes. Cesser d’être la « nobody », le « robot » que les autorités en place veulent que tu sois. Perdre le goût de performer pour épater; pour attirer l’attention; pour être aimée ! Perdre tous les goûts et les dégoûts.

 

Effacer l’ardoise des « Je suis… ». Diluer son identité dans le miroir des interdits. Se fondre dans la masse de tous ceux-là qui sont « personnes ». S’égarer sur les grands chemins de la vérité humaine. Suivre la voie de l’itinérance. Se perdre dans le labyrinthe des pensées.

 

Disparaître dans la nature !

 

Épouser le silence des forêts; surmonter les hauteurs de la montagne; s’engouffrer dans les grottes mystérieuses qui naissent dans les profondeurs de la terre; se noyer dans les eaux salées des mers; se laisser porter par les vents du Nord; toucher le ciel avec ses ailes; poursuivre les étoiles filantes. Et surtout, ne pas regarder en bas pour éviter le vertige de la Spirale Universelle.

 

Découvrir la planète de tous les possibles et déménager.

 

Se laisser bercer par la musique des Sylphides ! Se « lover » dans les bras diaphanes d’une inconnue. Souder son corps au sien et divaguer jusqu’à ses yeux bleus ciel sans nuage.

 

Perdre la face au cœur même du mystère de la Vie ! Dériver jusqu’au bout de la noirceur. Fuir le matériel, le pouvoir, le bruit, la violence, la blessure originelle.

 

Fermer les yeux et faire le grand vide. Plonger dans l’infinie sagesse de la Voie Lactée. Savourer l’oubli de tout ce qui attache. Adopter le lien sans se lier. Raconter une histoire sans histoire. Brûler du feu qui ne s’éteint jamais. Devenir cendres du passé, paix du présent, et rêve d’avenir.

 

Confondre la « Flamme Violette » avec sa féminité. Être dans chaque mouvement de l’être immobile. Adapter son intelligence à celle sans faille des sphères célestes.

 

Les mots des maux terrestres

 

Re-devenir l’enfant qui ne joue pas à la guerre. Ranger l’épée de la royauté avec l’armure qui ne protège plus. Peindre les canons en blanc et les perdre dans les neiges de nos hivers. Désamorcer les bombes du futur. Libérer nos semblables de l’esclavage, et donner du pain à ceux qui n’en ont pas … ou pas assez. Reconstruire Hiroshima !

 

Se départir de nos préjugés et partir à la conquête de l’âme-sœur-frère. Dénoncer haut et fort l’intimidation systémique. Bannir le racisme devenu viral chez tous les peuples de la terre. Arracher la fleur de l’hostilité et déclarer l’homophobie inacceptable. Dénigrer la haine et rendre indigeste toute forme de terrorisme.

 

Détecter la détresse avant qu’elle ne se transforme en suicide. Consoler l’incommensurable tristesse qui habite le cœur envahi de solitude. Enrayer toute maladie de toute forme de vie. Démasquer le menteur pour dissoudre le mensonge à tout jamais. Éviter de rejeter ce que nous ne comprenons pas, ni d’abandonner les démunis parce qu’ils sont démunis. Faire face à la mort en héros-héroïne, et ne pas s’identifier à nos peurs.

 

Demain novembre

 

Voici une histoire sans conséquence.

 

Dire qu’on s’est trompé est bien loin de la réalité. Carrément dans le champ serait plus approprié.

 

Pour avoir foulé de leurs géants pieds la terre de nos ancêtres après être arrivés par une Porte des Étoiles, un matin de novembre, des êtres au cœur tendre, et aux yeux plein de bonté ont vécu et évolué pendant des millions d’années sur notre planète bleue. Puis, forcer de quitter la surface suite à des catastrophes de cause naturelle ou non, ils ont laissé des traces de leur passage. Qu’en avons-nous fait ?

 

Depuis des millions d’années que l’homo sapiens se bat et se débat pour évoluer dans ce monde imparfait. Renoncer ne fait pas partie de ses choix de vie. S’il manque de sagesse pour ne pas tout détruire autour de lui, il manque également de discernement entre ce qui lui semble bon et bien pour l’humanité et ce qui engendre destruction et souffrance.

 

Aujourd’hui, le but de l’exercice est la dénonciation. L’autre but est la rébellion. Suivra une révolution.

 

Dragonniers, à vos Dragons !

 

Dé-lyres célestes

 

Dans l’intimité de la nuit, offrir de la tendresse en rafale. Au printemps de la vie, inonder d’amour les chambres nuptiales. Dissoudre les doctrines ensorcelantes dans une vague de pluie salée.

 

Dans les maisons dites closes, ouvrir les portes aux agnostiques. Piégés dans l’absolu, surprendre les sceptiques en colmatant les fuites. Laisser émerger par bourrasque les cyclones de la connaissance. Entre le bien et le mal, faudra bien s’atteler à démasquer les protagonistes du milieu.

 

Pour bien comprendre les divins desseins, revoir en boucle les vies antérieures. Dans un rituel de fin du monde, changer les oripeaux en dentelle et les heures en secondes.

 

À chaque main, porter l’anneau de la réconciliation, et déposer le fardeau du pardon. Tant que le jour naîtra de la nuit, tant que l’espoir sera renouvelé à compter de minuit, les Anges de la destinée garderont fermées les portes de l’Enfer, et ouvertes, celles du Paradis.

 

Que ceux et celles qui ont des yeux voient.

Que ceux et celles qui ont des oreilles entendent.

Que ceux et celles qui ont des mains saisissent.

Que ceux et celles qui ont des jambes marchent.

 

Mais ceux et celles qui ont un cœur, ceux-là sont condamnés à aimer inéluctablement.

 

  (Vingt-sept janvier)

 

 

 

L'HISTOIRE  D'UNE  EMPREINTE

(Verbiage poetic IX)

 

 

 

 

Une empreinte digitale, ça ne ferait pas de mal

Une empreinte carbone, ça, ça change la donne

Quand t’auras fini de farfouiller ton passé

Ce sera encore le temps de tout recommencer

Donner un coup d’épaule à la roue de ton temps

Un coup de mains pour faire grandir les enfants

Un coup de cœur à aimer comme personne

Un grand coup dans une vie qui s’étonne

 

Qui s’étonne de ne pas être à la hauteur

De bâtir plus de malheurs que de bonheur

Qui dérange l’assurance des biens nantis

Qui s’assure d’une révolution réussie

Une empreinte sur scène de crime, c’est fatal

Accusons le régime quand mourir devient banal

Rien n’est prémédité dans l’absolue sagacité

Tout peut s’oublier dans l’étrange réalité

 

Réalité étrange sous la loupe du virtuel

Solution qui dérange un problème existentiel

Passez votre chemin, j’ai déjà donné

À trop tendre une main, on finit par décrocher

 

Décrocher de sa mère, de sa vie, de son cœur

Ballotter au gré du voisin et ses humeurs

Être constamment sur la touche, ça fait pas de sens

Quand le vertige me ramène à l’état de transe

J’ai votre attention quand je suis en souffrance

Rien du tout en d’autres circonstances

Mes dépendances sont mises en demeure

Quand l’être se meurt, dites-le avec des fleurs

 

Des fleurs pour réparer l’irréparable

Des photos pour enjoliver ton cartable

Quand tu sortiras de l’école buissonnière

Tu seras complice d’avoir tué la guerre

 

Et c’est pour ça que ton empreinte fera partie de l’Histoire !

 

  (Treize janvier)

 

 

 

 

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