Peinture de Yves

(22 sept. 2008)

 

Auteure du poème :

Francine Larose

Femme Chamane

 

 

Femme pouvoir … fleur de jasmin

Pourquoi ce noir au creux des reins

Sans destinée sans rose au bois

Comment aimer et quand ne pas

Femme savoir … aux yeux pèlerins

Quel est ton droit sur les humains

Femme chamane au cœur de chat

Comment éviter les faux pas

 

J’ai cherché j’ai cherché pendant mille et un mois

Sur terres habitées et déserts trop froids

J’ai cherché, pas trouvé et je cherche encore

Comment rester vivante parmi tous ces morts

 

Femme pouvoir au ventre bleu

Je veux y croire mais qui sont tes dieux

Cette mélopée qui ne chante pas

Comment trouver l’amour en soi

Femme mystère et culte divin

Pour battre le fer sur grands chemins

Femme chamane sans être toi

Comment marcher dans tes pas

 

J’ai cherché… j’ai cherché…

 

Femme déesse seule maître à bord

Grande sagesse venue du Grand Nord

J’ai tant besoin de ta Lumière

Enseigne-moi l’Étoile polaire

Comment naviguer loin encor

Pour arriver à bon port

Comment me blottir dans tes bras

Et avancer de bonne foi

 

J’ai cherché… j’ai cherché…

(27 mars 2010)

 

 

LA SPIRITUALITÉ… ÇA ME CONCERNE ???

 Chacun de nous cherche le bonheur; parfois dans le travail, la famille, les loisirs, parfois dans le pouvoir, la richesse, l’amour, parfois sur des chemins de travers comme l’alcool, la drogue, la violence, etc. Quoi que ce soit que nous prévoyions, disions ou faisions, notre but est toujours le même : assouvir un désir, être content, ressentir quelque chose.

Plusieurs d’entre nous ont extérieurement de bonnes conditions. « Ils ont tout pour être heureux! » entendons-nous souvent. Même quand c’est vrai, l’insatisfaction intime est présente. Pourquoi donc?

Parce que nous sommes faits d’un corps, d’un cœur et d’une tête. C’est notre constitution humaine. Parce qu’en plus nous avons une âme qui est l’ensemble des énergies qui gouvernent notre aspect humain. C’est notre être permanent, celui qui ne meurt pas. Et pour couronner le tout, il y a notre esprit, l’étincelle divine qui habite chaque être.

Le but principal de notre passage sur la terre est de suivre le chemin de notre âme qui veut essentiellement réunir notre partie terrestre et notre partie divine.

Souvent notre âme a des visées différentes de nos souhaits humains. Elle vise plus loin que la satisfaction des désirs, que la sécurité pantouflarde, que des relations superficielles, qu’un égocentrisme généralisé. Elle veut que nous soyons conscient(e)s de nos motivations, de nos intentions réelles, de nos émotions, de nos pensées, de nos façons d’être, de nos actes. Elle nous veut libres, capables de faire des choix pertinents dans le sens de l’amour, dans le sens de justes relations humaines. Elle nous veut serein(e)s et expérimentant vraiment la joie. Elle nous veut unifié(e)s intérieurement et fusionné(e)s au Tout.

 C’est pourquoi, très souvent, nous ne comprenons pas pourquoi telle ou telle chose nous arrive, tel évènement survient. Quoi que ce soit qui se passe, c’est notre âme que essaie de nous ouvrir et de nous faire prendre les bonnes directions

Il va sans dire que je schématise ici à l’extrême. C’est pour nous aider à saisir l’essentiel. Il va sans dire surtout que cela suppose une démarche sincère et constante. L’esprit magique a très peu à voir avec un cheminement spirituel authentique. Ce chemin, aussi exigeant et laborieux soit-il à l’occasion, est très profondément éclairant et satisfaisant.

La situation planétaire est aussi une invitation pressante à l’ouverture de la conscience. Collectivement, il y a urgence puisqu’il s’agit ici de la survie de la planète. Il est donc clair que nous devons prendre une autre direction. Cela passe entre autres par l’écoute réelle de notre âme qui transforme nos façons d’être et d’agir au quotidien. Les conséquences en sont de niveau concret, bien sûr, mais aussi de niveau énergétique dont les influences sont très bénéfiques.

BONNE ROUTE !  

Mireille Colpron

17 février 2008

 

LA SPIRITUALITÉ… ÇA ME CONCERNE ???

(suite)

Dans le précédent article, j’affirme que le but de notre voyage terrestre est celui de l’âme qui veut réunir notre aspect humain et notre aspect divin. Une imagerie bien connue, qui parle du lien de notre âme avec notre aspect humain me revient en mémoire. Cette imagerie compare l’être humain à un carosse. Le cocher représente le mental, les chevaux représentent les émotions, la voiture désigne le corps et le passager l’âme.

C’est une image très parlante à maints égards. Elle montre l’importance de chacune des parties qui constituent notre être. Elle indique aussi que nos parties mentale, émotionnelle ou corporelle, relèvent essentiellement de notre âme. Si chacune de ces parties n’en fait qu’à sa tête, il y a forcément déséquilibre et mal-être.

 En effet, si le cocher, le mental, contrôle tout à partir d’idées préconçues, limitatives et rigides, s’il ne se soumet pas aux visées du passager, de l’âme, qui sont liberté, vérité, ouverture d’esprit et Connaissance, il fait prendre une mauvaise direction à l’ensemble. Pour arriver à bon port, les détours risquent d’être nombreux et de prolonger le voyage.

 Si les chevaux, les émotions, décident d’agir seulement selon leur bon vouloir, de s’emballer à toute occasion, de s’arrêter brusquement, d’aller paître selon leur envie du moment, s’ils choisissent de faire la sourde oreille aux orientations de l’âme qui sont amour, compassion, aspirations à la beauté et au bien, joie, tolérance, simplicité, adaptabilité, le voyage risque à nouveau d’être très compliqué et sans fin.

 Si la voiture elle-même, aidée du cocher et des chevaux, se prend pour le nombril du monde, si toute l’attention doit être tournée vers elle et vers l’entretien de sa beauté, ou à l’inverse si elle est traitée brutalement ou laissée à l’abandon, si elle n’est pas soignée selon les vœux de l’âme qui invite au respect dû à un très bon outil, à un excellent complice pour aller là ou il est besoin d’aller, de nouveau le trajet se fait plus difficilement et plus longuement.

Quand le passager, l’âme, assume la totalité du voyage, la lumière se fait de plus en plus vive, la conscience perçoit de mieux en mieux la réalité, le cœur s’ouvre à l’amour vrai et tout l’être s’abandonne de plus en plus constamment à la VIE. L’humain rejoint le divin et ainsi la mission de l’âme est accomplie.

Mireille Colpron

20 février 2008

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