« La noblesse des ancêtres fait rougir les descendants indignes »


 

S'il est un souvenir doux à évoquer, c'est bien celui des ancêtres, de ceux qui nous ont précédés en nous traçant, au prix de mille sueurs, ce sillon où ils nous ont semé cette foi forte et cet amour de Dieu et de la Patrie qui constitue l'héritage du vrai citoyen Canadien-Français.

 

Nous devons être fiers de nos ancêtres, car ils étaient de ceux qui ont composé cette vaillante petite colonie française qui est venue fertiliser notre beau Canada, autant par ses vertus chrétiennes que par son travail opiniâtre. Ah! oui, marchons sur leurs traces. Soyons comme eux, dévoués à l'Église et à la patrie, portons haut le nom des De Fervac, ne nous contentons pas comme tant d'autres de les admirer mais efforçons-nous de les imiter.

 

Pour moi, il n'y a qu'une chose que je regrette, c'est que cette nombreuse génération n'ait pas donné plus d'ouvriers à la Sainte Église. Espérons que les jeunes générations en qui reposent de si grandes espérances pour l'avenir, fourniront, en même temps que de braves citoyens à la Patrie, de bons prêtres à l'Église et même des saints religieux qui seront comme des protecteurs puissants auprès du Dieu, dispensateur de tous biens, contre les obstacles qui deviennent de plus en plus nombreux de nos jours.

 

En terminant, je veux rendre un témoignage de reconnaissance et de profond attachement à ma bonne grand-mère, Scholastique Telmosse, épouse de Martin De Fervac dit Larose, pour avoir si bien compilé ce travail qui lui a coûté bien des fatigues mais qui constituera et restera un monument à la mémoire de nos vieux parents en même temps qu'il restera un stimulant pour les générations à venir.

 

LUDOVIC LaROSE, o.m.i

 


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